13 mai 2008
Une balthazar pour Gaspard


12 mai 2008
Mes précieux coupons #1
Je viens de passer quatre jours très très étranges. Il professore était parti en Franche Comté participer à un grand événement culturel, et je me suis retrouvée toute seule avec Alice. Quatre jour en mère d'enfant unique. YES. Autant dire que je m'étais préparé un programme aux petits oignons : balade, déjeuner mondain chez la voisine, marché samedi matin, virée chez Mollat (parce que j'ai terrrrriblement envie d'un certain livre qui a des problèmes de taille de patrons), j'avais même pensé à appeler la baby sitter pour me faire une toile.
Mais un vilain virus en a décidé autrement. Et mon beau programme s'est mué en "parent isolé d'enfant malade et suprêmement chiant, dormant par tranches de deux heures, n'acceptant de manger qu'un demi yaourt par jour sous la torture, avec un temps de merdasse, que tout ce que tu peux faire c'est aller chercher ta baguette au coin de la rue en pressant le pas". La misère quoi. A part quelques contacts radio avec le monde civilisé , j'ai mené une vie d'ermite. Et c'est parfaitement contraire à ma nature profonde, c'est moi qui vous le dis.
Mais je suis une fille pleine de ressource. Et puis ça faisait une éternité que je n'avais rien cousu à Camille (Camille c'est la grande, la brune). C'est que ça risque de ne plus durer si longtemps cette histoire. Mais pour le moment, le rituel reste toujours le même. Je sors le livre (pour elle, le catalogue citronille, façon paper doll, reste source d'émerveillement, alors que les livres japonais, bof bof), je sors la caisse de tissu, et elle commande. Et je m'exécute.


Modèle m de girly style wardrobe, lin (teint maison, je suis écoeurante) et coupon IE (ouille qu'il a été dur à couper celui là!). Adoptée au premier regard, à l'heure où j'écris ces lignes, elle virevolte dans le jardin. Chouette !
06 mai 2008
Ils sont de retour
Non mais vous avez vu ce soleil ??? Oh la la la la , il va falloir aller fouiller dans les sacs de l'an passé, mais où j'ai mis ce putbiiiiip de bob de merbiiiip, c'est pas possible, y'a vraiment que moi qui range les trucs dans cette maison... (toute ressemblance avec un personnage existant ou une situation vécue ne serait que pure coïncidence bla bla bla).
Heureusement, j'ai pensé à vous, je m'étais bien amusée avec la version automne hiver, et puis avec l'arrivée du printemps...
Et puis, avec le temps que j'ai passé enfermée à cause de la pluie, j'en ai accumulé des choses...
Et puis les enfants n'en peuvent plus des tuniques (même à pattes contrastées) ...
Et puis, je vais bientôt déménager, alors avec ce stock de tissus...
Et puis je profite d'un court moment d'inconscience pour vous montrer ce que je fais en cachette, parce que ça me démangeait un peu de le faire juste un fois avant de reprendre le chemin de l'école...
Et puis je me tais, je me triture un peu les doigts en attendant votre avis, toujours précieux et soyons fous, des commandes si ça vous chante !
Ah, oui, juste un truc qui pourrait servir : allez voir la suite dans l'album photo "je joue à la marchande". To be continued.
30 avril 2008
La revanche de la tunique de la mort
Il y a un truc qui m'agace vraiment beaucoup beaucoup, et je suis certaine de ne pas être tout à fait la seule... Attendez, je vous raconte. L'an dernier, comme ça, par un hasard tout ce qu'il y a de plus fortuit, je passe au comptoir des cotonniers. Oh, vraiment, le truc qui ne m'arrive jaaaamais. Et je vois la tunique de la mort. Je dirais même de la muerte. La tunique ultime : imprimé parfait, coupe parfaite. Mais bon, auvergnate je suis, auvergnate je reste, et comme d'hab dans cette boutique, je fais ma fière, je trouve que c'est trop cher pour une petite cotonnade de rien, et me dis que j'aurai ma revanche pendant les soldes. Erreur fatale, je n'ai JA-MAIS retrouvé la dite tunique, et ce n'est pas faute d'avoir envoyé des émissaires dans toutes les succursales de France, de l'avoir traquée sur e-bay (tiens au passage, il y en a une que j'ai loupé la semaine dernière, mais passons).
Et puis je me suis dit qu'en cherchant un peu, je trouverais bien un modèle, japonisant ou pas qui ferait office de consolation. Alors, je me suis lancée sur la 13, et je vais avouer quelque chose que je n'oserais jamais dire haut et fort sur japan couture addict : pas si mythique que ça. Je la trouve trop décolletée, et je n'aime pas l'encolure carrée en plusieurs morceaux.
Enfin ces dernières semaines, en regardant un peu à droite à gauche, j'ai eu LA révélation. Ma tunique de la mort n'était ni plus ni moins qu'une solveig. Si c'est pas incroyable... Alors zou que je chevauche ma bicyclette pour aller chez madame Canelle. Tiens, une info pour les bordelaises : elle attend du liberty (environ une vingtaine). Et que je me suis lancée. C'est un régal à coudre, je me suis amusée comme une petite folle.

Petite modification au passage, j'ai fait des manches une taille en dessous pour ne pas que ça face "gigot". Passé Pâques, je crains un peu, surtout en dessous d'un mètre soixante. J'ai fait la doublure de l'encolure en lin, pour que ça ait un peu plus de tenue. Et pis c'est tout !

Ah, si, juste un petit truc, j'ai mis trois précieux boutons en nacre grise (merci Karine pour le coupon !)
31 mars 2008
Mille pattes
Ce qui est formidable avec ce temps de merde, c'est que je peux coudre sans me dire -vieux relent d'éducation scoute- "mais va donc jouer dehors qu'y fait beau au lieu de rester enfermée comme ça" (vous pouvez ajouter tricoter, bouquiner, canaper à coudre). C'est que j'en profite, vous pouvez pas savoir. J'ai un peu peur, parce que je sens bien que le mois d'avril arrive et que fatalement, je n'aurai plus aucune excuse pour rester scotchée à ma machine. Vous pouvez pas savoir ce que je l'aime ce temps de Toussaint. On me plaint "ma pauvre, ça doit pas être marrant avec les enfants, le mercredi, vous ne pouvez pas faire grand chose". Dans ce cas, je prends un air très affecté, et je fais "Oui, mais c'est sympa tu vois, on a réussi à faire plein de trucs ensemble, on lit des histoires, on fait de la peinture, et puis ils sont super cool". Là, je sens un doute passer dans le regard des gens. En fait j'adore ça les mercredis à pas mettre le nez dehors. On peut faire de la pâtisserie en toute impunité "les enfants, on n'a pas le choix, et puis on va pas allez acheter les gâteaux alors qu'il pleut comme ça non?" (de temps en temps, j'ai peur d'en rajouter, mais non, ça marche). Et puis on va pas aller à la médiathèque non plus, on attraperait la mort ! Bref, tout ça pour vous dire, mes petits amis que la pluie, le froid, le vent ... je kiffe ça graaaaave.
Alors que couds-je ?
Des chemises.
A manche longue.
Des balthazar de Citronille (je t'expliquerai Moumouche)
Et qu'avez le temps, la pattounette de boutonnage, j'en fais mon quatre heures.

Alors si il y a bien un truc que j'aime dans ce modèle, c'est la patte de boutonnage. Contrastée. C'est quasi une question d'éthique. Sinon on voit pas la patte de boutonnage (je trouve).

C'est la petite dernière que j'ai faite pour Camille. Je l'aime beaucoup. Heureusement, heu-reu-se-ment qu'il continue de pleuvoir, je vais pouvoir continuer à coudre...

Joue avec moi et devine ce que je suis en train de préparer !
21 mars 2008
Plus tout à fait de la layette
Vous avez déjà vu des pelotes comme ça vous ?

... Moi non, et je dois dire que c'est le genre de surprise qui me ravit l'oeil. J'ai fait cette découverte en faisant un pull pour Alice, avec une merveille trouvée là. Et je me suis dit que ce n'était plus tout à fait de la layette (même si le 3 ans, ça va vite, je rechigne moins que du 8 ans qui sera trop petit dans 6 mois...).

C''est pas pour dire, mais ça faisait longtemps que je n'avais pas été contente du résultat à ce point. Il y plein de petits détails comme j'aime : l'encolure carrée, les côtes, les manches un peu resserrées au poignet... Ce que je préfère ce sont les petits "godets" qui se forment au passage jersey-côtes...

C'est chou hein ? Bon allez, une petite dernière, parce que là, je craque (imaginez surtout la main potelée au bout...)
Et puis la prochaine fois, je vous raconterai comment je me suis mise au crochet, parce que j'ai dans l'idée de l'améliorer un peu cette encolure.
Désolée de vous laisser si longtemps sans réponse : c'est un modèle Citronille (fiche n° 43 pour être exacte) qui va jusqu'au 12 ans et qui taille ... grand comme d'hab (mais pour le tricot c'est pô grave). Merci pour tous vos petits mots, j'en ai le rose aux joues.
28 février 2008
la veste à 8 mains
Ça fait des lustres que j'ai envie d'un paletot. Mais ceux que je trouvais étaient :
- soit trop djeuns (j'en ai essayé un, il ne me manquait plus que le slim et les ballerines, j'arrive même à me faire rire dans les cabines d'essayage, c'que chuis rigolote comme fille!),
- soit trop chers,
- soit tristounets,
- soit quasi jumeaux de mon demi-milliard de vestes que j'ai dans ma penderie.
Mais bon, je suis un chouïa têtue comme fille. Alors j'avais repéré un modèle dans le burda de l'automne dernier. Quand j'ai mis le nez dedans, horreur, il y a avait des coutures sur les manches. J'ai donc fait appel à ma première bonne fée, ma conseillère technique, qui, d'un coup de baguette magique m'a "inversé le raglan" (je vous jure que c'est en tout bien tout honneur)
Je me suis mis en quête d'un beau tissu un peu raide. Mais à St Michel, comme d'habitude, je n'arrivais pas à me décider. Alors, la deuxième bonne fée, ma "conseillère textile", m'a montré un beau jean brut.
Il ne me manquait plus que la doublure, que je voulais très "vrai chic parisien". C'est là que la troisième bonne fée entre en scène, pour que pif paf pouf, je me mette au boulot.
Autant vous le dire tout de suite, le truc des parmentures, je n'ai rien, mais rien compris. Alors je l'ai entièrement doublée, c'est nettement plus chouette. Bon, on passe aux photos ?


Voilà Emma, tu étais curieuse de savoir ce que j'allais faire : ta merveille de popeline m'a permis de faire une doublure super agréable (et puis, c'est capital de faire une doublure chic non ?) et de soigner le genre des détails comme je les aime (revers de poche, martingale, doublure du col). Voilà... le seul problème, c'est qu'il s'est remis à faire gris et froid, on avait un peu oublié qu'on était en février. Mais je suis ravie ravie ravie. Allez, une petite dernière, parce que je sais que vous les aimez, les photos en pied !

(aaaah, les chiottes en arrière plan, mon petit déhanché, ma main de matrone sicilienne sur la hanhancheuh, les traces de doigts sur le miroir... je me demande comment je ferai dans cette maison si chic, il va falloir des paliers de décompression, sinon je vais me sentir mal !)
Ah, juste un truc : je me suis un peu pris un vent sur la question essentielle des habits chéris... Non, pitié ne me dites pas que ça n'a aucune importance pour vous et que vous êtes totalement détachées de ce genre de contingence matérielle.
27 février 2008
au vrai chic parisien
Est-ce que vous avez, dans votre garde robe, des habits chéris ? Attention hein, chéris chéris chéris. Je ne parle pas du jean qui vous aura suivi tout l'hiver, que vous vous demandez comment vous avez fait pour vous habiller avant. Non, je parle de fringues que jamais, jamais, JAMAIS vous ne jetterez, donnerez sous quelque prétexte que ce soit.
Moi j'ai deux trois trucs comme ça. Il y a mon jean vert amande de comptoir des cotonniers (aussi connu sous le nom "jean qui attire les taches). Que j'ai aussi acheté en noir. Mes babies bleu marine que j'ai depuis la terminale. Mon gilet à un bouton des Petits Hauts. Et puis ma robe "Au vrai chic parisien".

Elle a plus de 10 ans. Montre de sérieux signes de faiblesse. Me plaît toujours autant. Et me rappelle un bon moment : je venais de passer le dernier oral d'une très longue série, qui devait (mais je ne le savais pas ce jour là) marquer la fin d'études un peu laborieuses. A cette époque, les oraux du capes se passaient à Paris, je dormais chez ma tante à Versailles. Avant de reprendre mon RER, je fais un petit tour près du Bon Marché. A cette époque que les moins de 20 ans il y avait une boutique (rue du vieux colombier me semble-t-il) qui s'appelait "au vrai chic parisien"... Qu'est-ce que c'était beau... assez peu de modèles, très largement inspirés de la mode des années 50 et 60 (petites robes, polos près du corps et pantalons larges). Enfin bref, tout ça pour vous dire que ma robe était là, qu'elle m'attendait sagement, et qu'elle s'est rapidement retrouvée dans mon sac (alors que c'était pas, mais pas du tout raisonnable, et qu'elle m'était un peu juste, parce qu'à l'époque, j'avais des gros lolos). C'est la robe idéale. Je suis certaine qu'Aggie l'aurait a-do-rée! Aussi chouette avec des ballerines qu'avec des tennis en toile, avec une marinière à rayures (punaise, je me sentais la reine du pétrole avec mes pois et mes rayures) une veste en jean...
Bon, pourquoi est-ce que je raconte tout ça moi ? Mmmm, oui, c'est ça, je voulais vous faire partager mon goût pour la mode des années 50, mais je suis complètement passée à côté du truc. Je voulais aussi vous parler de la veste que j'ai terminée, mais je vous raconterai la suite demain. Et vous, c'est quoi votre habit chéri ?
Aaaah, mais j'en ai oublié quelques uns :
- ma robe de mariée, une Corinne Sarrut achetée très vite (je me retiens chaque année pour ne pas teindre la veste)
- des trucs piqués à ma mère ( son chemisier sur mesure en soie verte, sixties en diable)
- ma marinière ...
20 février 2008
se résoudre
Je l'ai toujours trouvée étrange cette expression, se résoudre... Et pour tout vous dire, quand on se résout (mais j'y pense, c'est un peu comme si on trouvait en soi la solution, non ?) c'est rarement de gaieté de coeur, on capitule, on rend les armes, on est raisonnable, enfin bref, on respire un grand coup, on serre les dents et on attend que ça passe. Enfin pour moi, "se résoudre", ça veut dire tout ça à la fois. Non non non, ne vous inquiétez pas, tout va bien, pas de drame familial, sanitaire, immobilier ou autre. On est un peu surexcités, un peu inquiets, très impatients, rien que de très normal.
Non, c'est d'un drame tricotesque dont je dois vous parler aujourd'hui. Attention hein, va falloir être courageux, parce que c'est un peu dur. Alors, si ce matin vous n'avez pas une pêche d'enfer, passez votre chemin, revenez plus tard quand vous aurez pris des forces. Je parle je parle, mais venons en au drame en question. Touts grisée par la réussite du raglan et de ma première encolure en grafting, je me suis attaquée à un projet qui me trottait dans la tête depuis quelques temps: défaire mon pull en alpaga. Il professore m'avait, comme à chaque Noël, pourrie gâtée, et sous le sapin, j'avais trouvé de merveilleuses pelotes de baby alpaga, que la dame de la lainière, elle dit que c'est quasi du cachemire. Sauf que je m'étais ruée dessus comme une affamée, et que le résultat n'était, à mon sens, pas à la hauteur du produit, et puis ce rajout en côtes, je ne voyais que ça.
Alors zou que je te le détricote. Dans le genre pénible, ça se pose là. Et puis, contente comme tout d'être venue à bout de la corvée, je retricote, toute pleine d'entrain(je vous parlerai du projet une autre fois, sinon, ça risque d'être un peu long). Là, celles qui savent commencent à avoir des sueurs froides "Quoâ, elle retricote sans avoir repassé sa laine???". Et que je te monde 216 maille sur une belle aiguille circulaire. Et que je te monte 20 cm de jersey (avec une bande mousse en bas, hé hé, pas folle). Et que je vais au café tricot samedi (enfin, super vite parce que j'étais pressée). Et que je pose LA question "dites donc les dames super fortiches du café tricot, quand on repasse, ça part ce côté froissé de la laine retricotée ?". Là, il y a eu comme un blanc. Des regards gênés échangés par dessus les tasses, du genre "on lui dit vraiment ?".
Là, je dois reconnaître que vous avez bien joué, et que vous avez eu raison d'être franches. Donc, en l'espace d'une minute, j'ai appris que :
- il fallait toujours repasser la laine défaite pour la défriser
- que j'allais devoir TOUT détricoter.
je rentre chez moi, je saisis nerveusement l'encyclopédie de la couture-tricot-crochet-broderie, et je lis : "le fil qui a été tricoté, même pendant peu de temps, a pris la forme des mailles. Il convient donc de le défriser. Vous le passerez à la vapeur, ou au fer chaud, après l'avoir, tout en le détricotant, enroulé sur des bobines de fer que vous confectionnerez facilement vous même. "

Zut de merde. Je me résous.
12 février 2008
Eh eh eh (ricanement gras de contentement et d'autosatisfaction)

Cheveux pas coupés (bouclettes par une mousse magique revigorées)
Problème de l'encolure réglé
Trouvaille du marché
Cousu le bouton doré
Yeah !






