elle est toujours un peu à l'ouest

Bannière en chantier, la crèche arrive très vite !

26 décembre 2008

L'atelier du père Noël # 3

Parce que je peux le montrer, maintenant qu'il est autour du cou de la destinataire...

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Aaah, ça fait du bien de se dégourdir la machine à coudre.
Maintenant, j'attaque le deuxième pouce des mitaines, je file à Paris, et je vous souhaite de très bonnes vacances !

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24 décembre 2008

L'atelier du père Noël # 2

Parce qu'avec le papier du boucher on peut faire autre chose que des chaussures ...

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Coussins piou-piou et nuage, pour les enfants sages...

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Je vous souhaite à tous un très très joyeux Noël, une pluie de cadeaux et une belle soirée (moi, je me dépêche, il y a un spectacle de tektonik qui va commencer dans deux secondes !!!

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23 décembre 2008

L'atelier du père Noël # 1

Pour une fois, je suis un peu en avance, j'ai essayé de prendre quelques photos pendant la demi heure quotidienne où on n'est pas plongés dans la nuite polaire. Cette année, des cadeaux faits à la dernière minute. Je me suis amusée avec du papier de mon boucher freezer paper, et je dois avouer que je me suis amusée comme un folle.

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Une pochette pour des souliers de bal (merci Nathalie pour l'idée, je regrette de ne plus avoir assez de temps pour en faire d'autres...) inspirée par une réalisation création de Fred d'il y a loooongtemps. Lin couleur plomb, peinture argentée. Essayez, c'est très très rigolo à faire. Il suffit d'aller chez le boucher. Au moment où il met vos tranches de jambon dans du papier, vous faites un grand sourire, et vous dites "Vous pouvez me donner une feuille de papier en plus siouplaît???", là, il vous fait un drôle de regard, mais il vous colle quand même la feuille dans le sac.
Après quand vous rentrez à la maison, vous mettez le jambon au frais, et vous faites un pochoir sur l'autre feuille (ça peut être une chaussure, mais aussi plein d'autres choses).
Vous mettez le pochoir sur votre tissu, côté brillant contre le tissu, et vous mettez un coup de fer, pour que le papier adhère.
Là, vous saisissez votre pinceau avec la peinrure, vous badigonnez, vous enlevez dé-li-ca-te-ment le papier, et fixez la peinture au fer. Et hop, c'est fini !

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22 décembre 2008

Contamination # 2

Promis juré, je ne dirai plus jamais jamais de la vie que le rouge ne va pas aux blondes. Pire que ça, je persiste avec un petit gilet (je fais un peu ma crâneuse, parce que c'est la première fois que je fais au pif) !

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Oh la jôlie photo (enfin zut hein : décembre+18heures+sablé volé à bouloter en douce+musique qui danse... vous voyez quoi) D'autant que j'ai eu beaucoup de mal à photographier la bête en entier...

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Alors passons à la fiche technique : taille 2 ans, tricoté en kid classic de Rowan (deux pelotes plus un chouilla minuscule d'une troisième pelote), commencé par l'encolure avec raglan tout bête (un jeté, une maille, un jeté) sans oublier 5 mailles au début et à la fin du rang en point mousse), boutons vintage de ma belle mère.

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19 décembre 2008

Mais que va-t-il arriver à Henri ?

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Manée m'a passé le relais (je vous dis pas le trac) pour la suite de l'histoire d'Henri. Je ne vous livre que les deux épisodes précédents, pour la version intégrale, c'est là...

Pourtant, ce n'était pas ce qu'il avait prévu pour aujourd'hui... Rien n'aurait dû se passer comme ça, il était de bonne humeur ce matin ! Pourquoi fallait-il toujours qu'elle surgisse sans crier gare, comme si elle prenait un malin plaisir à toujours tout gâcher ? Déjà, alors qu'il était petit, elle avait le don de mettre fin à ses rêves... Il leva le poing.

... et ce simple geste lui remit immédiatement en mémoire l'invraisemblable, l'irrémédiable - Pas encore mortifié, surtout enivré par la quantité d'adrénaline qui circulait encore dans ses veines, qui lui avait valu cet évanouissement - cette petite mort - qui lui avait aussi permis de passer à l'acte, puis de conduire d'une traite de Toulon à Etretat, d'un port à l'autre, d'une mer à l'autre.
Pour la retrouver là.

Ses idées étaient claires maintenant, et il n’allait certainement pas tout gâcher avec une bagarre de terrain vague. Il avait un autre programme. «Suis moi» . C’était tout, sauf une invitation à une randonnée pédestre sur la falaise. Curieusement, il n’eut pas besoin de lui prendre le bras pour la faire monter sa voiture. «On va dire bonjour à René, ça fait longtemps.» La route était toujours aussi belle, mais il n’en vit rien, occupé à surveiller la vieille. Il fut juste un peu surpris d’arriver aussi vite au Havre. La ville avait peu changé, et il retrouva facilement la route du port.


Pardon, je sens que certaines avaient des envies de castagne, mais non, pas tout de suite... Et puis, le Havre est trop près d'Etretat pour que je résiste. Dis Couac ça te dit de prendre la suite et d'aller faire un tour "su'l peurt" ? Allez...


Posté par athens à 18:00 - vraiment, mais vraiment à l'ouest - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 décembre 2008

Acuponcture

Dans la vie d'une tricoteuse autodidacte, il y a des moments forts, des étapes, des paliers... des rites d'initiation oserais-je dire (penser à approfondir ma réflexion profonde "anthropologie du tricot urbain, points dentelles et rites de passage"). D'abord, il y a le moment où on reconnaît les fils au coup d'oeil (aaah, ce petit fil plus clair dans la kid classic), où on les appelle par leurs petits noms.  Après, il y les adaptations sauvages de modèles qui sont, bien évidemment, mal fichus. Ensuite, c'est le refus systématique de se servir d'autre chose que d'aiguilles  circulaires (sans oublier d'enlever les mailles comprises pour les coutures hein?), parce que "ça va pas la tête, on ne va quand même pas faire de coutures non mais !!!". Puis le premier tricot (et pas seulement l'écharpe!) en dentelle.
Eh ben là, mon challenge du jour (on ne rit pas les fortiches du fond la salle) c'est ça :

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Le tricot en rond sur 4 aiguilles pour des petites mitaines jolies et douces (non, je te rassure Moumouche, ça ne fait pas mal du tout). Et puis ce qui est bien, c'est que j'ai l'air tellllllement concentrée, que je fais beaucoup rire tout le monde à la maison. Je sens que je ne vais pas tarder à entendre "arrête de faire cette tête, on dirait Maman quand elle tricote !". M'en fous !

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Modèle fetching de knitty, baby alpaga Rowan (c'est juste des restes hein... mais j'ai bien peur d'être à cours !)

Un regret malgré tout : le fil (un peu poilu) ne permet pas d'apprécier à leur juste valeur ces torsades qui m'ont valu quelques litres de sueur (ben oui, avec l'aiguille à torsade, ça fait 5 !) j'aurais dû choisir un fil plus ras, comme sur le modèle.
Autrement, juste un constat, comme ça... à quoi voit-on que c'est la fin du trimestre ? Ma bonne mine éclatante ? Ma bonne humeur ? Mon rire cristallin qui résonne partout où je passe ? Nan nan nan... C'est simplement que je tricote des trucs de plus en plus petits : des pulls classiques, on est passés au GRR (taille S en plus court), puis au bonnet, puis aux mitaines...Ah, vivement que ma commande arrive, j'ai plein d'idées !

Posté par athens à 13:45 - les aiguilles - Commentaires [19] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 décembre 2008

Contamination # 1

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Il paraît, je dis bien il paraît, que le rouge na va pas aux blondes... Mais qui a bien pu dire un truc pareil ? OK, c'est pas taupe, c'est pas raisin écrasé, c'est pas bleu ardoise, c'est pas vert pâle de la mer du nord par temps de tempête, c'est pas gris orage. C'est du rouge, du beau rouge vermillon, du beau rouge qui donne bonne mine...ben c'est du rouge nahsam quoi !

 

Posté par athens à 16:45 - la famiglia - Commentaires [18] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 décembre 2008

Où le Stollen est une arme massive contre la déprimette de Noël

Quelques précisions à propos des Stollen sauvages. Je laisse comme ça des messages évasifs le dimanche et  je m'aperçois le jeudi que je n'ai toujours pas posté la suite. Mais oui, c'est comme ça, en ce moment, je conseille de classe, je brevète blanc, je corrige à tour de bras pour partir légère en vacances, je m'active... et je ne blogue pas, c'est la vie.

Alors pour les rares personnes dans l'univers qui ne lisent pas Elle à table, pour qui Riquewhir ou Niedermorschwir sont des noms de chefs ostrogoths, qui ne sont jamais allés plus à l'est que Clermont Ferrand, et qui n'ont pas lu la dernière mésaventure pâtissière de la Poule... Un stollen est une petite douceur alsacienne, un truc aérien, léger comme tout, fait pour résister à des températures extérieures de -15°, qui permet d'enchaîner sur une petite rando en ski de fond sans éprouver le moindre petit vide à l'estomac. Pour faire court, c'est une brioche aux fruits confits. Le cousin allongé du panettone. Même que des fois, on peut mettre un peu de pâte d'amande au centre. Voilà à quoi ça ressemble.

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Alors je suis un peu agacée, parce qu'en vrai, ça ne ressemble pas vraiment à ça, à ces deux espèces de gros tas informes et mous, non, ce n'est pas très fidèle. N'allez surtout pas vous imaginer que je vais taper la recette, parce que je n'en ai aucune envie et qu'Aurélie l'a très bien fait. Juste une indication, parce que je n'ai pas rencontré ses problèmes avec les cl. Parce que j'ai une arme secrète : mon verre doseur de pro. Qui n'est autre que le dernier bib qui reste à la maison, un avent avec les chiffres un peu effacés. Donc, pour le levain, il fallait 5cl, ce qui fait 50ml, soit le fond du bib en gros. Et pour le reste de la pâte, 12cl, ce qui fait 120ml soit le contenu de la moitié du bib. ET CA MARCHE. Enfin, c'est surtout parce que le Elle à table de la Poule affichait deux hénaurmes erreurs : les quantités de lait étaient 10 fois trop importantes. C'était bien 5 et non pas 50 cl.

Comme quoi, ça m'aura au moins servi à  ça de faire un bac scientifique et d'avoir 3 enfants ! Parce qu'avec 3 enfants, ça fait moins louche quand vous dites "J'vais m'préparer un p'tit goûter"...

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Tasse "voyage scolaire à Münster 1998", chocolat en poudre "Bruxelles 2003"...

Alors en fin de compte, même si c'est un peu longuet à préparer, le stollen, c'est top. C'est bon, c'est bourré d'orange confite, ça sent Noël, ça sent le panettone, et je me dis que j'ai très hâte d'être "à dans deux semaines" !

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06 décembre 2008

Allô docteuuuur, c'est la noiraude...

Je suis atteinte d'un mal étrange... Je ne tricote plus que du point mousse. Tout a commencé avec le gilet "délire collectif", je crois que c'est là que j'ai été touchée par le virus. J'en ai tricoté un deuxième très rapidement, comme un réflexe, sans réfléchir, pif paf comme ça. En, plus, j'ai attrappé une autre maladie. Pas de bol, une intoxication à la cascade 220, c'est bien ma veine (non mais franchement, elle est pas top comme laine ?). Juste une pause, que je vous montre :

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C'est marrant comme de changer de laine donne un pull tout à fait différent. C'est plus raide, un peu brut, j'aime bien. J'ai préféré mettre trois boutons comme ça, fermés avec une bride, parce que la broche, je ne sais jamais bien où la mettre.
Et puis j'ai voulu faire un bonnet, parce que je vous dis pas comme ça caille sur le vélo. Et paf, là aussi, point mousse !

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Comment ça on ne voit pas le bonnet ? Bon, de toute façon, il n'y a rien à voir, il est tout rond tout beau, en baby alpaga rowan, Enfin je suis quand même contente du résultat de ma rééducation, le point mousse est plus régulier, j'ai expié ma brassière ! Et puis ce qui est chouette, c'est que, malade pour malade, je suis sur ravelry, et que je vais ENFIN pouvoir trouver le tour de cou de mes rêves (ça tombe bien, il reste deux pelotes de baby alpaga).

Réponse collective (je surveille de près des stollen sauvages, j'ai pas intérêt à baisser la garde) :
- Cascade 220 gris anthracite, 3 écheveaux nécessaires pour une taille S, sur laquelle j'ai enlevé 10 mailles au départ (je pense que pour une taille non modifiée, 4 écheveaux seraient les bienvenus)
- Sur ravelry, mon nom de code est cathalouest, mais je n'ai pas encore tout compris comment ça marchait... et comme mon neurone est occupé avec les stollen...

Bon dimanche !

Posté par athens à 11:34 - les aiguilles - Commentaires [32] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 décembre 2008

La subversion a pour mes enfants le goût des carottes rapées...

Jenesaispasvousmaismoi, ce que je sur-adore avec mes enfants, c'est quand ils m'avouent des trucs inavouables. Quand ils se révèlent très différents de ce que je pensais, quand je ne les reconnais pas (enfin ce ce moment, je suis servie, ils changent beaucoup, mais alors beaucoup trop vite, j'ai juste l'impression d'avoir engendré trois aliens, mais passons). Bon, un exemple, parce que je m'égare.

Camille 8 ans et des brouettes : Maman, j'ai très envie de te demander quelque chose, mais si t'as pas le temps c'est pas grave.
Moi, dans ma tête : ouille. Ouille ouille ouille. Je suis pourrie de mauvaise conscience, pourquoi ma fille chérie a-t-elle l'impression que je n'ai pas de temps à lui consacrer pour quelque chose dont elle a très envie...
Moi, avec une voix réconfortante de mère qui est méga à l'écoute de ses enfants : Oui ma chérie, dis moi ce qui te ferait très envie
Camille se tortillant : non mais c'est pas grave tu voudras pas
Moi toujours dans ma tête : eh mais c'est qu'elle commence à me faire braire, comme si je disais toujours non, mais alors, tu veux que je te raconte comment c'était quand j'étais gnaude, comment Nonna m'envoyait chercher l'eau au puits petite merdeuse ??? Putain, elle va me commander quoi ? Des choux à la crème ? Des macarons ? Un millefeuille ?
Camille, qui commence à jouer avec mes nerfs : non, parce que j'en ai mangé chez Maïmouna et c'était trop bon
(NDLR : Maïmouna, c'est la fille d'Adama, la traîtresse qui fait mieux le quatre quart que moi)
Moi, un chouille cripée : ben dis moi alors
Camille, dans un souffle : ... Des carottes rapées, mais juste avec du vinaigre.

Ooooh yeah ! Bon, pas le temps de chercher de photos, j'ai passé tout mon temps à raper des carottes (parce que en plus, tu vois, c'est très équilibré les carottes avec du vinaigre) je file !

Posté par athens à 10:10 - la famiglia - Commentaires [22] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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