08 novembre 2009
Le châle à réveiller un mort
Eh ben voilà, ça a pas loupé... Il a suffi qu'un des gnauds, je ne sais plus lequel, lève le nez en l'air et dise "regaaaarde, y'a les lumières de Noël, mais elles sont pas encore allumées" et bing ça m'est revenu. Ma déprimette saisonnière. Je pensais m'en être débarassée, je pensais qu'avec l'esprit de Noël, les moufflets autour du sapin, ça me passerait, mais que dalle.
J'aurais dû m'en douter. Ces derniers temps, impossible de regarder un documentaire sur la chute du mur de Berlin sans chouiner. Pire, sans chialer à grosses larmes. Le pire, c'était mardi dernier avec l'émission de la 2. Rho la la ce que j'ai pu pleurer...
C'est que je suis grave dans la mouise à cause de ça. Je vous rappelle que je suis un peu prof d'histoire quand même. Et que vu les élèves de troisième que j'ai cette année, je vais avoir droit à des questions. J'ai bien tenté de me reprendre, de me dire,"y'a pas idée de se mettre dans des états comme ça", j'ai essayé de rigoler, même si c'est pas rigolo "ma vieille, mets toi en condition, enfile un jean neige et coiffe toi à la Chris Wadle"... Rien n'y fait.
Et puis c'est pas avec ce qui vient dans le programme que ça va s'arranger. Là, j'entame LA période 1929-1945, je vous dis que ça. Ce matin, j'ai fait le 6 février 34. Demain, le challenge, c'est de faire le front populaire sans trémolo dans la voix en parlant des occupations d'usines et des congés payés, parce que je vais encore penser à Mémé Coco, aux ouvriers, aux Ritals et tout et tout. Parce que si je craque maintenant, je vous dis même pas ce qui va se passer quand j'en serai aux lois de Nüremberg.
Enfin bref, c'est un peu la loose. J'ai même abandonné la lutte contre ma nature profonde de dépressive de Noël. Sans doute est-ce une PIC, mais j'ai même dans l'idée d'essayer de comprendre pourquoi ça me rend chouine chouine avec autant de constance... Mon anniversaire le jour de Noël que je ne fête jamais, c'est une idée. La perspective de passer toutes mes vacances de Noël à Vesoul. Pas mal non plus. La quasi certitude qu'un d'entre nous sera malade (et c'est souvent moi, et c'est souvent une gastro) ou finira à l'hosto comme Alice l'an passé. L'idée de passer un grande partie de mon temps éveillé à table. De prendre au moins 10 kilos en une semaine.
Aaaaah, ça y est, je vous ai bien plombé le moral. Je vous interdis formellement de me dire que je vais être gâtée et entourée de ceux que j'aime. Ca ne marche pas. Par contre, j'ouvre une grande consultation bloguesque : Une idée pour Noël. J'aime bien. Ma frangine, que je commence à faire chier comme tous les ans, alors qu'elle est assez Noël Addict, m'en a proposée une bonne : fêter dignement mon anniversaire avant Noël, chez moi, avec des amis, de l'alcool et des cadeaux. Je note. J'en ai une autre dans la même veine : partir plus tôt que prévu, mais faire un détour par Paris. Très bon, très crevant, très risque de tomber malade avant, mais on tente coûte que coûte. Enfin, j'attends vos idées mes petites amies, vous qui m'avez tant réjouie avec vos PIC en tout genre (Franchement, j'aime beaucoup l'idée supra naze de se lancer dans un grand rangement.)
Bon, avant de vous quitter, pour ne pas dire que je ne suis que pensée négative, je commence à cultiver les récompenses personnelles. Celles que je m'offre ici et là pour saluer mon abnégation face à mon quotidien hostile. Tiens, un Ishbel en KSH, je n'avais pas encore essayé... Bonheur pur de porter de la barbapapa verte autour du cou...
27 octobre 2009
La fille qui avait rangé ses tissus
Dans le top ten de mes fantasmes domestiques, il y avait la pièce où j'aurais pu ranger mes tissus, mes outils de travail et tout et tout. Il paraît que c'est souvent très décevant de réaliser ses fantasmes, mais pour le moment je nage encore en pleine euphorie. 'A'y'est ! J'ai MON coin, avec un meuble fraîchement peinturluré de mes blanches mains, pour y ranger le contenu de mes virées à St Michel. Tadaaaam :
Tout le monde est ravi à la maison, fini les cartons explosés, dont le contenu s'étalait un peu partout jusqu'à ce que je trouve l'inspirrrrracion. Bon, dans mon élan, je vous propose quelques coupons que je ne vais pas utiliser. Je les donne, il suffit de me les demander (avec le mot magique hein) et de me faire parvenir votre adresse. Alors, bien entendu ça vient du marché St Michel de Bordeaux. Je n'ai donc aucune indication précise quant à la composition (je ne pense pas que le jaune psychédélique soit super casher au niveau de la composition-traduction : y'a bien un peu de synthétique-) mais je les trouve de belle qualité. Qui est intéressée ? (bon, ça m'ennnnnerve, il y en a un que je n'arrive pas à poster... je réessaie ce soir !)
16 octobre 2009
Pour Madame la mercière

Ishbel le grand, ishbel le troisième du nom, version bain de soleil

Le même, exposition Nord, le côté obscur de l'Ishbel

Toujours le même, sur un lit de fleurettes, mais à l'envers (crédit photo Rouge Nahsam)!
Bon, je ne sais pas si je suis très raisonnable de le montrer ici... Voilà donc une version flash, russe, slave en rose fuschia, réalisée en alpaga Plassard, dont la couleur originale est très proche de la première photo. Pour la petite version, il faut à peine plus d'une pelote et demie. C'est pas merveilleux ça ? Et en plus, quand on va le chercher à domicile, c'est vraiment parfait !
14 octobre 2009
Eh, c'est rien bien de savoir coudre !
Parfois, je me fais quelques piqûres de rappel, je parle Havrais toute seule, je ferme la peurte, je dis Boujou pis des gommes pour'l'bézot, et puis je me dis, Dè c'est rien bien d'savoir coudre ! Traduction pour ceux qui n'ont jamais pratiqué ce doux accent, cette langue chantante qu'est le Havrais : "ce lainage prune, marié à ce liberty sur ce petit modèle japonais, mon dieu, c'est une pure merveille, cette robe, c'est le kiff intégral ma soeur !"
Mais non mais non, ce n'est pas une hallucination collective, j'ai re-un appareil photo. Mais chut, c'est celui de Camille. Allez, une petite surprise, parce que, en cherchant bien il m'en restait encore un peu au fond du panier...
The famous tissu à pois ! J'ai en effet doublé le plastron, parce que la laine... ça satouille ! Alors pour la fiche technique, je renonce pour aujourd'hui. Promis, je vous retrouve le livre jap', et pour le reste, c'est comme d'habitude, le tissu (sauf le liberty...meadow si je ne me trompe pas) vient de St Mich, et le petits boutons de mon stock inépuisable. Allez, je vais me reposer un peu, deux billets dans la même semaine, je risque le claquage !
01 septembre 2009
la fille qui avait grave dérapé sur les pois.
Bon, c'est bien parce que vous le demandez, mais j'ai aussi cousu pour moi avec ces petits pois. Et j'ai dansé avec tout l'été mes petits amis. Oui, vous aussi vous avez remarqué, il a fait chaud, et on a pu se chauffer les épaules sans la moindre petite laine mmm que c'était bon ça !
Alors, pour la ville, j'avais commencé par une E (mais si vous savez, la robe à plis devant) mais là, aucune photo potable, il fait me croire sur parole. Et puis comme il me restait un peu moins de tissu, j'ai cousu un débardeur le top 12 du livre 1, (je vous laisse aller sur le blog des JCA, il y a plein de chouettes photo). Là, c'est juste histoire de vous montrer que, oui, Marianne a raison, je suis Ktlisée jusqu'à la moëlle et que j'ai appris à poser correctement un biais.
Et puis, puisque toutes les bonnes choses ont une fin, que je savais poser les biais et qu'il ne me restait vraiment plus grand chose, j'ai replongé pour un autre débardeur top (celui là, je l'aime d'amour chéri).
Voili voilou, c'en est fini de mes histoires de pois. J'ai repris le chemin de l'école ce matin, c'était chouette d'arriver quelque part et de retrouver des têtes connues, de se dire "t'as l'air en forme, t'es partie où, tu t'es inscrite pour le projet interculturalité, y'a un anthropologue burkinabé qui intervient, siiii, allllllez, viens, ça va être sympa". Vous savez quoi, j'ai hâte de retrouver Vaness' et ses cop's !
30 août 2009
la fille qui avait fait un blocage sur les pois #2

Version 4 ans, patte de boutonnage vrai liberty et boutons bottines de la droguerie
(arrachée à Alice pour la prendre en photo (impossible de prendre la miss qui courait partout),
pas repassée, qui sent la bique de l'Aveyron, mais ça vous ne pouvez pas en profiter !)
28 août 2009
la fille qui avait fait un blocage sur les pois #1


Modèle prisca de citronille (8 ans pour ma Camille)
Tissus St Mich et boutons de faverney
Oui, j'ai toujours mon sourire aveyronais (un peu pincé quand même). Non, je ne suis pas payée par l'office du tourisme, bandes de mauvaises langues. Cet été, j'ai profité de l'appareil de la reine mère pour photographier mes zouvrages, et je me suis rendue compte que j'avais grave dérapé dans les pois. Un petit tissu qui m'avait fait de l'oeil un lundi matin et que j'ai vraiment décliné à toutes les sauces. Pour le modèle prisca, c'est une robe de petite fille modèle comme je les aime, avec de fausses pattes de boutonnage, histoire d'aller coller un petit bout de tissu un peu différent et de coudre quelques boutons.
26 juillet 2009
black août
Bon, c'est pas le tout de cracher dans la soupe (beurk' l'éducation nationale, ouh, les vilains bobos de Paris), mais revenons à l'essentiel, le truc le pus important du mooooonde... Le tricot. J'ai pas l'air comme ça, mais j'ai tricoté 4 pulls depuis le mois de mai. Bon, pour moi c'est énorme. Ce qui est énorme, c'est que ces 4 pulls, donc, je les ai tricoté en coton, chose que je m'étais promise de ne plus jamais faire. J'ai donc testé 4 sortes de fils, tous plus beaux les uns des autres, j'avais préparé mon petit topo, "étude comparative des super fils de cotons pour les petits pulls de cet été", avec photos à l'appui et tout et tout.
J'ai testé la coton bio de chez Plassard, très doux, très top, mais se dédouble un peu (un rose fushia, pour un petit gilet pour Alice, à tomber)
J'ai testé la fleu de coton de la droguerie. Moins doux, qui a un beau rendu, mais qui se dédouble un peu (bleu cachalot, couleur à se damner, pour un gilet raglan pour ma soeur)
J'ai testé la phil'thalassa, de chez Phildar, très très très très douce, j'adore, mais un peu molle du rendu (j'aurais dû la tricoter un n° en dessous, mais je m'en suis aperçue trop tard) et qui se dédouble un peu, mais moins (un gris ardoise comme j'aime, très serpillère bien sale, une tuerie pour un gilet raglan, parce que j'étais jalouse de celui pour ma soeur, mais je l'ai tricoté comme une sagouine et je suis déçue du résultat)
Pour finir, j'ai testé la kaléïdo, alors là, amour total, caresse caresse, j'adore l'aspect un peu glissant du fil, son tombé, le côté lustré, un peu comme la gong de Plassard, mais en beaucoup plus souple, plus glissant, c'est le bambou qui est dedans (couler vert pistache, un gilet -encore- pour Camille, mon dieu que c'est long de tricoter du 10 ans).
Alors que retenir de cette débauche de coton ? Que finalement c'est très agréable à tricoter, mais que je n'ai pas atteint la maturité nécessaire. Parce que je ne regarde pas mon tricot. Et que j'ai plein de mailles dédoublées, crades, cacabeurk. Donc, au final, je suis toujours un peu déçue du résultat. Moralité, je n'ai pas encore le niveau pour le coton, je vais devoir aller au rattrapage.
Sauf que mon apn est mort de chez mort, et que même si je lui mets du Mickael Jakson il ne se réveille pas... Donc, pas de photos de mes pulls en coton. Donc, billet qui tombe à l'eau, donc agacement. Parce qu'aucun espoir de racheter un apn avant quelques mois, parce que ... ma machine à laver est morte elle aussi. Non, elle n'a pas pris l'eau, elle en met partout, c'est différent. Là, vous vous dites, eh, à d'autres, quant on part aux Maldives, on peut bien investir dans un apn. C'est là que je me rends compte qu'il fait que j'arrête de raconter des bêtises. Parce que je ne pars pas aux Maldives. Nan nan nan. Allez, je vous laisse chercher. C'est complètement à l'Est. Et ce n'est pas Vesoul. Ah ah raaaahh (rire un peu dément)
Ah, au fait, qu'est-ce que vous apportez comme super projet tricot pour les vacances ? L'an passé, dans les Cévennes pour 40° à l'ombre, j'ai tricoté mon LFS en alpaga, et un Juliet en grosse laine. J'ai très envie de me lancer dans un petit châle...
24 mai 2009
la revanche de Cindy Belle
Alors, comme ça on fait sa crâneuse, relever les aiguilles directement sur l'encolure, ça ferait du travail de truie hein ? On se la joue petite main délicate, tatillonne et perfectionniste, genre si je tricote, ça doit être parfait... Pffff, moi, Cindy Belle, sur le coup de l'encolure... je crains dégun !

Hein ? T'y vois que dalle? C'est pas ma faute. C'est à cause du vinho verde que je me suis enfilée avec la fanfare tout à l'heure. Et du verre du rosé qui a suivi. Oui, celui avant le très bon rouge qu'allait bien avec le chorizo. A moins (prononcer à moinsssse ) que ce soit après l'apéritif que la dame m'a très aimablement proposé ( c'est rien que des bonnes choses, c'est du bourru, du marc et du sucreu ) Bon, qu'est-ce que je racontais ? rien de spécial, photo bourrée photo ratée. Par contre, je me suis re-familiarisée avec ce type d'encolure, et c'est pas mal. J'ai même fait mes premières bandes de boutonnages cousues après (on monte un serpentin de 9 mailles en côtes 1/1 et après on le coud) et ça fait très jouli).

Fiche tricot la droguerie n°2496
taille 4 ans, coton bio de chez plassard 2 pelottes et des brouettes
(une merveille de douceur ce truc, mais je vous en parlerai plus longuement une autre fois)
boutons jolis la droguerie (oui, je sais, c'est pas raisonnable, mais ça allait si bien avec la couleur...)
Bon, c'est encore un peu flou, mais je suis contente du résultat des finitions. Avantage indéniable des bandesde boutonnages cousues : comme les côtes sont verticales, et pas horizontales comme quand on les remonte directement sur les côtés, ça reste bien droit... Enfin, je ne sais pas si je suis très claire, mais je suis sûre que certaines me comprendront. Juste un dernier truc, rapport au liberty planqué en dessous :

Voilà Sandra, le poppy and daisy, je l'ai marié avec du rôse comme dirait Alice .
24 avril 2009
La technique qui fait de chouettes encolures
Avant de vous révéler le secret de cette technique que je tiens de Jacqueline du café tricot, juste un petit mot pour vous dire à quel point j'aime, j'adoooore les com' qui suivent la chronique de la nouvelle star. En fait, je devrais faire un billet bis pour les éditer, parce que franchement, vous vous surpassez : le mot fashion d'Aurélie, les avis de ceux que j'ai réussi à dépraver (je retiens ton pseudo Faustine), la déception collective, mais surtout le débat...Qui de Dalé ou de Camélia Jordana remportera le titre ? Enfin bref, ça m'amuse beaucoup !
Alors voilà, tu viens de monter ton gilet (et t'es pas mécontente, parce que le coton, franchement, comme dirait ma belle mère, c'est quand même une belle chiotterie à tricoter-oui, ma belle mère jure aussi-) et en voyant ça, tu te dis:
Oh la la mon dieu mon dieu mon dieu, mais comment faire pour remonter 22345 mailles sur cette encolure, je ne vais ja-mais y arriver.
Non, effectivement Cindy Belle, ce n'est même pas la peine d'y penser, ce n'est jamais régulier, il y a toujours un côté plus détendu que l'autre, et, des fois, ça fait des trous. Autant dire un travail de truie.
Mais comment faire, je ne vais quand même pas le porter comme ça, ça fait limite créateur belge...
Je vais te révéler le secret de l'encolure qui tue.
Vas-y raconte !
1- Tu montes ta bande d'encolure à part (tu montes à part le nombre de mailles que tu devais remonter directement sur ton col) et tu termines par deux rangs supplémentaires (pas prévus dans l'encolure finale) dans une autre couleur.
Mais ça va pas faire beau si c'est dans une autre couleur
Ta gueule, c'est pas grave, on l'enlève à la fin, maintenant, regarde
2- Ensuite, tu épingles cette bande sur cette encolure, coooomme ça, avec autant d'épingles que tu veux
3- Ensuite, tu passes au truc le plus délicat : tu couds ta bande sur ton tricot joli. En points arrière, à la lisière des deux couleurs, en faisant trèèès attention de n'oublier aucune maille de la bande d'encolure.
Pourquoi ?
Parce que, sinon, t'es dans la merde Cindy Belle
Oui mais c'est très très long et très très dur.
OK, maintenant, tu te tais, et tu fais comme sur la photo.
4- Maintenant, c'est le meilleur, tu tires sur le fil plus clair, pour qu'il ne reste QUE la bande d'encolure. Et hop !
5- Et hop !

Encore un gilet raglan, quelle coïncidence
Modèle phildar n°548-T7-454 du mini catalogue So chic !
fleur de coton couleur cachalot, 200 grammes pour une taille 38-40.























