elle est toujours un peu à l'ouest

20 septembre 2014

Les vieux pots

En 2014, continuer à avoir un blog, c'est quasi vintage ! Il ne se passe pas grand chose par là, mais je n'imagine pas une seconde fermer cette page. Alors quand Angeline me tague (jamais su comment il fallait écrire ça...) je réponds présente !Let's go !

1 - Est-ce-que ça t'arrive de porter des chaussettes trouées et de te dire que tu t'en fous parce que personne n'est au courant ? Si oui, tu troues tes chaussettes plutôt au niveau du pouce ou du talon (ou ailleurs !) ?
Je ne porte JA-MAIS de chaussettes trouées enfin ! J'aurais trop peur que Moumouche soit au courant ! Et puis je voue un véritable culte aux chaussettes. Y'en a c'est la lingerie, moi ce sont les chaussettes. Que -pour répondre à la question- je troue uniquement au gros orteil droit. Et toc !

2 - Quels sont tes prénoms, les deux ou trois ? En es-tu contente ? Pourquoi tu t'appelles comme tu t'appelles ?
Catherine Elisabeth Noël. Catherine (ah non pas Cathy, Cath ou Cathou, je déteste les diminutifs) c'est parce que, pour me porter chance, mon père m'a donné le prénom d'une camarade de classe polonaise super méga intelligente qui avait des bonnes notes à l'école. Bon... en fait je m'en fous un peu. Elisabeth comme ma marraine la fée chérie... qui porte le même prénom que ma mère. Alllllôôô Sigmund ? Mon troisième prénom est celui que je préfère : Noël. Comme la fête. Sans "lle" à la fin. Parce que je suis née le 25 décembre.

3 - Raconte-nous un détail précis de ton rêve de vie pour le futur ?
Je n'ai aucun, je dis bien, aucun rêve de vie futur. Oui bien si : je rêve d'avoir des surprises. Et d'être très très heureuse. Bon ce n'est pas très précis, alors disons que je ne suis plus prise de tremblements quand j'entends le mot déménagement. Jérôme, si tu lis ces lignes ...

4 - Elle est comment ta culotte pref' de pref' ?
Ah, elle est magnifique ! On dirait la culotte de Rita Hayworth : bien haute en satin jaune avec du tulle couleur chair sur les côtés. Je l'ai aussi en vert, mais je préfère la jaune.

5 - Qu'est-ce-que tu adores dans ta vie (à part tes amis et ta famille) ? Que voudrais-tu, au contraire, y améliorer ?
C'est très petit bourgeois ce que je vais dire, mais j'adore qu'elle soit très confortable. J'adore ne pas avoir le sentiment de manquer, d'avoir besoin de quelque chose. J'adore avoir le sentiment d'être gâtée : d'aimer mon boulot, que ce boulot me laisse le temps de vivre avec ma famille comme je l'entends, que je puisse faire de la musique, tricoter et coudre... Bref, j'adore avoir cette chance là !

6 - Que veux-tu comme cadeau pour Noël ?
Noël c'est aussi mon anniversaire alors j'ai droit à un très gros cadeau. En ce moment, je rêve d'aller apprendre à faire du  fair isle aux îles Shetland.

7 - Quel âge as-tu le sentiment d'avoir ?
Ca ne veut RIEN dire pour moi. Pour être plus claire, à 20 ans j'étais en cure de chimio et à 40 je joue dans une fanfare avec un boa vert fluo autour du cou. J'ai l'impression d'être plus vieille que ma mère et parfois plus jeune que mes enfants. Mais 42 ans ça me va trèèèès bien.


8 - Dans quel lieu as-tu aperçu pour la première fois la personne dont tu es amoureuse ?
Chez mes parents. C'est un mariage arrangé.

9 - tu es plutôt thé, café ou chocolat au p'tit dej' ? (ou autre chose !)
Café. Le thé c'est parce que j'ai horreur de boire de l'eau.


10 - montre-nous la photo de tes dernières vacances qui te fait le plus rêver.

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Elle me rappelle juste de très très bon moments. Les promenades dans la campagne anglaise, les mûres, le vert partout

11 - Quel blog aimerais-tu voir renaître de ses cendres ?
Un peu tous en fait...

Mais pour rigoler, je tague Nathalie et Marie. Parce qu'elles n'ont rien d'autre à faire et que ce sont deux épouvantables glandeuses. Et Ktl, tu y as répondu aussi ? Et Faustine ?

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29 août 2014

English breakfast

Je vais la jouer message de rentrée : pour être en forme pour une longue journée d'école, c'est important de prendre un bon petit déjeuner. Ca tombe bien, j'ai une recette de granola absolument terrible. C'est une synthèse, que dis-je... une somme... des meilleurs granola testés all around the world. Le principe est simple, il y a d'un côté :

- les ingrédients secs : 350 gr de flocons d'avoine (ou flocons d'autres céréales) 125 de graines (au choix tournesol, courge, lin, sésame, pavot... je mélange un peu tout) 125 de fruits à coque (j'adore avec des noix... ou des amandes... ou des noisettes)

- les ingrédients liquides : 12,5 cl d'huile+12,5 cl d'eau+4 càs de miel+50 gr de cassonnade+2 pincée de sel+1 càc d'extrait de vanille+ épices (cannelle, noix de muscade, cardamome). On peut remplacer le miel par du sirop d'érable, l'eau par du jus de pommes.

Donc d'un côté, on a les ingrédients secs, que l'on va arroser des ingrédients liquides préalablement mélangés et chauffés. Il faut que les ingrédients secs soient "mouillés". Si cela vous semble un peu sec, rajoutez un peu d'eau ou de jus de pomme. C'est ce qui va permettre au granola de s'agglomerer et de faire des "boulettes".

Une fois que tout est bien mélangé, étalez le tout sur une plaque (ou deux, il ne faut pas que ce soit trop épais) et enfournez une petite heure à 150°. Remuez de temps en temps, pour que ce soit homogène. Une fois que c'est prêt, laissez refroidir et placez le tout dans une boîte hermétique. De toute façon, ça n'y reste jamais très longtemps... Allez, bon ap' et bonne rentrée !

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Je suis effondrée... Voilà ce qu'il reste de la dernière fournée...

A part ça, j'espère que vous avez passé de bonnes vacances et que la vie est belle. Tchüss !

 

 

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25 juillet 2014

Mystique de la couture

J'aime bien avoir des révélations. Bon, j'exagère un peu, il faudrait plutôt parler de découvertes. Mais je manque un peu de mesure, et la moindre découverte prend souvent l'allure d'une révélation. Qui peut s'avérer mystique. Attention, ça peut toucher tous les domaines : la première fois où j'ai compris comment me servir d'aiguilles circulaires, la première fois où j'ai réussi une gênoise (ça c'était il n'y a pas très longtemps, je peux vous dire que j'étais un peu fiérote).

De ce point de vue, la couture est grande pourvoyeuse de ce genre d'expérience. Allez allez, je susi sûre que vous voyez de quoi je parle : souvenez vous de votre premier livre de couture japonais. De la première fois où vous avez compris comment monter correctement une manche. Où vous avez posé un biais d'encolure nickel... Et puis vous êtes devenue un peu plus exigeante. Moi, la dernière grande révélation, ça a été cet hiver quand j'ai réussi à me faire un manteau.

Mais bon un manteau, c'est un peu raide à porter en ce moment (rien que de l'écrire, je sue à grosses gouttes). A la recherche de petites robes à coudre pour l'été, je me suis rendue compte que 1- je ne trouvais pas grand chose qui me plaise dans les magasins (oui, je suis difficile !) 2- que je tournais un peu en rond avec les patrons. Hop hop hop pinterest, blogs, recherche hyyyyper poussée et... révélation : le salut c'est les patrons américains. C'est rétro, c'est féminin, c'est flatteur, c'est joli quoi ...

Voilà l'élue : c'est la robe peony de chez Colette patterns. Elle est top. Il y a des pinces, c'est ajusté juste comme il faut. Il y a des petites fronces à la taille. Bref, un coup de coeur.

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Alors, oui, le tissu y est pour beaucoup... A St Michel au printemps, c'était un festival, et j'ai craqué pour cette petite soie légère soooo cacharel. C'est doux, c'est beau, c'est chouette ! Et vous, vous en êtes où de vos révélations couturières ?

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21 juillet 2014

Juillet c'est guilleret

Y'avait bien juillet c'est l'pied, mais non... Et puis guilleret c'est vraiment pil poil le mood de ce mois de juillet 2014. Etonnant, plein de chouettes surprises avant le mois d'août qui s'annonce lui aussi plein de bons moments !

Juillet d'habitude, c'est tout cool. Je reste à la maison à ranger-jeter-trier les cours, à faire quelques travaux, à glander puissance dix avec les gnauds qui n'ont rien envie de faire, à part aller à la piscine ou acheter les fournitures scolaires... alors on reste à la maison, on fait des confitures et on attend que il professore soit libéré de ses obligations.

Là non. Paaaaaas du tout du tout. Déjà, je dois me rendre à l'évidence, les enfants grandissent, vivent leur vie avec leur meute de scouts jusqu'à la fin du mois (je suis à ce jour sans nouvelle de mon fiston depuis 12 jours, je pense qu'il est heureux...) ou vivent leur vie avec leurs cousins au far east. C'est là que ça devient intéressant, puisque leurs allées et venues m'ont conduite successivement aux eurockéennes de Belfort et à Paris...

Même si l'expression est un poil galvaudée, je ne dirai qu'une chose... C'était TROP bien ! Il y a eu... Les Eurockéennes, les pieds dans la boue. Paris, les pieds au plancher (mon dieu ce qu'on a pu marcher...). Paris avec Alice en fille unique, la grande galerie de l'évolution, le couscous à la mosquée, le jardin des plantes sous la pluie...

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Bref, nous sommes de retour à la maison avec une fille unique et très contente de l'être. Et puisque les vacances ne seraient pas vraiment des vacances sans travaux, nous nous sommes lancés dans -ça faisait longtemps- du décapage de plancher. Allez, j'y retourne, à très vite !

Pssst, juste une adresse à partager, si vous voulez vous faire un très très bon restau à Paris, je vous conseille très vivement Fish la Boissonnerie. C'est 69 rue de Seine, et c'est tout simplement divin !

J'oubliais. Je suis à la recherche d'un pull irlandais (mais soft, pas trop la fête de la torsade non plus) pour Raphaël (en 12-14 ans). J'ai évidemment craqué sur les modèles brooklyn tweed enfants, mais c'est trop petit, et j'ai la méga flemme de bidouiller quoi que ce soit. D'ailleurs, je tricote de moins en moins c'est une horreur. La faute au plancher ??? Allez, j'attends vos propositions;

Ah, des fois que ma soeur et moumouche trainent par là, le pull irlandais pour Raph, c'est une commande de sa part. Bande de vipères.

 

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04 juin 2014

Juin c'est bien !

Allez, des années que je vous fais le coup, mais je ne résiste pas à récidiver encore et toujours : Juin c'est chouette, c'est chic, juin c'est bath', juin c'est de la balle, de la bombe bébé, bref, c'est BIEN ! Nan nan nan je ne veux rien entendre : gnagnagna trop de kermesses, bof les pestacles de fin d'année, rhaaaan les cadeaux à la maîtresse (quelle idée de vouloir leur faire des cadeaux home made franchement ! Est-ce qu'il me font des cadeaux mes collégiens, hein  j'vous l'demande ?)

Mais bon, c'est comme tout, pour certains, juin... ça craint. Alors, pour toi l'allergique au mois de juin, j'ai LA solution. C'est le dernier coup d'éclat du professore. C'est dans des moments comme ça que je comprends qui lui et moi, on ne fait pas partie du même monde. Il n'est que pur esprit. Il n'est que mépris pour les contingences matérielles. Il voit la solution là où je m'obstine à ne voir que des problèmes... le mois de juin, lui, il en fait ça :

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Quelques explications techniques : ce que vous voyez là, c'est the calendrier des événements mondains, rendez vous chez le dentiste et autres. Et ben, il professore, comme la feuille de juin lui semblait un peu chargée, il l'a mise à la poubelle. Aussi simple que ça. Bon, comme je suis un peu simplette, je suis allée repêcher ma feuille dans la poubelle (pas la peine de prendre cet air dégoûté), et depuis, ça donne un côté un peu trash à la cuisine qui n'est pas pour me déplaire...

Donc, si pour vous, si juin ça craint : mettez votre calendrier à la poubelle, planquez votre agenda, mettez votre i-phone aux chiottes, et allez vous pieuter jusqu'au premier juillet. Allez, à très vite, le mois de juin m'attend !

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29 mai 2014

Tout est illuminé !

Allez, une petite référence littéraire (au très beau livre de Jonathan Safran Foer) ne fait jamais de mal. Il faut bien que je me rattrappe ce ces quelques jours avec la pub immonde du Jura ! Hier, nous avons récupéré il professore de retour de sa grande tournée internationale de printemps, où il est aller professer entre Toulouse, Brest, et Reims. Top glam. Mais le gros avantage de ces déplacements franco français, c'est que je n'ai pas à me méfier de l'artisanat local, ni à redouter le tee shirt à tête de caribou du Québec.

Non, on a eu droit à des mets locaux. Du cidre (plein plein plein) des galettes et des crèpes. Et des biscuits de Reims. Des REM. Private Joke maison, les REM c'est toute l'enfance du professore. Cette fois, il nous a rapporté la version luxe du rem. Et là, en regardant attentivement, j'ai eu un choc. je vous montre :

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J'ai compris : le "rem" ça vient de rémois, le biscuit de Reims. C'est pas dingue ça ? Non mais franchement, ça m'a presque fait l'effet d'une révélation mystique. Un peu comme quand j'ai compris que James Brown disait "Augusta GA" ("Awgueusta dji-héï) en parlant de sa ville natale,sur le disque du concert à l'Apollo.

Je sens que je suis sur une pente ascendante et que je ne vais pas tarder à percer certains mystères à jour avec des illuminations de ce genre : comment trouver des places pour les eurockéennes, comment rentrer dans mon fut qui me serre depuis des mois (oui, je sais, certainement pas en bouffant des rem), comment faire apprendre les repères chronologiques aux troisième, comment trouver le temps de manger des fallafels avec Mathilde, comment me retrouver directement au 3 juillet, comment trouver une chambre d'hôtel pour San Sebastian samedi soir...

 

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22 mai 2014

Le Jura est-il label-rougien ? (sélectissime private joke)

Le matin, je suis France Inter depuis des siècles. Je trouve que ces derniers temps, les pubs sont de plus en plus tragiques. Et que personne ne remarque rien. Personne ? Nan ! Moumouche veille. Elle m'a appelé ces derniers temps pour savoir si je suis labelrougienne. Rapport au spot beaufissime de préparation de barbeuk entre Alain et Jean Pierre. J'ai l'impression qu'on est les deux seules sur terre que ça fait rire.

Mais il y a mieux : la pub pour le Jura. Là, on c'est limite soft porn quand le mec dit "Cher Jura tu m'énnnnnerves" et que l'autre lui répond "calme toi". Je glousse toute seule dans la salle de bains. Je crois que les journalistes ne vont pas tarder à péter les plombs. Mais en attendant, à la maison, ça a pris la place du label rougien. 

Non mais franchement elle est pas dingue cette pub' ? Y'a que moi que ça fait rire ? ... Moumouche, tu rentres quand de Cannes ?


Jura, terre de poésie (je ne vous montre pas ce que j'ai trouvé avec la saucisse de Morteau... non)

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21 mai 2014

Vingt Dieux !

"Vingt dieux", exclamation franc comtoise pure cancoillotte qui marque l'étonnement, la déception, l'énervement, la surprise, bonne ou mauvaise... Donc :"vingt dieux", les filles vous me donnez vachement de bonnes idées, et c'est hyper gentil. Il va falloir que je trouve le temps d'aller courir en mangeant du chocolat en pleurnichant avec du Barbara dans les oreilles. Ca va pas être facile, mais je vais quand même essayer.

Le gros nuage noir est passé, et j'en ai une bien bonne à vous raconter. Dans la série des trucs qui me faisaient attendre le mois de juillet avec impatience, il y avait cette idée un peu dinguotte de retourner aux eurockéennes de Belfort. Je dis retourner comme on parle d'un pélerinage parce que la dernière fois que je suis allée y trainer mes guêtres c'était en 1993. Mais cette année, la tournée du professore à Besançon permettait de joindre l'utile à l'agréable. Je remue ciel et terre pour avancer quelques cours. Je prends des billets d'avion pour rejoindre tout le monde dans l'est. Et là, le drame...

Y'a pu' d'place aux eurockénnes. Wallouh, zobi !..

Je crois que je serais prête à renier beaucoup de mes principes moraux pour deux billets le vendredi 4 juillet. Je reporterais des mocassins à glands et un serre tête en velours. Je mangerais avec mes collègues en salle des profs. Je dirais du bien du voyage à Europa Beurk. Je participerais au repas de fin d'année et je lèverais mon verre de kir royal en dansant sur la compagnie créole (tékalékatam tékalékatam ohé ohé). J'arrêterais d'être méchante avec mes élèves, je serais d'accords avec les parents d'élèves et je dirais que non ce n'est pas normal de parler de la Bible en sixième. Je participerais aux tournois de ping pong dans la cour. Je ferais autant de visites de Bordeaux médiéval qu'on me le demandera, et si les élèves sont sages, je leur donnerais des bounty et des mars. Je suis prête... à tout j'vous dis !

N'empèche... j'ai bien les glandes. Je me sens... comme une ado de 14 ans qui tape du pied et VEUT aller au bal.
Un vrai bain de jouvance !
Alors si jamais vous voyez deux places qui trainent, vous savez quoi faire...

 

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20 mai 2014

Bienveillance mon cul ! (attention, billet super lourdingue)

Moi qui suis d'un naturel plutôt gai et sautillant, qui suis sincèrement persuadée d'avoir le cul bordé de nouilles (franchement, vivre en France, avoir un professore et des gnauds comme les miens, c'est plus de la chance, c'est une bénédiction) je redoute les jours où j'ai le cafard.

Comme aujourd'hui. Un jour "pffff". Un jour "pouwi" comme disait Raph quand il était petit. Pire que ça, je crois bien que je suis triste.

Parce que, depuis deux jours, j'ai la certitude de ne servir à rien... Si ce n'est à libérer quelques parents de leurs ados pendant la journée. Ah, je ne peux pas m'empêcher d'être positive vous voyez ? Depuis hier, j'ai un peu cumulé : conseils de dis. super nazes (beurk), rendu des copies de brevet blancs super nazes (burps), remarques des collègues super nazes (rot à l'oeuf pourri), interventions de parents d'élèves nauséabondes (spasme abdominal), convocations à moults réunions inutiles sur mes précieuses heures de cours (diarrhée), perspective de mutation renvoyée à 2048 (vomi).

En 15 ans de maison, je commence à avoir une vue assez panoramique du boulot. Je suis passée par des situations bien plus difficiles et j'ai bien conscience de ne pas être au fond de la mine... En fait, j'ai vu ce boulot changer. Et des acteurs de plus en plus nombreux se mêler de notre travail, nous sommer de faire plus, mieux, de montrer plus de bienveillance, de patience, d'empathie, sans oublier d'être fermes et exigeants parce que quand même... Hier, devant toutes ces personnes bien pensantes qui m'expliquaient ce que je devais faire, à savoir continuer d'accueillir et d'accompagner quelqu'un qui a commis un délit, j'ai fait quelque chose que je ne fais que rarement. J'ai ouvert ma gueule. J'ai expliqué ce qu'était mon travail. A quoi ressemble mon quotidien. J'ai essayé de le faire le plus fidèlement, le plus sincèrement possible.

Si j'ai l'impression d'avoir été entendue, deux ou trois choses me restent en travers de la gorge, et le moral n'est pas meilleur pour autant. Alors j'ouvre une grande concertation aux 15 personnes qui lisent ce blog : contre le moral dans les chaussettes, on fait quoi ?
 Pour l'heure, je file me mater 12 épisodes de Kaboul Kitchen, je suis absolument certaine que Gilbert Melki me sera très utile. A une époque j'aurais illico passé la VHS de Fame, mais je ne l'ai pas sous la main. Et puis je serais bien capable de chialer comme un veau. Un bon mélo ce serait pas mal, genre tendres passions, Debrah Winger cancéreuse avec Shirley Mc Lane en mère indigne on n'a rien trouvé de mieux. Je ne sais pas où j'ai foutu mon casque et c'est con parce que j'ai très envie d'écouter de la musique très très très fort. Je ne sais pas quoi mais fort.

Et vous, vous faites quoi quand vous avez les glandes ?

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17 mai 2014

"Breckon" the waves

Ben quoi, c'est le Internachonol Film Festival de Cannes, donc je fais un jeu de mot "Cannes". J'adooore quand le festival de Cannes commence. Avec Thalassa, c'est un des rares trucs qu'on regarde en famille (oui, on doit être les derniers à regarder Thalassa, mais il ne faut pas le dire, sinon ils vont arrêter et il Professore va tomber en dépression). La gnaude junior croit toujours qu'elle va voir sa grand mère monter les marches, et les deux grands jouent le jeu à fond, mais sait-on jamais... Et puis Cannes, ça sent le printemps qui s'emballe : Cannes-Roland Garros-Coupe du monde-pestacle du conservatoire-pestacle du théâtre-anniversaires en cascade-révisions du brevet-kermesse-cadeaux à la maîtresse-kermesse bis- correction du brevet-aaaaaaahhhh...

Bref, mai c'est gai et il est quand même temps de vous dire ce que j'ai fait des pelotes d'Hayward. Le cahier des charges était simple : je voulais un anti-hayward. Long compliqué, mais avec une forme simple quand même. J'ai assez vite trouvé mon bonheur chez Jared avec Breckon.

Effectivement c'est long hein. C'est même très chiant. Et puis pour tout vous dire, je n'ai pas aimé tricoter la loft. On a toujours l'impression que ça va se casser, c'est rèche, en jersey je trouve que ce fil ne rend rien. Si, un rendu serpillère assez convaiquant. Heureusement que je trouve la couleur dingue, sinon, ça sentait limite le flag de snobisme ! Alors avec Breckon (bad) j'en suis là :

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Les photos datent un peu. J'ai fini l'encolure, et presque fini une manche. C'est là que ça se gâte : j'ai la méga flemme de finir, d'autant plus que le temps se met au beau... Ce serait pas ce qu'on appelle un boulet ça ?

 

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