Les pâtes à la Tonino Benaquista (ou à la boudouni)
Je vous laisse un peu tranquilles avec mes pulsions couturières (j'ai une nouvelle robe à vous monter, plus une pour Camille) pour vous faire part du drame qui va avoir lieu dimanche (après après demain donc, mon dieu, donne moi la force d'affronter ça) chez nous. Appelons les choses par leur nom, j'organise une réunion de famille. PU-TAIN. Une réunion de famille. Chez moi. Dans mon salon. Il y aura 14 adultes. 2 enfants autonomes, 2 bébés et un plus vraiment bébé mais pas très autonome. Et deux femmes enceintes (dont une très) que je ne sais pas si je dois les compter parmi les adultes.
Cette réunion...comment dire. Les astres se sont ligués contre moi, toutes les lunes de mercures étaient alignées, le soleil de mercure s'y est mis aussi et le satellite de neptune...enfin je m'égare. Pour résumer de façon efficace. Dimanche c'est le baptême d'Alice. C'est aussi la fête des pères. Mais la veille (samedi si vous suivez bien) c'est l'anniversaire de Raphaël. Hier c'était celui de ma soeur. Et dans 2 semaines celui de Camille. Je crois que c'est tout.
Je sais, je suis une ingrate. Je devrais me réjouir de voir nos familles réunies. Sauf que... J'ai une théorie là dessus. Il y a des familles à réunion, et des familles pas à réunion. Et puis, j'ai une autre théorie. Je crois que c'est comme le reste. On ne fait rien sans entraînement. Là, je risque grave le claquage. Et puis, je crois que je dois me rendre à l'évidence...je n'ai pas cette générosité là,si si, je crois que c'est très spécifique la générosité des réunions de famille. D'autant que ça se présente mal cette affaire. Je pensais qu'on se verrait tous le dimanche. QUE le dimanche. Avec possibilité de partager les restes le dimanche soir, si ils sont sages. Mais non. Depuis hier, j'apprends que le premier arrive samedi à 10 heures 14, et que la dernière repart mardi matin. Et que dès le samedi, on est 8 à table.
Qu'est-ce que je vais bien pouvoir leur faire à bouffer bordel (vous avez vu, ça se conjugue au pluriel, c'est génial). J'ai pensé à quelque chose de bourratif et de pas très bon, des fois qu'ils aient envie de revenir. Il y a quelques temps, quand j'étais en pleine déprime cuisinière, j'avais essayé de cuisiner des choses nouvelles. Comme les cotes (côtes ? cottes ?) de bettes. J'avais même trouvé une recette qui m'avait immédiatement séduite : les pâtes aux cotes de bettes.

Moi j'ai adoré, mais j'étais bien la seule. Alors j'ai eu du rab' de pâtes. Et puis, ça m'a fait penser à un livre que j'ai beaucoup, beaucoup aimé. C'est la comédia des ratés de Tonino Benaquista. Vous savez, la recette de rigatonis aux pissenlits, faudrait que je le relise tiens, au moins ça me ferait rire un peu en attendant ce we.
Allez, je file faire mes sachets de dragées.