Tout est parfait en ce samedi soir : il fait chaud à la maison, la pâte à pizz prend ses aises près du radiateur, les gnauds jouent, et j'ai 7 mn 34 pourvenir vous parler, let's go !

Un miracle, mes petits amis, ce pot de départ en retraite a été un miracle. J'ai balancé toutes mes blagounettes, et j'ai fait rire tout le monde à commencer par la principale intéressée. Bon, après, ça a été un peu flotant : pas de canapés mous aux oeufs de lump, le menu a été over-auberge espagnole : pizza/tortilla/quiche/chips/Bretzel durs/makrouds/tiramisu. C'est dans ces cas là qu'on dit improbable... Carte des vins par contre au top : sauternes/un blanc italien un peu outsider mais excellent/Moulis et... kro !

A part ça, un vrai samedi de décembre à glander, à laisser les malades de la maison se reposer, à vaquer aux occupations diverses, à aller s'étirer chez Claire, à la vente d'Isabelle, à la Saint Nicolas ... En pataugeant dans les flaques de la place Dormoy, tout à l'heure, je me suis dit que j'étais ici chez moi. A Bordeaux, je m'y suis tout de suite plu, c'est vrai, et puis, avec mes chéris-chéries, je suis chez moi partout non ? Mais se sentir chez soi, ça prend malheureusement un peu plus de temps. Alors à quoi ça tient, je ne sais pas trop. Aux gens qu'on croise, qui nous sourient, qui nous saluent. Aux amis d'amis qui s'étonnent "aaaaaah, mais vous connaissez machin alors". Et à toutes ces petites choses qu'on fait, qui font des souvenirs. Au bout d'un moment, on se rend compte que des souvenirs ici, on en a de plus en plus, et qu'ils sont  vraiment chouettes !

Et vous, quand est-ce que vous vous sentez chez vous ?

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Saint Jean du Bruel, août 2011... Parce qu'autour d'une bonne table, je me sens toujours chez moi !