Quinze jours à Cannes tout est possible ...
Est-ce que je vous ai déjà dit à quel point j'aimais la fin du mois de mai ? C'est là qu'il commence à faire vraiment beau (enfin, pas là, parce qu'on est entrés dans une nouvelle ère glaciaire) qu'on commence à partir à la plage le we, à mettre des robes, se vernir les orteils (je vais avoir un mal fou à choisir le vernis de l'été 2012, c'est affreux), dire "ça y est l'année est finie, je ne l'ai pas vue passer", tirer des plans sur la comète (cet été, on fait quoi?) sortir le transat, dîner dehors et s'adonner à mon activité préférée : le pic nic !
Et puis la fin du mois de mai, c'est Cannes. J'adoooooore Cannes. C'est un des rares trucs qu'on regarde en famille parce que les gnauds veulent voir Nonna à la télé. On ne la voit pas mais ce n'est pas grave, ils savent qu'elle monte toutes les marches en robe longue. Parce qu'en ce moment, Moumouche est à Cannes. Et moi aussi par procuration. En temps normal, j'ai un point info une à deux fois par jour pour savoir comment est untel, qui était à la soirée bidule. Qui est grand ou petit ou boudinné dans son jean. Quel est LE film top top top ? Quel est le film que tout le monde a trouvé top top top mais qui en fait est supra chiant (cette année, c'est le Resnais) ? Quel est le film qui fait pleurer ? Et puis au cours du séjour, les points infos sont plus aléatoires et les comptes rendus plus vagues. Cette édition s'annonçait pleine de promesse : au deuxième jour, Alice, me passant le téléphone me dit "elle a une grosse voix Nonna".
Et puis depuis, plus rien. Que des photos un peu étranges qui m'arrivent... Je dois dire que je suis un peu inquiète, cet aprèm', j'ai reçu ça :
??? Alors il paraît que c'est drôle, parce que ce sont les membres du jury oecuménique, et qu'ils étaient à côté de Brésiliens qui buvaient du mojito. Moumouche qu'est-ce qui t'arrive ? C'est à cause de Patricia (l'autre ab' fab' de la quinzaine) elle t'oblige à boire et tu n'as plus toute ta tête ? Moumouche, je te rappelle que ta mission est de la première importance : je veux ma dose de potins, de paillettes de promenade sur la plage pieds nus au petit matin une flûte à la main. Avec rire de gorge et rimel qui a un peu coulé à cause des émotions, tu saisis coco ? Alors autant te dire que le jury oecuménique, je m'en tape, capito ? Alors au boulot moumouche !
- A part ça 1 : est-ce que je vous ai dit que j'adorais Barbara Carlotti ? Non ? Ben voilà.
- A part ça 2 : je suis la seule à être ravie du temps providentiel spécial boudinée du jean.
- A part ça 3 : puisque c'est Cannes, vous pouvez aller jouer là, j'aime autant le jeu que les com'...
- A part ça 4 : mon blog a eu 7 ans et il faut que je vous dise deux mots... Allez, bonne semaine sous la pluie !
Gras double
Finalement, j'y suis arrivée... A me mettre en maillot de bain. Sur la plage. Avec des gens autour de moi. Minces bronzés et musclés bien évidemment. Et je ne me suis pas évanouie. Non non non. Je n'ai pas demandé aux gnauds (et ils étaient nombreux !) de me creuser un trou dans le sable pour que j'aille m'y cacher. Bref, j'ai été d'un courage inouï ! Personne ne m'a montrée du doigt en hurlant de rire, ni jeté de sable ou ordonné d'aller me rhabiller au plus vite...
C'est que j'ai écouté la voix de la sagesse ! Aaaah, mais noooooon. Ne vous méprennez pas, je n'ai pas perdu le moindre gramme et mon jean me boudine toujours assez pour que je râle le matin (c'est d'ailleurs pour cette raison que je ne porte plus de jean, mais c'est une autre histoire) et que je me lamente régulièrement sur mon sort, passke, tu comprends chuis énoooooooorme...
Non, j'ai écouté mes enfants. Alors, voilà, je vous vois venir, vous vous dites : la pôvre, elle n'est pas du tout lucide, elle croit que ses enfants la trouvent belle alors que tous les enfants, bla bla bla. Mais non. Mes enfants sont des sages. Exemple (je crois à mort à la valeur de l'exemple dans la pédagogie !) :
- moi, lundi, à 7 heures 10 : pt'aaaaaain, j't'avais dit de ne pas laver mon jean, quand il est propre il me serre, du coup ch'suis mal toute la journée avec ce pantalon qui me cisaille le bide
- Alice, assistant à la scène : ben maman, t'as quà mettre ton pantalon de pyjama, ça te serre pas ça au moins...
Attendez, j'en ai un autre, pas mal du tout :
- moi, alors que je cherche autre chose que mon vieux survêt trop chaud pour faire du streching : pt'aaaaaain chier, j'vais pas y aller en collant quand même...
- Alice, un peu de haut quand même : ben t'as qu'à y aller en short !
Mais finalement, tout est question de perspective, et la palme revient à Raphaël que j'ai trouvé un matin très perplexe en regardant ses doigts : tu vois, je ne comprends vraiment pas pourquoi on a du gras au ventre et sur les fesses, alors que les doigts, ça reste toujours tout maigre... Allez, je vous laisse en train de vous imaginer avec une taille de guêpe et un petit doigt plein de cellulite ! En attendant, une dernière petite photo de Berlin.
C'est Napol Jonska, le salon de thé le plus rose de la ville, où l'on sert ... des gâteaux à se damner... Ah Ah Ah !
Orgie
Je vous rassure tout de suite, n'étant personnellement pas vraiment portée sur le bière, ni super fan de curry wurst, il sera juste question de l'orgie de musée (je réserve une mention spéciale pour les cafés et salons de thé...). C'est indécent le nombre de musée qu'il y a dans cette ville ! Et le nombre de lieux, de galeries, de... tout. Comme disait ma vieille prof Janine "on s'en est fourré jusque là" (en plus, elle faisait les gestes qui allaient avec) un vrai piège à prof d'histoire...
Mon prèf de prèf ? Bon j'annonce la couleur tout de suite, c'est méga classique ! J'ai beaucoup aimé, que dis-je, j'ai adoré la Gemälde galerie. C'est le musée qui rassemble une collection de peinture classique (du 13ème au 18ème siècle) absolument dingue. De temps en temps, je me dis que j'ai vraiment une chance insolente. Il y a trois semaines, je batifollais entre Boticelli et Masacio à Florence, et bien là, j'ai vu le côté obscur la version "nordiste" de la chose. Un musée idéal. Petit luxe supplémentaire, nous avons pu visiter ce musée sans personne pour venir nous distraire, ou presque. Je pense qu'on vient plus à Berlin pour l'art contemporain ... Et moi, ça me va très bien. Un méga coup de coeur (en plus de Rubens et Rembrandt, qui, à mon avis sont plus mis en valeur à Londres et Amsterdam) pour la Male Babe de Franz Hals. Je la colle direct dans mon musée imaginaire (ben quoi ? vous n'avez pas de musée imaginaire vous ? Moi je suis virtuellement propriétaire de plein de tableaux !).

IL y a eu le musée juif, visité dans de mauvaises conditions (trop de scolaires, eurk, très bruyants, très mal élevés, très pas à leur place, et moi, très très très choquée que personne ne leur demande de se taire, passons...) IL y a eu le pergamon museum (là encore très très très visité, j'ai passé mon tour et suis allée prendre l'air...). Et puis, comme j'aime bien les expériences nouvelles, on est allés à la Hamburger Banhof. On a commencé soft, classique. Avec Andy Warhol. Puis on a enchaîné avec quelques installations et la diffusion en boucle d'une séquence des parapluies de Cherbourg ("j'ai peur qu'elle soit atteinte de neurasthéniiiiiihiheuuuuu"). Et puis le faux pas. J'ai voulu aller plus loin. J'ai présumé de mes capacités. Et il Pofressore a dû me sortir manu militari parce que je me tenais très mal et que je riais comme une tordue en face d'une vidéo. Bon, mon cas est désespéré, je ne suis pas encore mûre. Mais quoi ? Vous arrivez à rester sérieux face à un mec qui se filme en train de lécher des oreilles d'un lapin, alors qu'il s'est peint la gueule avec de la peinture argentée ??? En fait, ce que vous ne voyez pas, c'est que même une semaine plus tard, je ne peux toujours pas le raconter sans être prise de spasmes. Rien qu'en l'écrivant, j'ai la vision du type qui poursuit le lapin à 4 pattes... Muhahahahahaaaaa (rire dément) Bon, je vais me calmer et je vous raconte la suite !
Nach Berlin !
Pendant longtemps, l'Allemagne, en gros, c'était : non négociable avec les parents; ennui mortel au collège; séjour sans fin pendant le mois de juillet le plus froid de l'histoire à Hanovre, où la famille de ma tante devait réussir là où l'éducation nationale avait échoué (ils ont échoué à leur tour, malgré leur gentillesse et leur bonne volonté); ennui double mortel au lycée; suicide au vomi+humiliations en khâgne;hourra le jour où j'ai pu arrêter (sans doute ai-je fêté ça ...)
Faut dire que je trouvais ça nul depuis que j'étais toute gnaude. En Italie où je passais mes vacances, les Allemands, c'étaient les beaufs complets. Les cousins de ma mère, qui tenaient un magasin de fringues, nous montraient chaque année leur rayons de maillots de bains spécial Allemands. Et moi, du haut de mes huit ans je me marrais déjà.
Bref, je crois que le peu de rebellitude que j'avais entre 12 et 18 ans s'est uniquement focalisé sur l'Allemand, sur le ich que je n'ai jamais prononcé correctement sans rigoler, sur le der die das. Pourtant j'étais super conciliante : la flûte, le conservatoire, la première S, le tennis, le théâtre, la jupe plissée et les start right cirées, se tenir droite si vous voulez, mais PAS l'ALLEMAND (bordel de merde).
J'ai commencé à regretter de looongues années plus tard quand, en accompagnant un voyage scolaires, je n'ai pas pu sortir un traitre mot. L'air con, mais l'air con. Mais très bon souvenir, on était à Dortmund, chez Rudi, et on avait passé une semaine au poil. On avait visité Cologne, l'usine je sais pas quoi, une ancienne mine, c'est des bêtes côté organisation de voyage... Les collègues allemandes m'avaient même traînée dans un cours de step que je n'ai pas pu suivre en entier, parce que je riais trop. En même temps je vous mets au défi de suivre un cours de step en Allemand !
Et puis je me suis mise à porter des Birkenstock. Je suis sûre que ça a été un pas essentiel dans ma démarche. Il a fallu encore quelques années, parce qu'il n'y a de bonnes vacances qu'en Italie, et puis on a franchi le pas.
On est partis à Berlin !
Vous pouvez pas savoir c'que c'était chouette ...
Debooout, les damnés de la teeeeerre...
Je ne suis pas tout à fait sûre, mais je crois bien que je n'étais jamais allée "au muguet" comme on dit chez mes beaux parents. Ben oui, en temps normal ça s'achète à la sortie de la boulangerie, non ? Il aura donc fallu attendre ce printemps et des températures providentielles dans l'est (27° enregistrés à Faverney ... Oïe !) pour partir à la chasse dans les bois près du chemin de Maze . P'taaaaain, je suis en train de donner LE spot muguet de la muerte Parce que tout le monde croit que c'est dans le bois de Provenchère qu'il est mur plus tôt, alors que ma foi non, c'est dans le bois de Maze qu'il est mieux. J'ai l'air de délirer comme ça, mais pas du tout. Passer des vacances à Faverney change radicalement votre rapport aux choses. Passée la côte de la Goulotte, on entre direct dans une autre dimension. Mais c'est une autre histoire ! On a donc rapporté un beau bouquet... qu'on a oublié en repartant chez nous.
Faut dire qu'on avait -comme d'hab'- le coffre plein plein plein : des biscuits de montbozon (le dessert des rois et le roi des desserts, recette authentique de Louis XVI) du comté, de cancoillotte, de la bière (aus Berlin), un porte-manteaux (Berlin itou), les gnauds, du vin, des bouquins, plein de bons souvenirs et des photos que je ne manquerai pas de distiller !
Bon premier mai à tous les travailleurs, vrais ou faux !
Gargouillou.
S'il y a bien un film qui m'a plu ces derniers temps, c'est "Entre les Bras". Pensez donc : Aveyron, cuisine, amour entre un père et son fils, c'est irrésistible ! Déroutant aussi, parce que c'est pas très bavard comme film. Un peu des taiseux les gars. Franchement habités. Et c'est bien la première fois qu'un film me donne envie d'aller courir sous la neige. Mais c'est vraiment bien. Bon, le seul problème, c'est qu'en sortant, on a grave les crocs de sa race. Et qu'il faut -une fois encore -résister à l'envie de sauter dans la voiture en direction de l'Aubrac... Reste qu'on peut encore s'amuser dans sa cuisine après !
Des bébés fèves (chiant à éplucher, mais j'adooore) des asperges, un mesclun un peu croquant et des petites graines avec la super huile d'olive de moumouche... Je suis sûre que ça va faire venir le soleil tout ça. Ou au moins me mettre de bonne humeur. Parce qu'avec ce temps d'hiver nucléaire, je suis assez cruche pour aller voir "la terre outragée"(oui, c'est les vacances, donc cure de ciné). Très chouette, mais pas léger léger. Allez savoir pourquoi, je n'étais pas tranquille quand il s'est mis à me pleuvoir dessus en sortant.
L'Aubrac je vous dis. Pas sûre qu'il y fasse moins froid remarquez...
Chpeux pas j'ai froid
Hier soir, je suis allée au ciné. Voir des adieux à la reine. J'ai beaucoup beaucoup aimé. Versailles, la lumière, les bougies, les taffettas et les broderies, le chaos... Je crois que c'est aussi grâce à la première scène : Léa seydoux est réveillée par la pendule, elle est "emmélée" dans ses draps, son bras la gratte, elle le regarde, elle a été piquée par des moustiques... Pendant quelques secondes, j'ai eu l'impression d'avoir chaud !
Je ne sais pas ce que je donnerais pour me réveiller en me disant "Oh, on crève déjà ça va être l'horreur". Avoir envie de prendre une douche froide (mais quand il fait chaud à Bordeaux, l'eau n'est jamais froide!). Mettre une jupe et sentir le soleil me brûler l'arrière des mollets quand je marche. Non ! Mettre ma robe, celle avec l'épaule qui tombe. Et puis du vernis à ongle sur les doigts de mains et de pieds. Des lunettes de soleil...
Moralité, je suis cloîtrée avec les gnauds (que ça ne dérange pas DU TOUT). Et je couds des robes pour Alice. J'en suis à la quatrième. Et une jupette pour Camille. Et puis un haut sans manches (Roma de c'est dimanche, un délice ce petit haut)... Et puis comme Raphaël veut apprendre à faire du crochet, je vais certainement me lancer dans une robe granny, hein, on ne va pas s'arrêter en si bon chemin.
Et puis cet aprèm', si le déluge s'arrête, on ira sans doute voir Zarafa, je suis sûre que ça va me réchauffer un peu plus.

4 avril, grappa au café Hemingway à Florence, ça aussi ça réchauffe !
Allez, dès que j'aurai fini de décongeler, je vous raconte : pourquoi j'aime les voyages scolaires, que ça m'a manqué de ne pas venir faire de petit tour par ici, que quelques fois je me prends pour Michel Bras, comment l'huile essentielle de menthe est en train de changer ma vie (celle de romarin à verbénone aussi), à quel point je suis impatiente de partir à Berlin...
deux de tens'
En plus d'être extrêmement intelligent, beau comme Gilbert Melki, irrésistiblement drôle , il Professore, cet astre, a, en plus de toutes ces qualités, de très bonnes idées, comme celles de m'emmener de force chez le toubib, car il SAIT que je suis hypotendue (donc chiante, super migraineuse et que je tourne de l'oeil pour un rien). Laquelle toubib m'a sommée de rester allongée pendant deux jours. Passé le court moment où j'ai failli dire "Eh ça va pas la tête, Chuis pas une fiotte, en plus, j'ai contrôle avec les 5° et je ne les ai pas prévenus", j'ai obtempéré.
Je glande donc sévère. Mais méchant hein. Bon, ce qui est chiant en étant malade, c'est que tu profites pas à mort de la glande. Parce que t'es meulade (gerbe, vertige, ennui mortel). Alors tu oublies les "ouèèèèèè, j'vais faire plein de trucs". Tu peux pas. Restent quelques options :
- passer en boucle le dernier Lee Fields. Sooooooo good (je n'avais pas encore dit que Lee Fields c'est bon contre l'hypotension...)
- lire (la route de tous les dangers, et comme y'a un peu de suspens, c'est bon conte l'hypotension)
- rester sur la chaise longue dehors parce qu'il fait beau et doux
- vous montrer mon derner gilet préféré, j'ai nommé Wallnuss... ça y est, je crois bien que j'ai trouvé le modèle que je tricoterai un jour dans un fil outrageusement cher et moëlleux...
Tricoté en majorque de fonty (super fil coton et lin conseillé judicieusement par la mercière)
Le montage est super original , et les finitions sont extra (vous avez vu le double pleated edge ? cet gracieux double bourrelet qui orne l'encolure, les poignets et le bas... j'adore) Il va avec tout, c'est le compagnon du printemps, mais je sens que je m'égare...
Quoi ? Vous vouliez une photo entière ? J'ai bien essayé, mais...

Je vous rassure, elle n'a pas tout le temps cette tête de noeud, elle voulait juste montrer comme elle louchait bien !
Sur ce, je retourne à ma chaise longue, Ciao bye !
Des fourmis dans les aiguilles...
Tout ce soleil ça me rend dingue ! Et les bordelais aussi, ça y est, j'ai vu les premiers bouts de mollets blancs, les premiers orteils blancs, les premières lunettes de soleil, c'est parti ! Bon, Moumouche arrive vendredi donc il va se mettre à faire mauvais... Quoi ? Vous ne savez pas ? C'est pourtant un fait scientifique avéré, quand ma mère vient, il fait toujours moche. Comme ça on peut aller 3 fois au cinéma dans le we. J'exagère à peine.
Je sais pas vous mais moi, le soleil me donne toujours envie de coudre. OK, j'aime bien tricoter mon gros pull d'hiver par quarante degrés à l'ombre, mais là, je parle de la grosse envie de coudre un truc frais pour le printemps. Je suis sûre que vous saisissez la nuance. Et puis je fais une fixette sur les carreaux. Et sur les robes à empiècements.
J'aurais presque pu en faire une troisième, mais j'ai dû retourner à l'école. Celle du dessous, elle est pour moi. C'est la robe à empiècement tirée de coton, lin et liberty sur laquelle j'avais craqué en la voyant chez the sewer cat. Très sympa comme modèle, pas trop parachute pour du astrid le provost. J'hésite à la racourcir en tunique. Chsais pas encore.

Misère, c'était les derniers de cette série de boutons hérités de ma belle mère... Soupir.
Celle du dessus est la première de ce printemps pour Alice, tiré du très chouette... Ach, hénaurme flemme d'aller chercher le livre. C'est en Français, plein de jolies choses qui s'arrêtent très malheureusement au 6 ans. Et c'est trop chou.
Bon, à part ça, hier, c'était sortie archéo avec les sixièmes. Il a fait beau et chaud. Personne n'a vomi dans le bus. Ils ont tous frappé leurs monnaies gallo-romaines. On a mangé des macumbas. C'est un peu comme des schocks de pauvres (le ratio gauffrette/chocolat est en très nette faveur de la gauffrette). Il y avait quatre pigeons morts derrière les préfas (couinements de hyène de Brenda). La guide parlait comme Brigitte Fontaine. Mais les élèves n'ont RIEN remarqué. Par contre pour moi ça a été très très dur. D'ailleurs je sens le fou rire que je n'ai pas pu avoir remonter. Muahahahahah. Je vous laisse les biquets, je pleure toute seule de rire, en repensant à ce grand moment où la guide à demandé -avec la voix de Brigitte Fontaine- à Brenda "as tu apporté les offrandes à la divinité ?" ... A vous les studios !
Le billet le plus long
J'adooooore ces questionnaires qui circulent, je me demande toujours d'où ça a bien pu partir, vous savez, comme ces chaines de l'amitié qui nous promettent une malédiction sur 12 générations si on n'y répond pas. Allons-y !
- Vous devez poster les règles du jeu sur votre blog.
- Chaque personne doit écrire 11 choses à propos d’elle-même sur son blog.
- Répondre aux 11 questions puis en créer 11 nouvelles.
- Vous devez choisir 11 personnes et mettre un lien de leur blog sur votre post.
- Rendez-vous sur leur blog afin de leur dire qu'elles ont été taguées.
- Ne faire aucun tag sans les prévenir.
Onze choses sur moi... qu'est-ce que j'ai bien pu oublier de dire en 7 ans (ouais, 7 ans les petits biquets...) ? :
1- hier, je me suis déchaussée dans l'herbe au jardin public. Divin, c'était divin...
2- je suis une prof heu-reuse (et ça me fait penser que je ne vous ai pas raconté le voyage à Paris).
3 - cette année j'ai 40 ans. On va faire une de ces fêtes les amis !
4 - je n'ai plus, mais plus du tout, de complexes d'infériorité. C'est su-per reposant.
5 - des fois, je ne sais pas pourquoi, je déborde de joie. C'est super cake comme expression, mais c'est la seule qui me vient...
6 - je déteste, mais alors je déteste le verbe gérer. Genre "elle gère ça super bien", ou pire "tu gères ?"... eurk.
7 - ça fait des mois que je n'ai pas fait de musique, et ça me manque.
8 - j'ai acheté des oranges amères pour faire de la confiture (je vous ai dit que j'adore faire des confitures ? C'est mon côté écureuil).
9 - j'ai très envie de faire des travaux dans ma maison.
10 - en avril, je pars à Berlin. Yeeeeeehaaaaaa !
11 - je trouve que mes enfants ne me ressemblent pas du tout.
Ca, c'est fait. Maintenant on attaque les deux fois 11 questions de couac et de gélinotte :
Les onze questions de Couac :
* Que faites-vous quand vous avez une heure à tuer ?
Ben, je sors mon tricot, quelle question... Quoi que, je deviens contemplative avec l'âge, et je peux aussi ne RIEN faire...
* Comment vous êtes-vous retrouvé à vivre là où vous vivez ?
J'ai suivi un homme ! Ca, c'est pour la ville. Pour la maison, c'est grâce à Nathalie...
* Au volant de quelle voiture vous imaginez-vous le mieux ?
Sans la moindre hésitation, une Peugeot 504 break vert métallisé avec les sièges oranges.
* Quel est l'habit qu'à chaque fois que vous le mettez vous vous haïssez de l'avoir mis, et pourquoi ?
Pas grand chose à vrai dire... Ah, si, les débardeurs en ville.
* Pouvez-vous dormir dans un lit pas bordé aux pieds, pouvez-vous dormir la fenêtre pas ouverte, et sans volets ni rideaux ?
Pas bordé aux pieds, j'aime pas trop trop l'idée. Parce que les monstres peuvent venir me grignotter les orteils. Pour le reste...
* Quelle est la plus belle partie de votre corps, selon vous, et pourquoi ?
J'ai un très beau mollet gauche.
* Etes-vous plutôt "plein de chaussures pas chères" ou "une seule paire mais très chère" ?
J'aimerais bien "une seule paire très chère", mais je suis faible. Je résiste très difficilement aux paires des chaussures.
* A quel moment avez-vous pensé qu'un téléphone portable vous serait utile ? Pourquoi ?
Quand j'ai crevé un pneu au fin fond des Cévennes alors que Jérôme était loin, et que j'avais besoin d'entendre une voix amie.
* Avez-vous souvent la fève ?
Bof.
* Quels sont les prénoms de vos grands-pères et grands-mères ?
Marguerite et Roger, Palma et Pierre.
* Buvez-vous de l'eau du robinet ou de l'eau en bouteille ?
Du robinet.
Les onze questions de Gélinotte
- position préférée pour dormir
Sur le dos, les mains sur le ventre. Très frère Tuck.
- dernier film vu au ciné
Tous au Larzac. Top top top. Le genre de film qui me fait déborder de joie.
- animal domestique ou pas ?
Des poissons ridicules. Un coup de pute des gnauds.
- maison ou appart ?
Maison. Immense.
- prochaine destination vacances
Nach Berlin ! Pour cet été, j'ai encore envie d'aller en Aveyron. C'est pathétique.
- dernière fringue achetée
Un jean pour Camille. J'ai fait le pari débile de ne pas acheter de fringues cette année.
- résolution 2012
Ne pas acheter de fringues cette année. Jusque là tout va bien. (note pour celles qui se sont évanouies : les chaussures ne font pas partie du pari)
- dernière expo vue
Sempé à l'hôtel de ville de Paris.
- fromage ou dessert ?
Les deux. A votre avis, pourquoi on m'appelle frère Tuck ?
- mer ou montagne ?
Les deux itou. Mais pas la montagne montagne. J'aime la montagne... douce : l'Auvergne, les Vosges.
- un message personnel pour quelqu'un ?
Personne ne lit plus depuis longtemps... Ou alors, si, Agnès, tu viens à Vesoul à Pâques, qu'on prenne la photo sur les escaliers ?
Onze nouvelles questions
A quel objet tenez vous le plus ?
Vous êtes plus couture ou tricot ?
Quel est le tic de langage qui vous agace ? (moi c'est "tu gères")
Quel est le détail qui empéchera définitvement quelqu'un de devenir votre ami ?
Quel est le vêtement à la mode en ce moment que vous trouvez immooooooonde ?
Pourquoi bloguez vous ?
Enfant, vous faisiez quoi comme sport ?
Si vous pouviez aller quelque part tout de suite maintenant ?
Avez vous déjà été affreusement triste ?
Est-ce que vous préparez les vêtements que vous allez mettre le lendemain ?
Qu'est-ce qui vous fait rire à chaque fois ?

Hé, les FredD, ça vous dit ?
Ah, on me dit que FreD y a déjà répondu et que fred est multitaguée, je passe donc la parole à Barbara et à Virginie. Please.


















