Nach Berlin !
Pendant longtemps, l'Allemagne, en gros, c'était : non négociable avec les parents; ennui mortel au collège; séjour sans fin pendant le mois de juillet le plus froid de l'histoire à Hanovre, où la famille de ma tante devait réussir là où l'éducation nationale avait échoué (ils ont échoué à leur tour, malgré leur gentillesse et leur bonne volonté); ennui double mortel au lycée; suicide au vomi+humiliations en khâgne;hourra le jour où j'ai pu arrêter (sans doute ai-je fêté ça ...)
Faut dire que je trouvais ça nul depuis que j'étais toute gnaude. En Italie où je passais mes vacances, les Allemands, c'étaient les beaufs complets. Les cousins de ma mère, qui tenaient un magasin de fringues, nous montraient chaque année leur rayons de maillots de bains spécial Allemands. Et moi, du haut de mes huit ans je me marrais déjà.
Bref, je crois que le peu de rebellitude que j'avais entre 12 et 18 ans s'est uniquement focalisé sur l'Allemand, sur le ich que je n'ai jamais prononcé correctement sans rigoler, sur le der die das. Pourtant j'étais super conciliante : la flûte, le conservatoire, la première S, le tennis, le théâtre, la jupe plissée et les start right cirées, se tenir droite si vous voulez, mais PAS l'ALLEMAND (bordel de merde).
J'ai commencé à regretter de looongues années plus tard quand, en accompagnant un voyage scolaires, je n'ai pas pu sortir un traitre mot. L'air con, mais l'air con. Mais très bon souvenir, on était à Dortmund, chez Rudi, et on avait passé une semaine au poil. On avait visité Cologne, l'usine je sais pas quoi, une ancienne mine, c'est des bêtes côté organisation de voyage... Les collègues allemandes m'avaient même traînée dans un cours de step que je n'ai pas pu suivre en entier, parce que je riais trop. En même temps je vous mets au défi de suivre un cours de step en Allemand !
Et puis je me suis mise à porter des Birkenstock. Je suis sûre que ça a été un pas essentiel dans ma démarche. Il a fallu encore quelques années, parce qu'il n'y a de bonnes vacances qu'en Italie, et puis on a franchi le pas.
On est partis à Berlin !
Vous pouvez pas savoir c'que c'était chouette ...
Commentaires sur Nach Berlin !
- en même temps c'est un peu la ville incontournable en ce moment d'ailleurs j'ai failli y aller cet été mais bon, j'ai envie de chaleur et puis c'est plus cher que venise alors ça sera venise... par contre j'adore écouter le journal télévisé sur arte ou le mag d'élizabeth quin. A la fin elle dit tschüs ! j'adore !!!!!! et puis j'ai trois bribes qui restent des années lycée et je frime avec à la maison... on va rigoler le jour où je déambulerai dans berlin....










na, erzähl mal weiter....!!!!