08 mai 2008
Allons bon !
Je parle gras, je jure, mais j'suis une fille hyper fragile en fait. J'y ai réfléchi à deux fois avant de vous montrer la fournée printemps des béguins. Tout ça pour vous dire que vos petits mots, vos commandes... enfin bref merci. Merci encore à Ktl pour son enthousiasme et ses encouragements off-blog.
Je dois juste apporter quelques petites précisions. Il serait un peu exagéré de parler de boutique : disons que je vous propose ce que j'accumule à force d'après midi pluvieux à bricoler ce qui me plaît. La production n'est pas très importante, mais j'aime bien travailler à la commande : n'hésitez pas à me demander une autre taille, une autre couleur...
Je ne pensais pas proposer de tuniques, et pour répondre à une autre Katell, la chemise qu'elle vous montre a été commandée il y a un petit moment, avant que je pense à jouer à la marchande. Il s'agit du modèle balthazar de citronille et de sa célèbre patte de boutonnage. Pour plus de renseignements faites le 1 un petit mail et je vous dis tout.

05 mai 2008
les Kjacques de contrebande du marché de Vesoul
Voilà, je suis rentrée. Je ne vous avais rien dit, mais j'étais partie prendre ma dose de méton à Vesoul (le méton, c'est une drogue dure qui est à la base de la fabrication de la cancoillotte, comme qui dirait le pavot franc-comtois... enfin je m'égare). Voilà pourquoi je n'ai pas beaucoup répondu, mais j'ai adoré vos "signes inéluctables de l'arrivée du soleil" (je note que la crainte du poil à l'air est une angoisse largement partagée) et les commentaires sur la tunique ont été bien agréables à lire.
... Qu'est-ce que j'ai fait ces dix derniers jours ?
- 1645,8 kilomètres
- parlé parlé parlé parlé (avec ma mère, avec ma soeur, avec des amis, avec tout Vesoul)
- acheté le super méga extra catalogue "Bo Basics" de phildar
- acheté 7 pelotes de pure laine à 1,49€ pour faire le modèle 21 avec des manches courtes
- vu Darjeeling bidule (incapable de retenir le titre) de Wes Anderson
- trouvé Adrian Brody toujours aussi aaaaah, mais le film un peu crispant
- eu envie de partir en Inde immédiatement
- gagné un pari
- préparé une surprise
- trouvé une paire de sandales de la mort au marché de Vesoul
- paressé avec beaucoup de plaisir
- eu chaud




10 avril 2008
armer le tobogan

C'est étrange, cette incapacité à raconter les bons moments... Depuis quelques temps, je suis assez fière : je suis une râleuse de haute volée. Je jure avec talent, raille avec panache, fulmine comme personne, mais dès qu'il s'agit de raconter quelque chose d'agréable, rien, nada, le désert. Vous avez compris mes petits biquets, pour les détails, vous pouvez vous brosser, je ne raconterai rien d'autre que ce qui va suivre : je viens de passer quatre longues journées avec mon marito querrido dans un endroit somptueux, sans l'ombre d'un nino (ni même d'un remord), à me promener, à boulotter des tapas, et à me livrer à mon activité favorite en vacances : mater les autochtones assise à la terrasse des cafés, planquée derrière mon verre d'orchata. Punto. (Ah oui, et puis j'ai lu deux livres top top, mais je vous en parlerai une prochaine fois)
Par contre, chose étrange, le retour a été un peu douloureux. Je dis ça sans ironie aucune. C'est toujours avec un plaisir infini que je pose ma valise et rechausse mes charentaises. Mais là, la perspective de me retrouver face à ma boîte aux lettres vide et tout le reste, humpf, muito difficile. Et ben vous le croirez ou non, mais il s'est produit deux petits miracles.
Le premier, je m'en doutais un peu. La veille du départ, il y avait un avis de passage du facteur, me disant qu'un colis (trop gros pour rentrer dans ma boîte aux lettres) m'attendait à la poste. Oh la la que c'est bien venu ce genre de colis quand on rentre de vacances le coeur gros et les pieds froids...

Allez voir là, les chaussettes sont aussi belles que sur la photo ! Oh, et puis les badges, aaah la ksh, oooouh le chocolat... Encore mille merci Sandra, pour cette opération "un châle contre des chaussettes" (oui, à l'heure où je vous parle, j'ai peut-être des birkenstocks aux pieds, mais avec des chaussettes faites main, ça prend tout son sens), tu n'imagines même pas à quel point tu m'as fait plaisir.
Bon, et puis après, comme il faisait beau, j'ai sauté dans mon carrosse, pris Madame ma voisine sous le bras, pour aller sonner chez Arlette, qui n'a pas volé son titre de reine des tartelettes. Merci, encore merci pour cette belle après midi. Ah, mais j'oubliais un dernier petit miracle... Hier c'était mercredi. Et qu'est-ce qu'il y a le mercredi soir ? Hein, hein ? Ah bah voui, la nouvelle star. La seule émission au moooonde qui te permet de réduire à néant ton hénaurme panier de repassage sans même t'en apercevoir. Déjà, rien que pour ça ils méritent un médaille. Mais de savoir que tous les mercredis je vais retrouver mon Philippounet avec ses lunettes, son t shirt "never mind the bollocks" (Iron Maiden, AC/DC, Metallica...) ça me rend toute guillerette. Pas vous ?
03 avril 2008
Olé

Avec le retour du soleil, Catherine est partie à Séville se promener avec ses amis, sauras-tu la retrouver ?
Mes petits amis, mille mercis pour vos petits mots d'encouragement, de soutien, de compassion, de tout... Je n'ai pas pris le temps de répondre à tout le monde, mais je le ferai dès mon retour.
Je pars demain.
A Séville.
Sans les enfants.
Olé !
29 mars 2008
Ne jamais sous estimer le pouvoir euphorisant d'un bon coup de ciseaux

Marre de ma coupe d'Alain Souchon. De mon frisouillis de mémère sous la pluie. Ravie de cette frangeouillette courte. Et le premier qui me dit que je suis coiffée comme Godefroy de Bouillon, que je ressemble à Bernard Thibault, que j'ai l'air d'avoir fumé une planche de patrons japonais, que j'ai un teint de navet, j'en fais mon affaire, gare !
17 mars 2008
Ne jamais sous estimer le pouvoir euphorisant d'un truc rouge et sucré dans le fond de son assiette...
... Même si c'est pas la saison
Même si on me menace de brigade anti OGM
Même si elles étaient un peu acidulées
Même si j'ai dû faire de la chantilly pour aller avec
Même si je vais devoir attendre deux mois avant que ce soit vraiment bon !
Pour info, c'est quand même pas de la grosse camarosa du Maroc, mais de la gariguette du Lot et Garonne. Et puis zut!

14 mars 2008
le problème...
... avec tous ces commentaires, c'est qu'après, je m'enhardis, et que j'ai toujours envie de vous raconter des histoires. Alors que le bon sens voudrait que je m'arrête au bon moment. Vous savez, dans Shreck 3, quand ils vont chercher Arthur pour rentrer à fort fort lointain, et que ce dernier se lance dans une tirade super exaltée, et que Shreck lui dit "arrête, tu vas en faire trop", et qu'Arthur ne l'écoute pas, et se rend super ridicule. Et ben moi c'est tout pareil. Il y en a qui rosissent discrètement, font un petit sourire gêné absolument délicieux (Robert, j'adooooore quand tu rosis), il y a un moment de silence -que dis-je, de grâce pure- et tout reprend son cours. Moi non. Comme si je ne savais pas savourer le compliment, il faut que je sabote le truc dans les règles. Un peu comme les enfants qui font "eh, t'as vu, hein hé hé HEEEEEE regaaaaaarde, sans les mains" et se vautrent en beauté. Punaise, si je comptais le nombre de fois où je me suis auto-sabotée, alors que j'aurais pu profiter de mon succès bien mérité. La reine des majorettes que j'aurais pu être, oui madame.
Allez, on va rire un peu, je vais vous raconter le dernier en date. Parce que faut pas se faire d'illusion, ce truc là, tu l'as A VIE. A 35 ans, je me sabote encore et toujours. A bien y réfléchir, je crois même que je progresse. Si. Bon, j'y vais. Je joue de la flûte à la fanfare Barbey. Faut pas croire, c'est hyper sonore une flûte, surtout quand c'est moi qui joue. Cette fanfare a le don pour nous trouver des plans en or : anniversaire de l'office de tourisme, inauguration de piscine. J'arrête, j'en vois qui bavent. Là, ça s'annonçait vraiment, mais vraiment bien : on jouait au carnaval de Bordeaux avec la fanfare Pourpour. (là je fais une petite parenthèse, pour dire que je vais être sincère et que c'était génial pour de vrai). J'ai passé une semaine absolument délicieuse à mettre les morceaux en place, à répéter avec tous les autres ensembles qui participaient au défilé... J'adore ça les répétitions, où tout le monde découvre comment chacun a travaillé, petit bout par petit bout, ce qui va être joué ensemble. Quand tout s'assemble, que c'est un peu brouillon un peu flou et que d'un seul coup le morceau émerge et qu'on se met à faire de la musique. Comment dire ça... Visuellement, c'est un peu comme si chacun apportait un bout du puzzle : à un moment précis on voit. A ce moment précis, ce qu'on répétait chacun dans son coin sans vraiment comprendre sonne, on comprend, on savoure, on joue, on s'amuse, on se regarde en coin en pensant "ah ouais, c'est ça !". Et puis y'a les pauses, les bières, les clopes, bon, je suis un peu spectatrice, mais c'est sympa (voilà, là, c'est une répétition en dessous)

Et puis vient le jour de la représentation. 14 heures départ du cortège, allées de Tourny, on fait un boucan du tonnerre, tout le monde est super joyeux, on lance un petit calypso des famille, histoire de s'ébranler en douceur, et puis comme je suis en forme, je m'impose, j'improvise. Je ne sais pas si les autres on la digestion lente, si ils aiment vraiment ce que je fais, mais je trouve qu'ils me laissent improviser longtemps. Très longtemps. C'est que la flûte, ça sonne bien sur du calypso. Et puis on m'encourage un peu, et moi, saboteuse devant l'éternel, comme les plaisanteries les plus courtes sont toujours les meilleures, j'achève mon chorus par plein de notes super fausses, super criardes, super immondes, genre "elle est bien bonne ma blague". Sauf que de façon, disons, unanime, les musiciens qui ne se souciaient pas du tout de ce que je faisais, m'ont regardé... comme le gamin qui fait "héééé, hooooo, regaaaaarde, sans les mains".
14 février 2008
les clés du paradis

Tu vois Nathalie, c'était un signe que tu m'offres cet oiseau porte-clé... Il va avoir du boulot le piaf, parce que...
On a signé, on a signé, on a, on a, on a-a signé ...
pour la maison de nos rêves (et je pèse mes mots), pour les travaux, les dettes sur 12 générations, pour les feux dans la cheminée, toutes les histoires qui vont accompagner le déménagement (préparez vous à wigoler, les cartons sont bientôt de retour sur le blog), les missions anti-angles-morts, les mââââgnifiques mises en scènes façon Maison de Marie Claire que je vais vous mitonner, la petite cour avec le puits, mes virées au marché des Capuçins ...je trépigne d'impatience, je saute de joie, enfin bref, je suis con-tente !28 janvier 2008
Fausta Copi

Chuis conteeeeeeeeente !!!! Merciiiiiiii !!!
(oh la la, j'ai un peu honte, dire que j'ai 35 ans et que c'est mon Papi qui m'offre mon vélo ...mais j'suis contente c'est pas possible comme j'suis contente, mais oui Moumouche je vais faire attention)
13 janvier 2008
Melanzane alla parmigiana
Ben dites donc, c'est quand même marrant les blogs hein... Dire que j'ai sauvé un après midi morose (enfin, franchement, écouter Barbara en janvier...), fait sortir deux amoureux, fait chanter des filles devant leur écran et filé la banane à ceux qui sont venus traîner là... J'exploite pour ma part toujours mon filon, j'ai mis le nez ce matin dans le 2ème volume des 100 plus belles chansons de la Motown (années 65-68, the best...ever) et à l'heure où je vous parle, c'est Diana Ross et "you can't hurry love" (et ça va enchaîner sur les four tops, j'adoooooore). Je vais continuer à faire de l'archéologie dans mes cd et je vous livre mes prochaines trouvailles.
Pour l'heure, je voulais juste vous montrer un truc de folie. Pure. Un cadeau que m'a fait ma belle mère. Non. On s'arrête immmmmmédiatement de sourire en coin. Là tout de suite, j'écris belle mère et vous vous pensez "ah ah ah, y va y'avoir du spooooort". Que nenni. Pô du tout du tout. Elle est marrante ma belle mère. Enfin ma belle famille aussi. Mais je suis habituée, pensez donc, je les connais depuis que j'ai 9 ans. Ah oui, je ne vous avais jamais dit qu'entre Il professore et moi, c'est un mariage arrangé. Disons que c'est le contraire absolu de ma famille à moi. En 20 générations, ils ont migré dans un rayon de 34,7 km (chez moi y'a des bougnats et des macaronis). On compte 3 divorces pour les 50 dernières années (chez moi, c'est la moyenne par couple). On est des taiseux (chez moi on parle beaucoup, fort, avec les mains, même mon père qui est né à Nevers).
Alors j'arrête de bavarder et je vous montre LE cadeau. Enfin, juste un morceau :



Et là, il n'y en a pas la moitié...Il y en a encore des plus petits, des très bizarres, des en porcelaine, des en nacre grise (les plus beaux à mon goût) Ce sont les boutons de sa maman à elle qui était mercière, si c'est pas un trésor ! Qu'est-ce que je vais bien m'amuser !




