elle est toujours un peu à l'ouest

Bannière en chantier, la crèche arrive très vite !

18 avril 2008

Blablablabla

Petit post bavard du vendredi soir, tout le monde est au lit, il professore se prépare à son tête à tête avec Georges Pernoud (tiens, j'entends le générique), et moi, je viens papoter deux minutes avec vous. Ma bonne humeur résiste à la tempête, à la réclusion forcée dans la maison, je crois que le rendement de la machine à coudre ne doit pas être étranger à ce petit miracle ! Et puis aujourd'hui, il y avait plein de sketchs de Desproges à la radio, c'était bien. Ça m'a fait drôle d'entendre le tribunal des flagrants délires, je dois avouer que je ne les avais jamais ré-entendus. Ça m'a ramenée des années en arrière dans la cuisine de mes parents (attention Moumouche, parenthèse super nostalgique) je me souviens même de la grosse radio qui étai posée sur le radiateur. Moi, je ne comprenais pas tout, et je dois bien dire que ça m'agaçait un peu. J'aimais bien quand tout le monde disait "et mon courroux...coucou" mais après, je pigeais juste une chose : qu'il ne fallait pas trop faire de bruit, et de temps en temps, ma mère se marrait toute seule, enfin bref, j'étais un peu jalouse. Celui que j'aimais bien, c'était Luis Rego, mais quand c'était son tour, on me demandait ce que j'avais fait le matin à l'école, et ça m'énervait. ça vous arrive à vous aussi de temps en temps, des grosses bouffées d'enfance qui reviennent comme ça... moi ça m'a fait tout drôle.
Je voulais vous parler de livres ce soir, enfin d'un petit livre en particulier, je garde le gros morceau pour plus tard. J'aime, j'aime beaucoup beaucoup prendre le train seule. Le plaisir de préparer mon sac est toujours intact : rentrer quelques nouveaux morceau dans mon walk man mptrois, est-ce que je prends une petite bouteille d'eau ou pas, et les chewing gum, un petit bout de tricot en n°3, recharger le téléphone -et l'éteindre dans le wagon-, mais je ne vais pas apporter cet hénaurme pavé de 600 pages, il faut que je m'arrête à la maison de la presse. Je crois que c'est le meilleur moment : ça y est, je suis à la gare, suffisamment à l'heure pour choisir ce que je vais lire en train.  Obligé un journal. Mais le Elle ne résiste pas à trois heures de train. Alors je me dirige vers le rayon des poches. Là c'est très très dur. Je me suis déjà acheté de grosses daubes. Ou un nième exemplaire d'un bon Maupassant. Mais à l'occasion de mon dernier voyage en train, il s'est produit un petit miracle. Je tombe sur la couverture d'un Laurie Colwin qui ne me dit rien, mais que je n'ai pas lu. Un peu pressée par le temps, je le prends quand même.
Je monte dans le train, plie mon imper bien comme il faut, constate avec joie que j'ai une place à côté de la fenêtre dans le sens de la marche. J'étale mon petit bazar, ouvre mon bouquin... et le ferme à Montparnasse, avec l'intention de me trouver illico un café pour m'avachir sur une banquette et savoir comment ça finit. Alors ça, je ne sais pas ce que vous en pensez, mais c'est très très très en haut des gros plaisirs de l'existence : trouver un livre complètement par hasard et ne pas avoir envie de le lâcher.
Ah, oui, je vous vois déjà piaffer : le titre, mais le tiiiiiitre bordel. Enfin non, il n'y a que moi pour être aussi vulgaire, je suis sûre que vous demanderiez poliment "au fait c'est quoi ton bouquin?". C'est "Comment se dire Adieu". J'ai toujours un peu l'impression de lire le même livre avec Laurie Colwin, mais contrairement à Douglass Kennedy, ça ne m'agace pas le moins du monde. En fait non, j'exagère un peu, disons qu'il fait souvent le même portrait de femme : elles sont toujours un peu en marge de leur milieu, sont toujours dans la difficulté de franchir un étape, de s'engager. Mais sans mièvrerie, ni introspection. Au contraire, elles ont toujours pas mal d'humour. Elle arrive à trouver un équilibre assez intéressant entre le détachement et le dérapage, enfin j'aime beaucoup. Et puis, sans vous raconter l'histoire, juste un petit truc, l'histoire commence quand l'héroïne part en tournée avec un groupe de soul music...
A, juste un truc, quand vous l'aurez lu, vous me direz : à votre avis, qu'est-ce qu'elle fait à la fin ?

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11 janvier 2008

all'arrabiata

Autant appeler les choses par leur nom : il fait un joli temps de merde, et le printemps, c'est pas demain matin. Nan nan nan, les jupettes restent au placard, les tuniques sans pull, on attend un peu (non, je regrette, moi, même si je mets un sous pull en dessous, je me gèle...) Tiens, ça me fait remarquer que je ne vous ai toujours pas fait profiter d'une réflexion de fond que je mène depuis 2 ou 3 ans : "pourquoi les marques s'obstinent-elles de plus en plus à nous vendre des vêtements d'été en plein hiver", mais ça fera l'objet d'un billet à part.
Mais je m'égare. Je disais donc que nous entrions dans la phase critique de l'hiver, celle où on a nettement l'impression qu'il ne finira jamais. L'heure est donc à la ruse mes petits amis, car non, la déprime saisonnière ne passer pas par moi (enfin si, mais c'est justement pour ça que j'ai développé des techniques de survie). Alors je vous livre ma trouvaille d'hier soir. Qui pour une fois ne se mange pas. Non, parce que vous ne pensez tout de même pas que je vais vous faire avaler qu'en mangeant des pâtes c'est un peu comme l'Italie à la maison. Et puis ce n'est pas parce que je refuse de brouter du jus de poireaux allongée pendant deux jours que je vais me gaver de chocolat non plus (eh eh, à un moment donné de l'année, on se retrouve toujours en maillot de bain, c'est fatal).
Hier soir, pendant que je préparais mon fameux flan de carottes à la maisonnée, je me cherchais une musique d'ambiance, histoire de me donner du coeur à l'ouvrage (parce que j'allais devoir attaquer les bains juste après, et que j'ai une montagne de repassage que je vous dis pas). Et je suis tombée sur un disque que je n'avais pas écouté depuis des années. Lady Soul d'Aretha Franklin. Mais quelle merveille ce truc !!! Sans doute avez vous écouté, réécouté jusqu'à la nausée Freedom (la chanson qu'elle chante dans les blues brothers) et Respect (écoutez la version d'Ottis Reding, je la préfère, et de loin). Cet album présente déjà le très net avantage de ne pas être une compilation, mais un enregistrement de 1968, avec des titres que vous avez forcément entendus comme "Chain of fools" (mais si, vous savez chai-chai-chaiiiiiin), "You make me feel like a natural woman". C'est moins animal que du James Brown, mais ça vous colle la banane illico. Bon, un seul bémol, Aretha chante trop haut pour moi, je suis condamnée à faire les choeurs, mais c'est pas si grave. Et puis ce que j'adore dans sa façon de chanter, justement, c'est que c'est une diva digne. Je m'explique. On sent qu'elle a commencé dans les églises à chanter du gospel en robe très large (taillée par citronille?) et plein de gens qui crient "amen oh lord". Elle a une puissance vocale... bon, une grosse puissance quoi. Mais ce n'est pas virtuose et gratuit, ça s'arrête juste là où il faut. Pas de bavure qui dégouline façon rnb dégueulasse. Non, brut.
Roots mais civilisé.
Brillant mais pas bling bling.
Classe.
Lady soul.
Amen.

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28 novembre 2007

You fucked my wife !

Eh, la vache la vache la vache la vaaaaaache les gars ! Attention, post super exalté ! Non, je ne me suis pas tricoté de nouveau châle depuis tout à l'heure, non, je n'ai pas pondu 56 béguins, ni ouvert de nouvelles perspectives fondamentales sur la révolte des lustucrus au 17ème siècle...
Je sors à l'instant du cinéma, je viens de voir le film de..., enfin, je viens de passer un très, très bon moment.
Alors, que je me calme un peu et que je vous dise. Déjà, aller au cinéma toute seule un mercredi soir, déjà ça, c'est top (à mettre très en haut des trucs qui font pschiiit). En plus, c'était la première fois que j'allais au cinéma à Pessac. Et quand on vous tend votre billet en vous disant "c'est dans la salle Fellllllini en haut de l'escalier", moi, je trouve ça plutôt bon signe. Autre énooooorme plaisir, la salle Fellllini tient toute ses promesses. Elle est immense, les sièges sont laaaarges, et le public ne semble pas cacher de paquets de bonbons ni de portables allumés dans leurs poches.
Bon, maintenant, assez rigolé, le film. Ce fiiiilm les amis. Oui au fait, c'est "We own the night" le film. J'avais adoré "the yards" qui rassemble grosso modo tout ce que j'aime dans un film : c'est noir, on parle américain avec l'accent de New York, il y a le fils maudit qui vient du sud de l'Italie elle va mourir laaaaa Mamaaaaaa, de fils prodigue, de l'amour de la haine, de la trahison, de la rédemption, bref, une bonne grosse tragédie. Ben là, c'est pareil. Sauf que la rédemption est poussée un peu plus loin sans à aucun, aucun moment être moralisatrice (ou alors je suis de mauvaise foi). Et puis, vous savez, il y a ces scènes de genre : la scène de l'hôpital, la poursuite en voiture, l'enterrement de "cops"... Et puis, dans le film, y'a la classique scène de défonce (ça parle quand même de trafic de drogue hein) qui serait presque passée inaperçue si James Gray n'y avait pas collé une de mes chanson préférée : the magnificent seven des Clash.
Hein ? Quoi ? Oui, j'arrête, mais franchement, entre nous, vous connaissez beaucoup de choses à la hauteur d'un "super film que vous aviez super envie d'aller voir et qui ne vous a pas déçu" ?

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07 novembre 2007

Rions un jour, rions toujours...

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... ou comment j'ai toujours des idées à la con. A bien y réfléchir, ce blog n'a qu'une seule fonction : extraire une situation de son contexte, constater à quel point elle est ridicule et rire un bon coup (même si, là, franchement, je me sens un peu merdeuse et que j'attendrai demain pour rigoler). Moi, quand j'ai su que je ne travaillerai pas cette année, la première chose à laquelle j'ai pensé, c'est "ça va être morteeeeel qu'est-ce que je vais me faire suer", puis après : "coooool je vais pouvoir bouquiner coudre tricoter jusqu'à plus soif", "super, l'agreg interne les petits amis, c'est cette année où jamais". Là, normalement, y'a comme un blanc dans la conversation. Mais ceux qui me connaissent sont gentils comme tout, et savent que j'ai souvent besoin d'être encouragée. Alors ils ont fait un sourire poli, et j'ai su que ma décision était la bonne.

J'ai acheté des bouquins, récolté des cours ici et là, et je me suis inscrite au CNED. J'ai commencé à bouquiner cet été, et m'y suis remise plus sérieusement une fois les cartons défaits. Et puis là, j'ai fait un truc trèèèèès douloureux : j'ai renvoyé des disserts. Dix ans que je n'en avais pas fait. Et, curieusement, c'est pas du tout comme la bicyclette, ça s'oublie. Je peux vous dire qu'elle a été douloureuse la rééducation. Groooosses courbature de mon neurone, mal aux yeux, à la tête, l'horreur. Mais bon, je suis capricorne ascendant tâcheronne, alors, à force d'efforts, j'ai réussi à les terminer tant bien que mal. Avec ce sentiment très très très désagréable d'avoir fait quelque chose de pas très chouette. Et ce genre d'impression, chez moi, se vérifie systématiquement.

Parce que cette semaine, j'ai reçu les disserts. Corrigées. Notées. 6 et 7. Sur 20 hein. Eh, c'est un peu la honte quand même. Dire que j'apprends à des lycéens à faire des disserts et que je me prends deux belles caisses dans la semaine, ça la fout mal non ? Généralement, ce genre d'événement sucite chez moi une activité cérébrale assez dense :
- pourquoi tiens-je à ce point à passer l'agreg alors que rien ne m'y oblige ?
- pourquoi ne prépare-je pas que les questions qui restent au programme l'an prochain (ou comment me voiler la face)?
- pourquoi suis-je à ce point vaniteuse ?
- pourquoi une (non, deux) mauvaises notes me mettent dans cet état à 34 ans ?
- pourquoi suis-je aussi nulle ?
- et si je m'étais complètement trompée de voie ?
- pourquoi me flagelle-je ?
- pourquoi suis-je aussi chiante ?
- d'où vient le vent ?
- et mes fesses, tu les aimes ?
- qu'est-ce qu'on bouffe ce soir bordel ?

Allez, j'ai réussi à m'auto-arracher un demi sourire, c'est presque gagné...

(Christine voilà la réponse à ton com' mort né, Mary, idem, donne moi un mail qui marche, ça fait 20 000 fois que j'essie de t'écrire et que ça me revient)

Eh, les filles, vous êtes des amours ! Allez, zou, envolé mon moment de honte, j'ai relu 20 000 fois les appréciations de cette fichue dissert, finalement, c'est pas si terrible. Allez, au boulot !(C'est limite inquiétant tout de même cette armée de cheer leader, je ne soupçonnais même pas qu'il y avait autant de monde qui me lisait...Faudra que j'en parle à Sylvain d'Overblog tiens!)

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28 mai 2007

Dis moi que tu m'aimes...

Ne vous étonnez pas si je vous semble un peu exaltée, et que je  souffle, et que je parle fort et que je transpire un peu, mais j'ai eu un peu mon compte d'émotions ces derniers jours. Le départ à Bordeaux tout ça tout ça (moi, jusque là, j'étais comme une gosse, et puis, à voir la réaction des gens quand je l'annonce, enfin bon, je vous expliquerai plus tard.)

Et puis on a fait un concert avec la fanfare cet aprèm' (ah mince, je ne vous avais pas parlé de la fanfare, je manque à tous mes devoirs) et ça, ça me met dans un état de transe pas possible.

Et puis je sors du cinéma. Et je suis allée voir un film pas possible. Ca s'appelle les chansons d'amour. Je vous vois venir, non, ce n'est pas à cause de Louis Garrel que je suis en quasi lévitation. De toute façon, je serais bien incapable de vous expliquer pourquoi ça m'a autant plu...
Paris,
les acteurs,
la chanson de Barbara à la fin,
la scène où Chiara Mastroiani chante dans le parc ,

... Non, je ne sais même pas pourquoi j'essaie.

Allez y ! Allez, qu'est-ce que vous faites encore là ?!?

Gourdasse, j'avais oublié de lire mon critique de cinéma préféré (Robert, on fait un deal, je te laisse, Ruffalo, et je me prends Loulou sous le coude)...A part ça, je sais, la photo est naze, je mets l'affiche demain

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11 mai 2007

Bojan -la balèze- Zulfikarpasic

Alors que je devrais être en train de compiler vos recettes,
au lieu d'écrire un article de fond sur "logistique et économie ménagère, vers un post-féminisme décomplexé ?" , alors que je devrais être en train de faire des fiches de révisions super efficaces pour les terminales,
au lieu de faire des compotes à congeler et prendre de l'avance sur le we gastronomique que je suis en train de préparer à ma frangine (t'es rassurée Ninou?)...

Je profite du coup de projecteur sur mon blog pour vous parler du concert que j'ai eu la chance d'aller voir hier.
Vous vouliez des recettes pour votre coup de bourre de début de soirée, bande de feignasses, eh bien non, je vais vous parler d'un pianiste serbe.

Silence pesant. Ah bah voilà, elle n'a pas supporté d'avoir plus de commentaires que d'habitude...

Hier soir, je suis allée écouter Bojan Zulfikarpasic (pour faire simple, dites Bojan Z). J'avais déjà fait un triple salto arrière de joie quand j'avais su qu'il passait à 500 m de chez moi. Triple loots quand j'ai eu les places. Pas de bourrée en entrant au théâtre. Je n'ai pas souvent l'occasion d'aller à un concert. Encore moins de jazz, mais je suis à chaque fois émerveillée (une vraie gosse, je tape dans les mains, je crie un peu, mon passage aux States m'ayant débarrassé de toute inhibition...et puis, aux concerts de jazz, c'est bien, on a le droit-on est même un peu obligés- d'applaudir pendant les morceaux). Qu'est-ce que je vous disais...oui, que c'est vraiment merveilleux, d'entendre des gens en vrai, d'écouter de la musique fort, d'entendre autant de nuance et de finesse, de les voir s'épier, se sourire, partir dans un chorus éblouissant (et je peux vous dire qu'on a été éblouis hier soir)...
Et puis -je suis incorrigible- j'adore regarder le public. Un peu coinços quand même le public. Un peu salle des profs aussi, avouons le. Avec le dodelinage de tête règlementaire de l'amateur de jazz. Là j'arrête parce que je me suis aperçue que je dodelinais aussi méchamment.

Donc, si vous voyez que ce trio passe près de chez vous, même si vous n'êtes pas fou de jazz, allez-y, courez-y. Les musiciens sont grandioses. Le batteur, Ari Hoenig  est en fait le fruit d'une expérience chirurgicale : on a réussi à lui greffer 4 bras. Ce qu'il arrive à faire avec des baguettes dépasse l'imagination (la mienne en tous cas). Le bassiste, Rémi Vignolo (en plus d'être très...beau, tout en bouclettes, un régal) arrive à jouer aussi vite que la main droite du pianiste, Bojan Z. Ses compositions sont marquées par les musiques balkaniques, et vraiment, comme dirait mon grand père...C'est drôlement bat'.

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24 avril 2007

Laisse tes mains sur mes han-hanches (ou le contraire)...

Après une journée très "travail famille patrie", se vautrer sur le canap' avec le matos intégral de la parfaite manucure (histoire de se shooter au solvant en toute légalité). Voir que sur la 3, il y a Clint et Meryll, choueeette. Attendre ce moment, , quand Elle parle au téléphone alors qu'Il est à table. Juste quand elle passe sa main sur son épaule...

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(Voui, en VF, c'est à chier, mais c'est toujours aussi bien, non ?.. Est-ce que je vais être capable de regarder la scène de la bagnole sous la pluie sans chialer, rien n'est moins sûr !)
Même sans Clint, je serais capable de tuer pour 4 jours toute seule genre retraite de nonne -oui, avec ma blouse- dans la brousse avec ma pile de bouquins, sans faire de repas, de lessive, sans désamorcer 15 conflits nucléaires par jour... Je sais, elle est un peu longue ma parenthèse, mais figurez vous qu'hier soir, j'ai regardé "Être et avoir" et ça m'a donné envie, trèèès envie d'Auvergne, de silence, de calme et d'air pur...Allez, après demain, débarquement ininterrompu jusqu'à dimanche. A défaut d'être calme et silencieux, je vais lâcher les loulous 3 jours, raconter des conneries avec Claire, écouter des conneries avec Moumouche, et en faire avec ma frangine, chic chic chic !

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06 mars 2007

"C'étaient pas des minus"

Alors ... j'ai une fenêtre de deux minutes trente avant qu'Alice se réveille et que Camille et Raphaël (qui entretiennent en ce moment même des relations pacifiques -j'ai écouté à la porte, il était questions de petits écureuils) ne déclenchent la troisième guerre mondiale. Alors zou, on y va.

Juste pour vous dire, depuis ma retraite haut-saônoise, que je viens de voir un film qui m'a... beaucoup plu, touchée, fait rire, remuée. Enfin, il s'est passé quelque chose qui ne m'était pas arrivé depuis longtemps devant un écran.

Je m'y prends un peu à l'avance pour ameuter la foule de mes lecteurs. Ce documentaire "Lip, l'imagination au pouvoir", sortira le 21 mars. Oui, vous avez bien lu. "Lip, l'imagination au pouvoir". Si on m'avait dit un jour qu'un docu de deux heures, constitué d'images d'archives et de témoignages de syndicalistes me ferait cet effet là, j'aurais émis un doute (gros le doute). Vite fait, le "point histoire" : Lip était une entreprise bisontine d'horlogerie, qui, suite à sa reprise par des Suisses et au plan social qui allait avec a décidé de s'autogéger "on produit, on vend, on se paie".

Que dire ? J'ai le compte rendu cinoche assez gourd et maladroit, je vous enverrai en temps voulu chez Chori, je suis sûr qu'il en dira de belles choses. Outre le fait que le timing avec la campagne présidentielle est tip top, il y a quelque chose de bouleversant. Il met en scène une période très brève (de la reprise de Lip au "foutage à la porte" du dernier patron) qui est à la fois unique et emblématique de la fin d'une époque. Unique dans l'expérience d'autogestion de l'usine (enfin, je ne connais pas d'autre exemple aussi abouti...) mais représentatif de la fin d'illusions, d'espoirs, d'utopies... La fin de la parenthèse enchantée en quelques sortes.

Ça paraît sans doute très chiant à lire comme ça (je rame, je rame) mais je ne connais rien de plus émouvant que d'écouter des personnes (et quelles personnes) raconter leurs aventures (et quelles aventures). Ils sont tous très fringants je trouve (le syndicalisme serait il l'alternative au botox et au power plate ?) au point qu'il est assez difficile de leur donner un âge. Le réalisateur a mis en scène cette histoire au jour le jour. Il faut les voir raconter les AG, la façon dont ils planquent leur trésor de guerre, jusqu'au magistral bras d'honneur de Neuschwander, dernier patron en date remercié par le ministère de l'industrie. C'est très rassurant, de temps à autre, d'avoir sous les yeux des témoignages d'intelligence... Je sais que c'est un mot un peu galvaudé, mais comme diraient mes élèves "trop l'respect" !

Allez, j'entends Alice qui fait du bruit. Bonne journée à tous.
Ah, juste un truc, parce qu'il n'y a pas pensé dans sa typologie, je trouve que c'est un DGQFLP (documentaire génial qui fout la patate)

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12 décembre 2006

Concert

Ami Havrais, réjouis toi!

Ce soir, concert de soutien au Réseau Éducation Sans Frontières à la maison de l'étudiant. (Eh,pssst, y paraît même que c'est Doorhasso qui présente la soirée...)Pour des infos complémentaires, allez .

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06 décembre 2006

Alison est très chouette

[Je devrais faire une catégorie boulot-salle des profs-elle retourne à l'école, mais je ne suis pas encore très sûre de mon coup. C'est un coup d'essai.]

A force de harcèlement des autorités en matière de formation (DIFOR etIUFM), sans avoir omis de prévenir mon établissement, j'ai donc noyauté le groupe d'Alison la semaine dernière. J'étais donc à l'heure sur ma chaise, mes crayons fraîchement taillés, mes feuilles posées bien droites devant moi, piaffant d'impatience. Cours vraiment atypique pour une formation iufmesque, très loin de la trilogie "on commence par un café, on réfléchit en groupe, on fait une pause tellement longue qu'on ne met pas les travaux en communs" (on jure oui oui oui qu'on enverra le tout au formateur par mail).

Alison, la formatrice est anglaise. Alison est bonbon acidulé, elle est accent charmant, elle est humour british... c'est le coup de foudre, je l'adore. On enchaîne les ateliers, on fait le point sur le vocabulaire, et on écoute les cours préparés par les volontaires. J'assiste donc à l'intervention d'une prof de svt sur l'indice de masse corporelle (BMI en Anglais) et nous v'là pas en train de parler du système de poids et mesure étrange de nos amis d'outre Manche : et blabla que c'est pas pratique, et qu'est-ce que c'est que ces mesures de barbares, mais ma bonne dame y'a pô qu'eux, les américains aussi. Et là, tout s'emballe un peu. Tout le monde y va de sa bonne anecdote en frimant un peu quand même un p'tit peu quand même, parce que merde quoi.

Y'en a un qui commence un peu à me les chauffer, c'est celui qu'a dit tout à l'heure qu'Alison, elle mettait pas l'accent tonique au bon endroit, parce que la prof de l'an dernier, elle lui avait bien expliqué que dans les mots à 3 syllabes, l'accent tonique se mettait sur la deuxième, et qu'Alison, elle faisait rien qu'à se tromper. Donc, Monsieur je sais tout mieux que tout le monde, commence à dire qu'aux US, ils utilisent aussi le système métrique. Et moi, comme je suis con comme pas deux dans ce genre de situation, je lui dis que Non. Lui me dit que Si. Moi je lui dis que comme j'ai habité aux États Unis, eh ben je le sais mieux que lui. Lui me dis que les étazunis, eh ben il y a travaillé, alors fais moins ta crâneuse d'abord (tout en Anglais quand même. On a 5 ans d'âge mental, mais on se chamaille en Anglais), et ben là, je l'ai regardé droit dans les yeux, et je lui ai dit "Well, good for you my boy". Tout le monde a bien rigolé, et comme on dit chez nous, je crois que je l'ai bien barcé.

Juste une question, comme ça, pour voir, y'en a qui savent ce que signifie le verbe barcer (voire même, délire, qui auraient utilisé ce mot?). Bon, c'est tout pour aujourd'hui, si je rajoute l'histoire du dossier au rectorat, vous allez croire que j'exagère !

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Posté par athens à 11:48 - Koultour mit aïne grosse KÂÂÂ - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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