Hier soir, je suis allée au ciné. Voir des adieux à la reine. J'ai beaucoup beaucoup aimé.  Versailles, la lumière, les bougies, les taffettas et les broderies, le chaos... Je crois que c'est aussi grâce à la première scène : Léa seydoux est réveillée par la pendule, elle est "emmélée" dans ses draps, son bras la gratte, elle le regarde, elle a été piquée par des moustiques... Pendant quelques secondes, j'ai eu l'impression d'avoir chaud !

Je ne sais pas ce que je donnerais pour me réveiller en me disant "Oh, on crève déjà ça va être l'horreur".  Avoir envie de prendre une douche froide (mais quand il fait chaud à Bordeaux, l'eau n'est jamais froide!). Mettre une jupe et sentir le soleil me brûler l'arrière des mollets quand je marche. Non ! Mettre ma robe, celle avec l'épaule qui tombe. Et puis du vernis à ongle sur les doigts de mains et de pieds. Des lunettes de soleil...

Moralité, je suis cloîtrée avec les gnauds (que ça ne dérange pas DU TOUT). Et je couds des robes pour Alice. J'en suis à la quatrième. Et une jupette pour Camille. Et puis un haut sans manches (Roma de c'est dimanche, un délice ce petit haut)... Et puis comme Raphaël veut apprendre à faire du crochet, je vais certainement me lancer dans une robe granny, hein, on ne va pas s'arrêter en si bon chemin.

Et puis cet aprèm', si le déluge s'arrête, on ira sans doute voir Zarafa, je suis sûre que ça va me réchauffer un peu plus.

019
4 avril, grappa au café Hemingway à Florence, ça aussi ça réchauffe !

Allez, dès que j'aurai fini de décongeler, je vous raconte : pourquoi j'aime les voyages scolaires, que ça m'a manqué de ne pas venir faire de petit tour par ici, que quelques fois je me prends pour Michel Bras, comment l'huile essentielle de menthe est en train de changer ma vie (celle de romarin à verbénone aussi), à quel point je suis impatiente de partir à Berlin...