24 avril 2008
ohmygod
Je suis dans un état mes petits amis, mais dans un état... A votre avis, pourquoi ce loooong silence ? Retraite sur le Larzac ? Stage intensif de couture ? Re-Séville ? Mission punitive dans les bureaux de service du droit des sols ??? Hein ?
Que non que non, rien de tout cela. J'étais en mission philanthropique. J'ai oeuvré pour l'amitié franco américaine, pour le rapprochement de nos deux peuples : je viens de recevoir une délégation américaine dans ma modeste demeure pendant quelques jours, et croyez moi, c'est pas de la tarte. La délégation américaine en goguette a une force d'inertie insoupçonnée. Pour elle, TOUT fait l'objet d'admiration : la station de tram, le tram, les sièges du tram, au même titre que la so huuuuuuge cathédrale St André, que les sooooo cuuuuute vitrines de magasin, que le soooo antiiiiique gwand theatre, ou encore les fraises au marché qui smelltent soooooo gooood.
J'suis sur les rotules, mais contente. Parce que j'ai été gâtée. J'ai de quoi faire des cookies jusqu'en 2067. Love you sooooooo much guys !

15 avril 2008
Tribute
Bon... c'est pas encore les grandes chaleurs, mais on a quand même enlevé la chapka ce matin. Sur les autres fronts, pas de nouvelle apocalyptique à l'horizon, c'est toujours ça. Hier soir, j'ai même été submergée par une vague de... de ... de quoi au juste ? "Bien", une vague de "bien", j'étais là, sur la terrasse, à bidouiller un petit truc, regarder vaguement mon nouveau super livre de cuisine, à écouter le récit de la journée des uns et des autres... Attendez, je vous montre :

Voilà, j'étais "bien" comme ça. A part ça, cette semaine, on fête les trois ans d' "A l'ouest"... Vingt dieux comme on dit à V'soul (j'y vais la semaine prochaine, alors je me mets en condition!). Bon, je vous passe le couplet "c'est diiiingue tout ce que ça m'a apporté", vous savez ce que c'est, dès que je suis émue, je suis ridicule. Mais bon, si on m'avait dit, il y a trois ans, alors que je me morfondais au fin fond de la campagne géorgienne que je prendrais autant de plaisir à vous raconter des histoires, que je rencontrerais autant de chic filles (attention, pour moi c'est un gros compliment) grâce à ça... Parce que c'est bien de ça qu'il s'agit : un affaire de chic filles, non ?
02 avril 2008
Putain de bordel de merde
Oui mes amis, le titre ne fait aucun doute, c'est bien d'un post rageur qu'il s'agit. Je veux bien faire des efforts, des repas équilibrés, des vêtements faits mains, des sourires polis et arrêter de jurer comme un charretier, mais dans certaines circonstances exceptionnelles, je craque. Je ne suis que colère et agacement, et les motifs de cette très mauvaise humeur sont innombrables. Allez, une petite liste, je suis sûre que je me sentirai mieux après.
One : la météorologie m'agace.
Non mais vous avez perdu le sens commun ? Vous avez vraiment cru que ça m'amusait de rester enfermée tous les mercredis après midi ? C'était pour de rire ! J'vous'ldis come j'le pense : une goutte de plus et je repars au Havre.
Two : le service de la gestions du droit des sols m'horripile
Je la fais courte : la maison qu'on est en train d'acheter est un ancien cabinet médical. Pour cette raison, nous avons déposé une demande de changement d'affectation. Et que cette demande de changement d'affectation DOIT s'accompagner d'une création de place de stationnement (ce que nous n'avons pas trouvé) ou du paiement d'une taxe. D'un montant absolument exorbitant.
Three : la DPE1 du rectorat joue avec mes nerfs
(pour que vous compreniez mieux, je vous le fais en sketch, en italique, c'est moi qui parle)
"Allooooo bonjour, je vous appelle car je viens d'être mutée dans votre académie et je vois qu'il y a quatre postes vacants pour enseigner en section européenne, j'aimerais avoir plus de détails pour ces postes"
"Vouiiiii, aloooooors il faut que vous contactiez les établissements, ce sont eux qui vous fournirons les informations"
"Merci beaucoup"
Je contacte deux établissements, et me prends deux beaux râteaux : il n'y a aucun poste disponible. Je rappelle le rectorat.
"Alloooooo, bonjour, je vous ai téléphoné tout à l'heure à propos des sections européennes, mais les établissements concernés me disent qu'il n'y a aucun poste vacant, je ne comprends pas."
"Mais non mais non, ils sont mal renseignés, les postes sont vacants.
Ragaillardie par l'aplomb de la donzelle, j'appelle le troisième lycée. Re-râteaux. Re-coup de fil au rectorat.
"Madame on est absolument désolés, mais effectivement, aucun des postes n'est vacant"
Boule au ventre, menton qui tremble, perspective de 10 ans de zep qui me pend au nez.
Four : la MGEN me les brise menues.
Quand on emprunte des sous pour acheter une maison, il faut assurer le prêt. Répondre à un questionnaire de santé. Et quand tu coches oui dans les cases "avez vous été hospitalisés pour des motifs autres que les amygdales, végétations, appendicites ou dents de sagesse", et que, en plus, tu rajoutes que c'était pour un cancer, mon pote, on commence à te chercher des noises. Alors tu sors ton joker
"eh les gars eh, eh, c'était pour rire, regardez, c'était y'a longtemps, j'ai un certificat de guérison"
"ah mais il a plus de 10 ans, il en faut un neuf, contactez le service qui vous a suivi pour avoir un document plus récent"
Bon, c'est vrai ça, c'est ex-ac-te-ment ce qu'il me fallait un bonne déconnade au téléphone avec un cancérologue.
Five : Les services de la petite enfance me rendent dingue
Il doit y avoir, dans le plus grand secret, des stages de com' dans certains services municipaux un peu surchargés. Celui de la petite enfance où des dizaines de mères flippées se présentent et sont prêtes à tout pour avoir une réponse claire à la question suivante:
"Et vous pensez qu'on pourra avoir une place pour septembre 2008 ?"
Là, je suis sûre qu'ils ont des coachs qui leur apprennent à faire ce regard impénétrable, cette expression quasi hypnotique accompagnée de cette phrase, souvent prononcée à voix basse "on ne peut absolument pas vous dire Madame". Vous voyez de quoi je parle ? Moi, ça me rend littéralement hystérique.
Six: l'inscription dans une nouvelle école, pas mal non plus
Dans le même genre, vous vous dépêchez de faire le nécessaire pour changer vos enfants d'école, puisqu'il y en a une à 500 m de votre prochain chez vous. Eh ben là, même chose dites donc !
"Mais Madame, on ne peut pas vous promettre qu'il y aura de la place"
"Mais Madame, c'est l'école de secteur, j'habite à 500 mètres, quand est-ce que je pourrai avoir une réponse ?"
"On ne peut absolument pas vous dire Madame"
"Mais enfin, il doit bien y avoir des commissions d'attributions, et des personnes responsables qui sont au courant"
"Oui, mais ... non, on ne peut pas vous dire"
" RaaaahAAAAAAhNaaaaan..." mais dans la tête, parce que je suis encore maître de moi, mais plus pour très longtemps
Seven : certains objets disparaissent à la maison, et ne réapparaissent pas toujours
Là, vous devez vous dire que c'est la fatigue, l'agacement, que je n'ai plus toute ma tête, et bien non ! Il y a, chez moi, un gnome malfaisant qui planque des trucs sans me dire où il les met, puisque ce gnome s'appelle Alice, et qu'il ne maîtrise que très approximativement notre langue. ET QUE CE MATIN ALORS QUE J'ETAIS A LA BOURRE, LE GNOME A VIDE UN TUBE DE DENTIFRICE SUR LA MOQUETTE !!!
Donc, si je résume :
- côté travaux et aménagement, c'est le point mort
- on va devoir payer une taxe de 15 527,80€ à la mairie
- le prêt est bloqué jusqu'à ce que la MGEN se décide
- je ne sais pas ce que je vais faire d'Alice une fois le travail repris
- en parlant de boulot, là encore "on ne peut absolument pas vous dire Madame"
- je ne sais pas si les enfants pourront aller à l'école à côté de chez eux
...
Forcément, il va arriver un jour où, dans la boîte aux lettres, il y aura une réponse à ces questions. Fatalement, un jour, dans une enveloppe, je vais trouver un devis abordable, un lettre m'annoncera où je vais travailler, quelqu'un m'aura écrit pour me dire quelque chose d'autre que "Mais Madame, on ne peut absolument pas vous répondre pour le moment." Punaise, je l'attends avec impatience ce jour là.
Bon, je pense qu'il ne reste plus que Moumouche en train de lire, alors je me lâche un peu. En temps normal, je suis grande fan de l'humour de répétition. En temps normal, le fait de penser à l'Afghanistan, aux mères qui doivent se démerder toutes seules avec un RMI et trois enfants, aux gnauds qui crèvent la dalle me soulage quasi-instantanément. Et quand vraiment ça ne va pas, l'achat d'un pelote de laine toute douce, d'un cd ou d'une jupette jolie me rend le sourire. Mais là, pas du tout du tout. J'éprouve...comment dire... une grande lassitude, mêlée à un agacement certain. Enfin, je dis ça, mais je m'aperçois qu'il fait soleil, alors je crois bien que je vais aller faire un tour.
03 mars 2008
Parfois, je m'fous la trouille...
Ce soir, je me rends compte que la semaine qui vient de passer a été plus à l'ouest que jamais.
Alors voyons, si je résume :
1- un groupe de Québécois furieux m'a appris une chanson
2- j'ai découvert qu'à Bordeaux, il y avait une batucada
3- j'ai travaillé mes gruppetti (je suis misérable du gruppetto)
4- j'ai appris deux pas de capoeira
5- j'ai bu des bières et je me suis rappelée trop tard qu'il ne fallait jamais boire de bière avant de jouer de la flûte
6- j'ai visité le muséum d'histoire naturelle
7- je suis allée manger au café pomme avec les enfants (j'ai tout fait bien comme ils disaient dans Bubble)
8- j'ai vu Juno
9- j'ai fait du vélo
10- j'ai mangé de la raclette
11- j'ai fait une rando dans Bordeaux avec un bonnet de schtroumph sur la tête, sous la direction de Némo
12- j'ai appris à dire "swing la baquaise dans le fond du bac à bois"
13- avec ma flûte, j'ai "fait les punch, et puis on a bien câlé l'shut"
14- j'ai bu du pastis dans une bouteille de fanta
15- j'ai roulé une clope, et puis je l'ai fumée après
16- j'ai envoyé mes pifs (sauf celui de Florence, parce que je ne connais pas son adresse postale)
17- j'ai cuisiné un jarret de porc laqué.
Parfois j'ai peur.

11 février 2008
événements minuscules
Clem et Karine m'ont coincée... Allez zou, 6 petites choses à l'ouest, histoire de bien commencer la semaine :
1- ces derniers jours, on dirait la ravie de la crèche quand je marche dans la rue...vous vous rendez pas compte, je viens de passer presque 10 ans au Havre, et là, au mois de février, il y a des oiseaux qui chantent, des mimosas en fleur, et on n'a même pas besoin de pull ni d'écharpe!
2- ce matin au marché, j'ai acheté de l'étamine de laine, avec des pois dessus. J'en suis totalement dingue.
3- je ne sais pas ce que je donnerais pour passer 2 ou 3 jours SEULE. Curieusement, cette envie se fait cruellement ressentir le mercredi soir, entre 18 heures 24 et 19 heures 43 (heure moyenne de retour du professore) où ça atteint carrément l'obsession. Tenez, il y a deux semaines, je me suis surprise à regarder furieusement les clés de la voiture, et à penser très très fort à l'Auvergne, au Cantal, à l'Aveyron... enfin bref, à des endroits très isolés, très beaux, très calmes.
4- par période, je fais des cauchemars épouvantables : les enfants se noient sous mes yeux, et je suis incapable de bouger. beurk. beurk beurk beuk.
5- j'ai très très très envie de me couper les cheveux (Agnès dis moi quelque chose pour que je résiste)
6- hier, j'ai fait des poires au vin, c'était très bon.
Ben ouais hein, c'est pas palpitant, mais bon, en même temps, on a dit 6 petites choses. Ah, à part ça, il y en a une autre qui m'a joué un petit tour, c'est Caro. Mais là, il va falloir que je m'applique. Et que je réfléchisse. Alors ce sera pour plus tard.

23 janvier 2008
Ti ammazzo *
Je dois rendre hommage à tous les êtres sages qui, ces derniers temps m'avaient conseillé de chercher une troisième voie entre la maison belle (mais un poil loin) et la maison moche (mais près de tout). Vous deviez sentir que quelque chose clochait.
On avait choisi la moche mais près.
On devait signer le compromis samedi dernier.
Puis ce soir.
Et puis non.
Parce qu'un bâtard de sa race a fait une offre plus importante que la notre.
Et que ces chacals (chacaux?) d'agents immobiliers sont prêts à se dédire pour aller ramasser quelques miettes.
Les salopards.
Ah, je vous préviens tout de suite, ceux qui sont d'habitude un peu froissés par la verdeur de mon langage vont devoir passer leur route, ça va être pire, je ne suis que hargne et bile, je suis rage, écume au bord des lèvres, je vomis de l'insulte grasse et velue. Comme dirait Saint Poolevorde "je suis colère les amis car je suis trahison".
Mais ça va beaucoup mieux. J'ai abandonné le projet d'écorcher vive l'agente immobilière en place publique, de badigeonner ses plaies de sel de vinaigre, d'acide sulfurique, de soude...et de plutonium...et d'urine.
Non, là, j'ai juste envie de lui arracher les yeux à la petite cuiller. C'est dire si je me suis calmée. Je m'étonne moi même.
Par contre, je suis curieuse de savoir comment on arrive à cumuler autant de handicaps : veule, pleutre, menteuse... A ce stade ce n'est pas de l'admiration, c'est de l'envoûtement. Je sais, je la tiens ma vengeance: tous les matins, je vais appeler son agence, et lui chanter Papayou au bout du fil. Dans 2 semaines elle est dingue.

Papayou, papayou...
*"je vais te tuer" (avec l'accent sicilien si possible)
22 janvier 2008
o sole miooooo
S'il y a bien un jeu auquel j'adore jouer en hiver, c'est celui de Gaëlle, c'est se dire "si je pouvais partir là maintenant toute de suite, j'irais OU ?". Invariablement, la réponse est "au soleil", "loin", "ah la la, je retournerais bien là, ou là, et puis ici encore". Enfin bref, on se remet toujours à penser aux bonnes vacances qu'on a passées un peu partout. Je ne sais pas vous, mais j'essaie toujours de me faire des "réserves de bons souvenirs", à utiliser en cas de brushing Souchon, de temps maussade, de jours pffffff. Des souvenirs de quand il fait chaud :
- le sable qui chauffe la plante des pieds,
- le sable qui reste dans les sandales, et qu'on retrouve en rentrant à la maison
- le soleil qui chauffe les mollets (j'aurais dû mettre plus d'écran total)
- les doigts de pieds à l'air, avec les ongles vernis (ah mon dieu, mon vernis a lâché sur mon gros orteil gauche, c'est horriiiiible, t'as pas ton vernis que je fasse une retouche, c'est immmmooooonde)
- les coups de soleils sur les épaules (et puis quand on pèle enlever le plus long morceau de peau, je sais c'est un peu dégueu, mais je suis sûre que ça vous amuse aussi)
- qui frottent contre le draps quand on se couche, et que la lotion apaisante n'apaise pas (pas top ce souvenir)
- les cheveux qui frisouillent parce qu'on a un peu transpiré, et à cause de l'eau de mer (et que malgré tout, ça n'a rien à voir avec les frisouillis de jour de pluie je vous jure)
- les cheveux qui blondissent avec le sel et le soleil (alors là, ça fait très très très longtemps que ça ne m'est pas arrivé)
- la peau un peu bronzée (qui paraît même super bronzée entre 20heures et 20heures 12 à l'heure de l'apéro)
- le sable qui tombe du livre qu'on avait apporté à la plage
- le sel qui est resté dans l'élastique des cheveux (ça c'est une vraie madeleine)
- ah, et un truc que j'adore, ne me demandez pas pourquoi, c'est avoir les mains bronzées

Et puis un autre souvenir, parce que je me rends compte que je ne vous ai même pas parlé de Carlos. Un été, je suis partie au Portugal avec des amis. C'était dans le sud du Portugal, on regrettait amèrement d'être allés jusque là, parce que les plages étaient bondées, les hôtels hors de prix, enfin bref, le combat de trop. Donc on se retrouve dans un hôtel moche et cher, à 4 dans la même chambre. Allez savoir pourquoi, ce genre d'ambiance est rarement propice à l'élévation de l'esprit, à la réflexion sur la vanité de la condition humaine, sur les considérations sur la physique quantique, ces trucs là. Alors on a commencé à faire un concours très con : celui de la chanson la plus naze qu'on pouvait connaître (Philippe Mayer nous a piqué l'idée après, mais je vous jure qu'il n'était pas dans la chambre). On a cogité longtemps, et dans cette effervescence intellectuelle, c'est une chanson de Carlos qui l'a remporté à l'unanimité :
"Papayou, papayou, papayou papayou lélé, j'ai le plus gros des papayou lélé qu'on ait vu depuis des années.
Papayou, papayou, papayou papayou lélé, ma mère me disait, faut pas le montrer ça f'ra des jaloux dans l'quartier..."
Allez les biquets, je suis sûre que vous l'avez déjà dans la tête. Non, ne me remerciez pas. Papayou, papayouuuuu...
16 janvier 2008
Pooooorca miseria (o dio dio, non so cosa fare)
Qu'est-ce que vous choisiriez, vous :
1- une maison belle, niquel, où on pose ses meubles, avec un beau jardin (et un énoooorme figuier)... mais dans un quartier pas top
2- une maison pas top (en fait, c'est un angle mort à elle toute seule cette maison) ... mais en plein centre (limite la ligne de tram passe dans le jardin)...
?!?
porca miseria
Mes petits amis, les vertus hilarantes d'Aretha Franklin ont des limites ... largement dépassées aujourd'hui. Tempête+ mercredi-taxi + liaison radio non stop avec banques-agences immobilières-professore... eh eh... je crois bien que je suis d'assez mauvais poil. Pas un radis en poche à aller dépenser dans les magasins, ouh la la, que c'est agaçant. Tiens, en parlant de magasin, et puisque je suis d'une humeur de dogue, autant en profiter, puis que je vous avais promis une bonne et saine râlerie (oui, le coup des fringues d'été en hiver).
Avant, un petit prologue. Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais à une époque, quand c'était l'hiver, dans les magasins, il y avait des vêtements en laine. Même les pantalons. Bon, ça pochait un peu aux genoux, ça grattait, mais on avait chaud. Et puis on a commencé à mettre des jean tout le temps (enfin moi un peu plus tard, puisque mon premier je l'ai eu à 13 ans) été comme hiver. Est-ce le contre coup de ce traumatisme (oui moumouche, la robe à smocks à 12 ans, en Français, ça s'appelle un traumatisme, même si on me donnait 8 ans et que j'étais a-do-rable avec), mais j'en ai gardé une certaine méfiance vis à vis des jeans. Quand on a comme moi grandit entre l'Auvergne (l'hiver ça meule en Auvergne) et la Haute-Saône (l'hiver ça meule en Haute-Saône), l'hiver, le jean ne tient pas assez chaud au cuissot. C'est une vertu physique du jean : en dessous d'une certaine température, le jean devient un peu raide et se plaque contre le cuissot pour lui tenir froid, même si on met un collant en dessous. Je dirais même que c'est pire avec le collant, parce que le froid du jean se transmet au collant. Comme son nom l'indique, le collant colle, il adhère au cuissot pour lui tenir froid en permanence. Bref, pas facile d'être ado et d'avoir chaud l'hiver. Aussi bizarre que ça puisse paraître, c'est à cette époque que j'ai commencé à mettre des jupes en hiver, avec des gros collants et des chaussettes par dessus les collants. Parce qu'à l'époque, on trouvait des jupes en laine.
Et puis les années ont passé, et jesaispasvousmaismoi, ça fait une éternité que je n'ai pas vu l'ombre d'un vêtement en laine dans un magasin. Ah, si... chez Antonelle ou Cyrillus (le serre-tête est offert avec la 5ème veste matelassée et le labrador beige...je sais, c'est facile, mais je n'ai pas pu m'en empêcher). Cet hiver, alors que je cherchais une robe ou une jupette toute faite, je suis tombée sur un truc... Dans un premier temps, j'ai cru qu'il s'agissait d'une chemise de nuit. J'ai repris mes esprits, tâté la bête en essayant de me persuader que ça devait bien se porter l'hiver, parce qu'on était au mois de novembre. Et que c'était trop tôt pour la collec printemps été. Et puis la vendeuse s'est approchée, parce que je devais avoir l'air étrange à tripoter mon bout de robe l'air hébété. Elle me sert un discours parfait, sur les couleurs de la saison. Des couches à empiler pour faire un joli camaïeu et avoir une allure folle. Donc mon esprit lent essaie de visualiser la chose.
En 2007, pour être au top de la tendance, on porte :
- une blouse de paysanne roumaine
- avec un sous pull col roulé
- parce que la dite blouse roumaine est en voile de coton
- une veste à grosses côtes
- ceinturée à la taille parce quand même on est une fille
- un collant leggin
- des grosses bottes un peu comme si on allait faire de la moto, mais pas obligée
- une grosse écharpe
- un bonnet assorti à l'écharpe
- parce quand même on sait tricoter
Bon, je vais aller chercher mon vieux jean et un bon gros col roulé moi, et puis peut être une cagoule. Pour avoir bien chaud aux oreilles.

10 janvier 2008
Alla caciatore
Aaaaah (vocalise Marypoppinesque de bien-être et d'énergie retrouvés) ça va beaucoup, mais alors beaucoup mieux. La preuve les amis, aujourd'hui, nous allons rire un peu !
Lundi, pour me mettre de bonne humeur et que c'était le premier lundi de l'année, j'ai acheté Elle. Comme presque tous les lundis en fait, mais là, j'attendais des vertus thaumaturgiques. Je sais pas vous, mais moi, acheter Elle, ça relève presque de la pensée magique. Surtout quand je vous une pochette plastique, qu'il y a un livret argenté "spécial astro" et qu'en plus, il y a un dossier détox. C'est la promesse d'un lundi du tonnerre, de révélations incroyables et tout et tout. Côté astro, je peux vous dire qu'il va m'en arriver des trucs. 2008, encore plus vite, plus fantastique, plus magique. Parce que, en vrac :
- je vais connaître des changements professionnels ex-tra-or-di-naires (surtout après avril, là, je ne comprends pas, parce que je suis censée ne retravailler qu'en septembre, ou alors c'est ma collection printemps été de béguins qui est destinée à un succès interplanétaire, je me tâte...)
- j'ai un alignement de planètes super favorable pour l'achat d'une maison (à l'heure où j'écris ces lignes, j'ai déjà pris 50 visites prévues pour la semaine prochaine)
- en 2008, l'amour le grand le beau le vrai est au rendez vous, surtout en avril (ça tombe bien, mon père Noël m'invite à Séville en avril, j'adore le numéro astro de Elle)
Là où je me suis régalée, c'est vraiment en lisant le dossier détox. On ne dira jamais assez que Elle est le plus grand hebdo comique de France. Alors allons y, rions mes amis, rions :
- "2ème jour : rester allongée. Jusqu'à 14 heures, boire toutes les demi-heures par quart de litres... " Mmmmm ça commence très fort,
- "Je mange ma soupe au riz, goût neutre, pas très intéressant malgré le gingembre. Oh miracle ! quelques heures après je me sens plus légère", chez moi, c'est plutôt "je mange un peu de crème de marron avec mon fromage blanc, c'est exquis, mais quelques minutes après, c'est un peu lourd !"
- "Pourquoi une détox peut-elle donner des boutons ? Ce n'est pas obligatoire, mais fréquent. On peut avoir des boutons ou le teint brouillé pendant deux ou trois jours" Et en plus on a des boutons sur la tronche...
Et bien moi les petits amis, ce sera la détox "al'amatriciana". J'explique. Hier soir, pendant que nous devisions gaiement mon époux et moi même (oui, on devise souvent gaiement le soir) avec la télé en fond, on est tombés sur une émission qui parlait de Rome. Elle était pas top top cette émission, mais elle a eu un effet certain : on a commencé à parler un peu plus fort, à faire des gestes "cosi con la mano", je l'ai appelé "amore", lui m'a répondu "cara" et on s'est fait une promesse : en 2008, on se fera des pâtes au moins deux fois par semaine. En 2008, l'amour fou sera au rendez vous.
Mes choupinets, je vous souhaite une année alla caciatore !
(et vous, c'est quoi vos bonnes résolutions ?)





