Des peuples et du camping, ou pourquoi les Français ont-ils toujours l'air de guignols quand ils montent leurs tentes ?
Pour bien commencer ce mois de septembre, j'ai décidé de vous faire part des pensées profondes qui ont agité mes longues vacances. Car contrairement à ce que disent tout bas les esprits chagrins, je n'ai pas fait que me goinfrer de crème de marrons, et je n'ai pas trempé mes mouillettes de fourme dans le St Jo' ! Non, 2012 aura été pour moi l'occasion de m'interroger sur des questions aussi variées que randonnée et préadolescence, le camping comme alternative à la dépression estivale, canoé et contrat de mariage...
Cet été fut celui des grandes premières réussies comme le camping. Autant le dire tout de suite, ma dernière expérience en date remonte à l'époque où, jeunes beaux et fous, nous avions parcouru la Grèce et la Turquie avec Il Professore... Allez savoir pourquoi, à deux jours du départ, la perspective de dormir sous la tente m'a limite fait reculer.
Une fois sur place, soulagée de voir que tout se passait bien, j'ai pu me livrer à l'observation en règle des coutumes locales. Et à un constat affligeant : pas de doute, les Français sont roublards, mal équipés, bordéliques et bruyants. Je le dis avec d'autant plus de facilité que nous étions les seuls. Ou presque, cernés par tous ces gens du nord, Belges, Néerlandais ou Allemands, blonds et désespéremment bien équipés.

camion belge, famille assez flippante, les deux petites filles étaient habillées pareil, avec des motifs très 70's (j'ai vu dans Elle qu'il fallait dire wallpaper) on aurait dit les jumelles de Shining...

Non, ce n'est pas le chapiteau de chez Pinder, c'est juste la plus belle tente du camping, tenue par une famille néerlandaise... je me demande au passage si ce ne sont pas nos serviettes et nos slips qui ont colonisé leur fil à linge, juste parce qu'on était affreusement jaloux de tant de perfection, c'était quasi écoeurant !

Là, c'est la photo la plus intolérable : un jeune couple de Danois en lune de miel qui, la veille au soir avaient dîné aux chandelles. Non, vous ne rêvez pas, ce sont bien des verres à pied (en verre), des roses dans un vase et une nappe en tissu. Je suis sûre qu'ils n'ont pas débarassé exprès pour nous en mettre plein la vue... Parce que nous, notre campement, ça ressemblait à ça :
