26 mars 2008
Mariage pluvieux... mariage pluvieux !
Ça y est, tout le monde est enfermé à la maison à l'abri des bourrasques (sauf mon linge qui est à son troisième bain... et dire que j'étais toute contente de l'étendre de bon matin!), on va sortir la pâte à modeler, préparer un cake alors qu'on devait se remettre de la cure d'oeufs de Pâques, essayer de négocier un heure de couture contre la lecture d'une aventure de Tintin... Bon, c'est mercredi quoi !
Faut que je vous raconte ma virée à Paris. Ben oui, je suis partie comme ça, en loucedé sans rien vous dire. Et puis attention hein. C'était un peu spécial comme virée. Point de virée shopping-expo-copines. Nan. C'était solennel. J'ai marié ma mère. Ouaip. Ma mère. Moumouche quoi. Alors comment ça fait de marier sa reum ? Eh bien, passés les jours de déni, à faire la crâneuse "Ben ouais, j'marie ma mère quoi", une fois coincée dans le train, j'ai dû me rendre à l'évidence, ça me remuait bien un peu.
Je n'ai pas arrêté de faire des trucs bizarres. Aller me faire faire un brushing - un brushing- chez le coiffeur, entrer dans un Séphora et me mettre un pschitt de Miss Dior. Prendre du champagne à l'apéro. Un verre de blanc. Un autre verre de blanc. Un troisième verre de blanc, mais pas du même que les deux premiers. Un verre de rouge, et vous savez ce qu'on dit "rouge sur blanc tout fout le camp". Un verre de limoncello. Et vous savez ce qu'on dit "limoncello à la fin du repas, ma fille, t'es dans l'embarras". J'ai pris des photos dans la rue en allant prendre mon train. Je me suis assise un petit moment dans St Paul (enfin dans l'église Saint Paul) histoire de faire ma petite prière. Et j'ai failli louper mon train, mais ça, c'est plutôt habituel.



Bon, trêve de plaisanteries, ça a été une bénédiction cette escapade. Certes, il a fait un temps de merde. Mais c'est pas grave. Déjà, j'ai pu choper la créature le temps d'un café, et c'est" sempre un piacere, cara". Et puis je suis allée baver devant les tissus chez IE (enfin je n'ai pas fait que baver). Ensuite parce que j'ai pu vérifier les fréquentations de ma mère, et croyez moi, ça n'a rien d'accessoire (Patricia, je rigole encore en pensant à ce que tu as pu dire à 3 mètres du marié). Ensuite, parce que j'ai fait un des meilleurs repas de ma vie. Et quand je fais un bon repas, ça me rend heu-reuse, surtout en face de ma soeur. On est allés manger à la Sardegna a tavola. Je ne me rappelle pas de tout le menu, mais c'était divin : des antipasti de folie (ah, les aubergines, la salade de poulpes, le carpaccio de mérou) des pâtes, mais des pâââââtes, et puis le dessert (un fraisier, parce que vous avez déjà vu un mariage sans fraisier vous ?) Je vous donne les adresses, des fois que vous fassiez une promenade à Paris :
- La Sardegna a tavola : 1 rue de Cotte 75 012 Paris 01 44 75 03 28
- Blé sucré : 7 rue Antoine Vollon 75 012 Paris (c'est square Trousseau, juste à côté du marché d'Alligre)

12 mars 2008
Mon fils...
C'est le désert, je n'ai :
- rien à montrer (si, une petite tunique, mais rien de folichon)
- pas de difficulté majeure avec un tricot rebelle ou une laine récalcitrante
- personne après qui râler
- pas de fiel à déverser
Bref, la misère. Limite, j'ai l'impression de devenir douce et gentille, option "joie du foyer"... J'ai dit "limite". Mais bon, c'est pas une raison de vous laisser en plan avec une tarte, alors allons-y :
S'il y a bien une question que je me pose tous les jours, c'est "Comment qu'y s'ront, mes bézots, dans 10 ans?" (oui, je change un peu, bézot, c'est l'équivalent de gnaud en cauchois, si vous aviez tout lu Maupassant vous le sauriez). Et je dois bien dire que, parfois, là aussi, je m'fous la trouille. Prenez mon fils, par exemple. Raphaël, cinq ans et demi. Je tâtonne toujours pour le mode d'emploi, dont je me demande parfois s'il n'est pas écrit en coréen (du nord, ça va sans dire).
En gros, ça donne :
- du lever (qui varie de six heures à sept les jours de fête) à l'ingestion du petit déjeuner (compter en moyenne 3765 calories), il est sur le mode déglingue. Soit super joyeuse, soit super mauvaise (on a récemment été menacés du peloton d'exécution mon mari et moi).
- puis il va généralement s'entretenir quelques temps en solo avec ses playmo-kapla-légos-ou superman, quand il ne va pas à l'école (dans la joie, c'est toujours ça de pris).
- à partir de 10h17, il me demande ce qu'on va manger à midi. Puis s'en inquiète régulièrement toutes les dix minutes (un peu comme moi remarquez, sauf que lui est du genre "gros genoux, côtes qui saillent").
- mange avec beaucoup d'entrain ce qu'il y a à table, en se demandant ce qu'il y aura à goûter, et si il pourra regarder midi les zouzous après, et si il y aura encooore de la soupe ce soir, et si, comme il y a de la soupe, je ferai quand même un petit dessert. Eh oui, il peut faire tout ça mon fiston. Sans compter que, pendant ce temps, il intègre mes invectives récurrentes "ta main sur la table, ferme la bouche, tiens toi droit, ta main sur la table, ferme ta bouche, tiens toi droit, ta main sur la table, tiens toi droit, ferme ta table, ta main dans la bouche...". Je ne désespère pas, je suis sûre qu'à 24 ans il mangera avec une fourchette.
Bon, je vous fais grâce du reste de la journée. Tout ça pour vous faire remarquer, que je suis méga à l'écoute (c'est d'ailleurs pour ça que je blogue à 10 heures du matin). Je nourris pourtant quelques angoisses à propos de mon Raphaël. Je ne vais pas m'étendre sur ses angoisses à propos de la mort, des méchants qui veulent entrer dans la maison la nuit, de sa peur qu'on l'abandonne, ça, à la limite, je me dis que mon fiston est aussi flippé que moi. Non, il s'agit de quelque chose de beaucoup plus grave. Je veux parler de ses goûts vestimentaires. Déjà, il porte les chemises que je lui fais sans rechigner (en parlant avec la maîtresse, j'ai compris que c'était pour draguer les filles). Ensuite, il m'a commandé un pull, avec le chien Max dessus. Et puis, l'autre soir, en lisant le tour du monde de Mouk, il est resté scotché à la page du Burkina Faso. Il a mis le doigt sur un boubou et m'a dit "c'est une chemise comme ça que je veux". Et j'ai eu LA révélation.
Résumons :
- il est passionné par l'Inde, dit Namasté à sa maîtresse et ne quitte pas sa chemise à éléphants,
- il veut une chemise africaine,
- porte des birkentocks sans rechigner (alors que moi, à son âge, si moumouche avait osé, je lui aurais dit "are you talking to me?"),
- il adore rester allongé sur le canap' à rêver ou écouter de la musique (et ça m'énerve),
- il est super gentil, mais attention super gentil, version peace, je partage tout,
- il adore quand je fais du dahl de lentilles...
ça ne fait plus aucun doutes : mon fils est un gros babos.

30 janvier 2008
Regalo
Allez, on va dire que c'est le mon dernier titre en Italien. Regalo, ça veut dire cadeau, et à mon avis, c'est un mot que j'ai dû savoir dire très tôt (en faisant des yeux de biche à Zio Filippo et Zia Lisetta, qui n'en demandaient pas tant pour me pourrir). Je n'ai pas pris le temps de répondre à tous vos message, alors pour aujourd'hui je vais faire une réponse collective. Je ne suis pas née de 28 janvier. Ni le 27. Mais le 25. Décembre. Ne vous fiez pas à mon air un peu contrit quand j'annonce ma date de naissance. J'adore ça être née à Noël. C'est étrange, d'un côté, ça passe assez inaperçu. Mais d'un autre, il y a quand même une méchante ambiance de fête, avec débauche de loupiotes, de musique d'ambiance, de sapins... très égoïstement, je le prends pour moi. Autre détail d'importance, je suis hyper, méga, over, super gâtée à donf. Parce que j'ai vraie double ration de cadeaux. Celle du Père Noël parce que je suis sage toute l'année. Et celle parce que c'est mon anniversaire, capito ?
C'est donc comme ça que je me retrouve avec un super vélo (offert par mon Grand Père, je précise). Je dois l'avouer, pour l'instant, Alice est la seule à avoir un casque. Je résiste par pure coquetterie, je sais c'est pas malin. Imaginez Alain Souchon défrisé, et je suis sûre que vous me trouverez des excuses. Mais si Knitty en propose un à tricoter en mohair... Vas savoir. Je me suis donc lancée pour une petite balade lundi matin, et c'était un pur régal. D'autant que je me rendais à St Michel que j'y ai trouvé du lin à tomber, et des amies pour bavarder autour d'un café (encore pardon Karine de t'avoir laisser givrer devant les rouleaux). Enfin j'ai adoré ça, le vent frais sur les joues, pousser fort sur les pédales pour aller à fond les manettes. Je ne lui ai pas encore trouvé de petit nom à ce vélo, mais je compte bien le baptiser. J'avais pensé à éclair, mais c'était le nom de ma mob' (éclair mon cheval de feu). Ou alors éclair II, ou éclair Junior, je ne sais pas.
Alors on passe maintenant à la deuxième couche de cadeau. THE cadeau... Tadaaaaam : un we à Séville child free en tête à tête avec il Professore. Je ne vous dis même pas dans quel état de transe ça me met. Hein ? Quoi ? C'est é-coeu-rant... Ben oui (sourire gêné). Tiens pendant que j'y suis, si jamais vous avez des adresses d'hôtel, on est preneurs (et n'en profitez pas pour m'envoyer dans des boui-bouis parce que vous êtes jaloux) et d'autres bons plans aussi, ça va de soi. Bon, c'est pas le tout, mais je vais aller essayer mes chaussures de Flamenco ! (Eeeeh, Miguel, ce serait pas mal comme nom de vélo non?)

08 janvier 2008
agripée
Je déteste le mois de janvier, l'augmentin et les cartes de voeux ! Comme le laisse deviner ce cri du coeur, je me retape à toute allure : je marche pliée en 12 en toussotant, je suis d'humeur exécrable, bref tout va bien.
Je ne vous avais pas montré certains cadeaux qui, depuis le 24 décembre, sont partis rejoindre leur nouvelle maison. Tiens, je ne suis pas la seule à avoir préparé un sac à ma soeur... Celui là me faisait de l'oeil depuis l'an dernier, repéré dans un numéro d'idées magasine et, en toute modestie (comme d'hab', vous me connaissez!) je ne sais pas encore comment j'ai réussi à le laisser sous le sapin. On se console toujours en se disant "je peux toujours me le refaire..." Enfin une chose est sûre, ce ne sera pas le dernier. Ah, oui, je sais, la photo est floue, mais là, il est trop tard pour en refaire une.

23 décembre 2007
Premier ensemble
C'est la première fois que je fais des cadeaux pour d'autres que ma mère et ma soeur, et pour tout vous dire, je suis un peu dans mes petits souliers. Voilà un petit ensemble pour ma nièce, présenté à la façon de Flo. Bon, promis, après je vous lache avec mes petits pois...

Voilà, je dois être la dernière à poster (pensez à moi, je pars à V'soul et il paraît qu'il fait frooooiiid...), alors il ne me reste plus qu'à vous souhaiter à tous des très belles fêtes, et, puisque je ne serai certainement pas de retour avant un petit moment, une très belle, une merveilleuse année 2008.
18 novembre 2007
Mes petits choux...
Ça y est, on a récupéré il professore, promis juré il ne repart plus (Alice se réveille quand même trois quatre fois la nuit pour vérifier qu'il ne fait pas le mur). Drôle de dimanche où on fait les berniques, où on essaie de tout raconter ce qu'on a fait, où personne ne s'éloigne d'un rayon de 50 cm, où on aimerait quand même sauter dans un tgv pour aller embrasser notre neveu tout neuf (belle vie à toi petit Vincent...oserais-je déjà t'appeler Vinz'?) où on savoure les cadeaux (oui, j'ai bien eu mon tshirt I love Galapagos, et un collier en nacre terrrrrrrible)... Bref, on ressert les rangs. Dimanche super cosy. Genre thé-feu de cheminée-muffins. Sauf que nous, on est une famille de montagnards (ben ouais, la Franche-Comté et l'Auvergne, c'est bien un peu la montagne). Alors dans ces cas de dimanche reconstituants, on se fait... Du CHOU.

Il est pas mignon, là, comme ça, prêt à être débité en fines lamelles? Je suis allée le chercher au marché ce matin, parce que j'avais vu une belle recette de saumon à l'embeurrée de chou (embeurrée ... j'adore ce mot), et que ça me faisait envie tout plein. Un épisode de panique au Mangin Palce et un passage au four plus tard, ça donne ça:

(Je pourrais jouer à la série motifs vs motifs chez Ktl...) C'était trèèèèès bon (le chou, c'est booouuuurrrré d'antioxydants me dirait ma belle mère). Et puis dans la foulée, pendant que c'était en train de cuire, j'ai attaqué un chou rouge sans défense, j'ai été d'une cruauté absolue !

Bon, je vous rassure, pour le goûter, on avait quand même des brownies, on n'est pas des sauvages quand même !
J'ai l'impression que vous en avez fait des choses pendant que je n'étais pas là. Bon, pour la moustache, je vais attendre que tout le monde soit retourné à l'école, hein, histoire de garder un semblant de dignité. Par contre, j'ai complètement manqué le challenge cuisine, c'est dommage, parce que j'en avais des choses à vous montrer dans ma cuisine. Allez, demain, tout le monde reprend le chemin du boulot (sauf moi, hé hé) alors je reviens vous voir. A demain !
10 novembre 2007
Cubidus
Jesaispasvousmaismoi, j'ai un système d'auto défense terrible avec les enfants (les miens je veux dire). Je n'ai pas encore trouvé le magasin qui vend la zapette de la pub petit bateau (celle qui les mets en mode pause, juste histoire de reprendre ses esprits). Par contre un "deux minutes mon chéri, je finis quelque chose j'arrive" est assez efficace. Attention hein. Il faut vraiment avoir l'air de faire quelque chose (être assise à son bureau à écrire une dissert hum hum) et le dire avant même que le mouflet ait proféré me moindre son en tendant ses bras potelés vers vous. Autant dire que si vous êtes vautrés sur le canap' (avec un bon vieux bouquin, mmmmm) et que l'enfant vous dit qu'il a très envie de faire caca, ça n'a aucun effet.
Sauf qu'en ce moment, mon mode "deux minutes mon chéri", il est en pause jusqu'à vendredi prochain. Parce que ce salopard de professore est parti (avec mon appareil photo en plus) aux Galapagos batifoler avec les tortues luth. Et que je suis seule avec les gnauds (c'est du Franc Comtois, ça veut dire les enfants, option, "ceux qui graillent 3 fois par jours et qu'il faut torcher en plus"). Je suis donc entièrement à la merci de ces 3 merveilles de la nature, dont j'avais oublié le potentiel intellectuel et physique.
Raphaël, vendredi soir en rentrant de l'école. Il agite son bras avec un air très énervé :
"Maman tu sais, on a 2 os dans le bras, le cubidus et le radius, et ben, eh eh eh eh ben (mon fils bégaie, mais on le soigne) eh ben, si on les avait pas, surtout le cubidus, et ben on aurait un bras tout mou qui pendouille"
Camille, depuis bientôt une semaine a découvert le monde fabuleux de l'Egypte ancienne (putain, mais quelle conne de les emmener à la bibliothèque j'vous jure)
"Moi celle que j'aime bien c'est Maât, avec la plume d'autruche. Maman, est-ce que tu crois que j'aurai l'âme légère comme une plume aussi ?"
Là, je fais juste une parenthèse, j'entrevois avec horreur le genre d'élève que sera ma fille en 6ème...du genre de ceux que je haïssais quand j'étais en collège, qui t'apportent des livres sur l'Egypte, qui te disent qu'il y a des erreurs dans tes poly, et qui pleurent quand on ne parle plus de l'Egypte, et qui te demandent encore au mois de mai "est-ce qu'on refera les Egyptiens ?" Passons.
Alice, heureusement, ne parle pas. D'ailleurs, pour mon équilibre personnel, j'ai décidé de n'encourager aucun développement de la parole chez elle, à l'entrée en maternelle, ça sera bien assez tôt ! Petite découverte anatomique néanmoins intéressante, je crois qu'elle a une molaire qui lui pousse à la place d'une canine...
Allez, c'est tout pour aujourd'hui, vivement vendredi qu'il professore rentre bronzé, reposé (à moins qu'une bonne grosse grève reconductible de la mort ne me le garde à Paris) je me demande quel beau tshirt je vais avoir !

11 octobre 2007
Les 80 ans de papi. Episode 2 : I'm out of control
Bon, alors j'en étais au moment où on était allées au cinéma voir ce top film sur ce gros blagueur de Ian Curtis. Joy division, juste une parenthèse sur mes années de lycée... jesaispasvousmaismoi, quand j'étais au lycée, il y avait un lieu super important, c'était le foyer. Décoré par le club art plastique du bahut, au lieu de la glande devant l'éternel, avec stage continu de tarot. La truc ultime au foyer, c'était de faire passer TA musique. Genre t'apportais ta K7 (ben ouais, c'était au néolithique) et tu la posais nonchalamment sur le comptoir en faisant des yeux de faon malade pour qu'on la passe, et qu'on saisisse à quel point t'étais super cool. Je sais pas pourquoi, mais Prince, même en rêve je pouvais pas le passer. Alors, j'ai été faible et lâche, j'ai fait comme si j'aimais le rock. Qu'est-ce que ça pouvait me faire chier. Et qu'est-ce que je faisais semblant d'aimer ça. J'avais même un copain qui me filait les enregistrements des black sessions de Lenoir. Joy Division, je crois que limite, ça me faisait gerber. Déjà que j'habitais Vesoul, j'allais pas en plus écouter de la musique de dépressif (remarque, quand je pense aux statistiques du lycée Belin, je me dis qu'il y a sans doute un truc). Le pire, c'est quand on me demandait "Alors...elle est bien la K7 que je t'ai filé ?", là, en général, je prenais un air méga inspiré, je disais que c'était super puissant, tout en me disant que je n'avais aucune personnalité, et que Prince ça finirait bien par me passer un jour, que je deviendrait normale quoi. Bon, bref, tout ça pour dire que non seulement, Control, c'est vraiment mais vraiment un très beau film, que je suis allée prendre un disque des Joy (ouais, au lycée on disait les Joy... mais pas les New, pour New Order, je n'y avais jamais pensé avant) et que ça passe un peu en boucle (faudrait sans doute que j'arrête parce que Raphaël secoue violemment la tête quand ça passe)
Je parle je parle, mais je devais vous raconter les 80 ans de mon papi. Ben c'était bien. On a mangé de 11heures à 16heures 17 (je suis partie parce qu'il y avait mon train) il y avait des cailles au foie gras, du boeuf bourguignon, des desserts au chocolat. Tout le monde était content d'être là. On a raconté des blagues. On a chanté avec l'orgue de barbarie (Riquita jolie fleur de javaaaaa, vient danser, vient donner des baiseeeeers). On est sortis au soleil, et c'était bien.
Un truc dont je ne vous ai pas parlé, c'est la virée du dimanche matin, quand on est allées chercher les desserts Moumouche et moi. Je la soupçonne de vouloir ma perte pour m'emmener dans des endroits comme ça. Si jamais vous voulez vraiment manger de très très très bons gâteaux. Allez, chez Blé sucré, square Trousseau. En matière de bons gâteaux, je crois que je pourrais écrire une thèse, ben là mes amis, c'est la fête !
Ensuite, on a poussé jusqu'au marché d'Aligre. Bon, je vais essayer de rester calme, mais vous savez de quoi je peux être capable en face d'étals de légumes... Alors j'ai craqué. Je me suis acheté des mignonnes courgettes jaunes, épaisses comme le doigts (qui macèrent à l'heure qu'il est dans de l'huile d'olive avec plein d'herbes)... une merveille.

Je ne sais pas ce qui m'arrive depuis quelques temps, mais j'ai du mal à faire bref. Sans doute un signe de désordre mental... "Alors Catherine ton we à Paris, tu t'es baladée, t'as fait les boutiques "
"Ah ouiais m'en parles pas, j'ai craqué, je me suis rapporté des courgettes"
"..."

09 octobre 2007
Les 80 ans de papi. Episode 1 : she's under control
A l'heure qu'il est, je devrais faire n'importe quoi sauf bloguer (préparer l'arrivée des beaux parents, ranger, repasser, faire mon ourlet de jean qui végète depuis 10 jours, comprendre comment s'installe la webcam...), mais je suis faible. Allez zou, qu'est-ce que j'ai fait à Paris pendant ces 2 jours ???
En fait, faut que je vous dise. J'étais en mission très spéciale. Il a été question, pendant cette journée du samedi (où nous avons eu la preuve télévisuelle que Chabal est bien un australopithèque) :
1- de savoir si ma moumouche était définitivement partie à l'ouest
2- dans ce cas de la ramener à la raison.
C'est au cours d'échanges téléphoniques avec ma soeur que nous avons saisi l'urgence d'un expédition punitive. Récit :
"Salut ça va ?"
" Oh non, j'me traîne, j'en peux plus (précision, lecteur, ma soeur est très enceinte depuis 2 ans, je vous raconterai une prochaine fois) t'as eu maman au téléphone ?"
"Ouais, elle est à Dauville, elle a l'air content"
"..."
"..."
Nous deux, à l'unisson "Tu trouve pas qu'elle dérape ?"
S'en sont suivies des heures de discussions à propos de la santé mentale de moumouche, et à la conclusion suivante : le quinquagénaire (surtout s'il est d'origine italienne) a besoin d'être tenu, par des choses concrètes, genre préparer des repas pour ses tablées de descendants, garder ses petits enfants, tricoter des vêtements. Sinon, c'est la merde. Parce que ces derniers jours, les coups de fils de ma mère, c'était ça :
" Ah ma chérie, je pense à toi, je suis à Dauville, je vois le Havre de la plage"
"Alors, c'est bien ta petite sauterie ?"
"Ah écoute, je suis crevée, on a vu 240 bandes annonces, et puis plein de monde, et je t'apporterai des dvd"
"Ah ouais, t'as vu qui ?" putain, c't'erreur de bleusaille, même à 34 ans, je la fais encore...
"blablablablaJulieDepardieudupercharmantefraîcheblablablablablablabParcontreLudivineSagnierunepetitechoseblonde
queturemarquespasbblablablaAmalrictrèssympablablablablablaPoooolevooooordeilestdingueBlablabla"
Et là, il s'est passé quelque chose, je vous jure que c'est vrai, j'ai entendu Poolevorde crier à ma mère
"Allez Elisabeth, on s'accroche on s'accroche"
Après, je n'ai pas tout saisi, j'ai dû avoir 12 000 coups de fil pendant l'après midi où il était question de feu d'artifice, de robe qu'elle ne savait pas avec quoi porter. J'ai fait des tentatives, vous savez, essayer de parler en même temps qu'elle. Prononcer des phrases du genre "Ah m'en parle pas, moi non plus je ne sais pas avec quoi porter mon tablier, et puis je me pose des questions, est-ce que je fais faire les devoirs avant le bain ? Est-ce que je change les pyjamas ?" Rien ne l'arrêtait.
Ca y est, à ce stade de mon billet, il ne doit plus rester que moumouche et ma soeur (sans doute Robert?), alors je continue. Alors samedi matin, j'arrive chez Mélac, tranquille, un peu anxieuse de l'état dans lequel j'allais la trouver. On casse la croute, rien, tranquille. On part en vadrouille ton l'aprèm' (jolie balade de Charonne au Marais sous le soleil coool). Rien, propos cohérents et tout. Là, à ce stade, je me dis que je suis une fille indigne. Je vais faire un petit tour toute seule, histoire d'aller remettre en mains propres la récompense à Barbara. Allez zou, au comptoir, pour une rencontre express qui m'a fait très plaisir (j'ai commencé les rayures, je pense que ça va rendre du tonnerre). Et puis retour dans le 11ème.
C'est là qu'elle a craqué. Alors que je m'apprétais à regarder le match devant le super écran géant du bistrot, elle m'a sortie au cinéma. Et j'ai aimé ça. On est allées voir Control. Vous savez ce film sur Ian Curtis, le chanteur des Joy division. Qu'est-ce que c'était bien, mais qu'est-ce que c'était bien...
Maintenant, je me demande...Est-ce que je suis bien normale d'être allée au cinéma au lieu de regarder un match de rugby... Je sens que ma soeur a maintenant des doutes sur ma santé mentale...

06 octobre 2007
Quand j'étais petite

Je dois bien être la seule à ne pas vous avoir montré ma trombinette. Pour la date, ça doit être en 77, à Udine ou Trieste (je ne sais jamais, dis moi moumouche). Ma soeur est à côté de moi, et mon père nous a mises sur le toit de la ford Taunus. Je dois trouver le temps de la mise au point un peu longue, vu la tronche que je tire. Et pourtant, ce jour là, mon père a réussi un exploit. Saisir, au delà des nattes et des bras potelés LA tronche que je garderai toute ma vie. A quoi est-ce que je peux penser ? Que j'aurais préféré rester à la plage ? A la glace au chocolat que je meure d'envie de prendre ? Que je suis bien ennuyée parce que je n'ai pas pensé à apporter mon topolino pour la voiture...




