15 mai 2008
Calvaire (le der' des der')

Vous voyez ce sac là... J'en avais acheté tout un tas, chez Tati, au Havre (oui, au Havre, y'a Tati, en fait, on n'a pas idée à quel point c'est Parisien le Havre), il y a quatre ans, avant qu'on parte aux États-Unis. Je m'étais dit que ce serait pratique pour trier les fringues des enfants, et ça me paraissait suffisamment solide. Inconsciemment, je devais sentir que je mettais le doigt dans un engrenage maudit, et que, oui, ça avait intérêt à être solide. Car ce sac entame son quatrième déménagement. En quatre ans. Je suis une véritable burne en maths, mais mon esprit me dit que ça fait une moyenne de un déménagement par an.
Ce matin, je me suis fait ma corvée de triage de fringues. Et j'ai découvert quelque chose d'inouï : il n'y a rien, absolument RIEN, que je déteste plus que ça. C'est le sommet de l'abjection ménagère, l'Anapurna du pénible. Je ne vois rien au dessus. Le repassage ? Pfeu, un épisode de la nouvelle star et c'est fait, pif paf les piles de chemises. La poussière, ouais bof, 30 secondes maxi (il y a une règle à la maison, c'est "no bibelot"). L'aspirateur, la vaisselle, non, franchement, ça va. La corvée de chiottes-salle de bain, bon, oui, mais avec une bonne rasade de "service public" avec la voix enjouée d'Isabelle Giordanno, ça passe. Mais le tri des fringues aaaah (oeil révulsé-vomi-palpitations-transpiration nauséabonde de dessous de bras). Voyons, il y a les trop petites pour Camille que je garde pour Alice, celles qui sont allées à Camille et Raphaël et qui sont limite pour un troisième tour. Celles de Raphaël qui font trop garçon, alors, est-ce que je les prête à Ulysse qui les refilera à Martin. Celles qui sont trop petites pour Alice, que je dois mettre de côté pour Bérénice (mais je ne la verrai pas avant août alors est-ce que ça lui ira encore ? ) ou les apporter au dépôt vente. Celles de cet hiver, mais qui iront pour l'hiver prochain. Dingue, je deviens dingue...
Et puis, ce matin, il s'est passé un truc de fou. Le sac a craqué. CRAQUE ! Si c'est pas l'Mektoub ça... C'est mon dernier déménagement. Après, fini, je deviens sédentaire. Limite je me demande si je pars en vacances. Parce qu'il fait préparer les bagages. Et trier les vêtements.
(et vous c'est quoi le truc que vous détestez au delà de tout ? )
14 mai 2008
Mois de mai joli
Je ne devrais pas, à proprement parler, être en train d'écrire quoi que ce soit à cette heure (mmmm mercredi, jour du taxi). Disons que j'expérimente une nouvelle technique. J'écris un petit billet, ça me met de bonne humeur, et je ne suis que sourire et disponibilité pour le reste de la journée. Après tout qu'est-ce que je risque ? Hein, oui, me mettre en retard pour le reste de la matinée, oublier la tenue de danse de Camille, partir chez l'orthophoniste sans le chéquier et être tellement énervée que je me trompe d'heure pour aller rechercher la miss. Effectivement. C'est à envisager.
C'est que je voulais parler de quelque chose d'essentiel. Le mois de mai. Je ne crois pas vous avoir jamais dit à quel point j'aimais le mois de mai. Déjà, je ne sais pas pourquoi, il fait toujours (un peu) beau au mois de mai. Enfin, plus chaud. De quoi vous faire sortir en jupe les guibolles à l'air (voire avec des sandales aux pieds soyons fous). Bon, je passe sur les jours fériés, vu que cette année, je suis en vacances perpétuelles, ça n'a pas la même saveur que d'habitude. Mais c'est pas mal non plus. En mai, les fraises sont vraiment bonnes (tiens, au passage, j'ai fait des confitures ce we, fraises-rhubarbe, une tuerie) et puis on trouve : des petits pois, des fèves, des carottes nouvelles, et ... les premières cerises. Voilà ce que j'aime dans le mois de mai. C'est la promesse de l'été qui arrive.
Vous voulez des preuves ?
- papiers distribués par la maîtresse pour la fête de fin d'année, la sortie de fin d'année, le pic nic de fin d'année et tout ce que ça implique (achat de bob, de crème solaire, de tshirt blanc pour la dite fête, préparation de pâtisseries pour la kermesse, harcèlement pour tenir de stand de chamboule tout...)
- papiers distribués par les différents clubs de judo, de danse pour les galas de fin d'année, les compèt' de fin d'année avec tout ce que ça implique (achat de places, préparation de pâtisseries, harcèlement pour tenir la buvète)
- papiers reçus pour inscrire les enfants au centre aéré avec tout ce que ça implique (nan, j'arrête)
Mais le mois de mai est aussi l'occasion d'une planification scrupuleuse. Avez vous remarqué le nombre de "barbecue de fin d'année" qu'il faut prévoir dès le mois de mai ? Je me demande si des sociologues se sont déjà penchés sur ce phénomène saisonnier... "Commensalité saisonnière : le barbecue, rituel social". Mmmmm, ces buffets où s'entassent salades cuites car assaisonnées depuis trop longtemps, tartes à la pâte ramollie et saucisses grillées à point. Oh, mais j'arrête, sincèrement, j'adore les barbecue, c'est le seul repas où les mecs sont super préoccupés par la cuisine.
Et puis pour finir, ce que j'aime au mois de mai, c'est que je vais à Cannes (par procuration) et que j'ai mon lot de ragot quotidien : est-ce qu'Angelina Jolie est jolie ? Est-ce que Dany Boon est drôle en vrai ? Quelle est la tendance vestimentaire : sandale, ballerine, dos nu, long, court ?!?
Et vous, c'est quoi votre mois préféré ?

13 mai 2008
Une balthazar pour Gaspard


12 mai 2008
Mes précieux coupons #1
Je viens de passer quatre jours très très étranges. Il professore était parti en Franche Comté participer à un grand événement culturel, et je me suis retrouvée toute seule avec Alice. Quatre jour en mère d'enfant unique. YES. Autant dire que je m'étais préparé un programme aux petits oignons : balade, déjeuner mondain chez la voisine, marché samedi matin, virée chez Mollat (parce que j'ai terrrrriblement envie d'un certain livre qui a des problèmes de taille de patrons), j'avais même pensé à appeler la baby sitter pour me faire une toile.
Mais un vilain virus en a décidé autrement. Et mon beau programme s'est mué en "parent isolé d'enfant malade et suprêmement chiant, dormant par tranches de deux heures, n'acceptant de manger qu'un demi yaourt par jour sous la torture, avec un temps de merdasse, que tout ce que tu peux faire c'est aller chercher ta baguette au coin de la rue en pressant le pas". La misère quoi. A part quelques contacts radio avec le monde civilisé , j'ai mené une vie d'ermite. Et c'est parfaitement contraire à ma nature profonde, c'est moi qui vous le dis.
Mais je suis une fille pleine de ressource. Et puis ça faisait une éternité que je n'avais rien cousu à Camille (Camille c'est la grande, la brune). C'est que ça risque de ne plus durer si longtemps cette histoire. Mais pour le moment, le rituel reste toujours le même. Je sors le livre (pour elle, le catalogue citronille, façon paper doll, reste source d'émerveillement, alors que les livres japonais, bof bof), je sors la caisse de tissu, et elle commande. Et je m'exécute.


Modèle m de girly style wardrobe, lin (teint maison, je suis écoeurante) et coupon IE (ouille qu'il a été dur à couper celui là!). Adoptée au premier regard, à l'heure où j'écris ces lignes, elle virevolte dans le jardin. Chouette !
08 mai 2008
"Ben ... ça c'est Pèèèris"
C'est notre cri de guerre avec ma soeur, quand on se retrouve à la capitale et qu'on voit un truc bizarre (et/ou qui nous énerve). En écrivant ça, je me rends compte que ça fait des années que ça ne nous est pas arrivé (qu'est-ce que c'est agaçant, soit je suis enceinte, soit c'est elle, soit nos enfants sont malades, soit j'ai la migraine, soit elle a une tendinite à cause de ses tongs, soit j'habite à Bordeaux... Misère, que sont nos annuelles conventions de frangines devenues???). J' 'ai pris un malin plaisir à lire un peu partout ce petit questionnaire (j'aime pas beaucoup questionnaire comme mot, mais je ne me fais pas à tag...)
mon magasin préféré à Paris
Mmmm, plouf plouf ce sera toi... bien sûr ce serait fastoche de répondre le Bon Marché. Et puis en y réfléchissant bien, je crois que c'est la grande épicerie que je préfère là bas. Allez, je triche, j'en donne deux. Il y a l'épicerie Izraël rue François Miron dans le quatrième. Tout ce que j'aime, des épices, des mets rares et inconnus, des boîtes magnifiques. Pendant longtemps, je me suis fournie en tahina chez eux (quelle snob... n'empêche que mon houmous, c'était comme les ferrero rochers des soirées de l'ambassadeur). Allez, le deuxième, un magasin de tissu (aaaaah quelle surprise) c'est de Gilles boulevard Voltaire. Allez y, franchement, Reine à côté, c'est des majorettes.
Mon restau préféré
Non, je ne dirai pas Mélac 42 rue Léon Frot dans le 11ème (même si l'aligot ET les desserts sont top et que j'adoooore jouer au restaurant chez eux et écrire sur les ardoises) ! Là, je n'ai pas le choix, c'est Marianne. Je ne me souviens plus l'adresse exacte, ça fait l'angle de la rue des Rosiers et je ne sais pas l'autre... C'est bon, c'est bon, c'est bon ! Et puis, petit message personnel à Moumouche : à chaque fois que j'y vais, je prends un immmmense plaisir à me dire "ah, qu'est ce que je suis heureuse aujourd'hui!" (un jour je vous raconterai)
Mon musée préféré
Alors là, truc typique de provinciale : le Louvre (allez zou, peinture hollandaise dix septième toute !) Mais j'adore aussi tout ce qui est niché dans des hôtels particuliers, genre musée Carnavalet, Jaquemart André, maison de la photo (là, c'est mon côté midinette, je ne peux pas m'empêcher de me raconter des histoires sur ce qui a pu s'y passer...)
Ma station de métro préférée
Allez, un truc un peu glauque : La Fourche. Parce que ma Copine Claire habitait juste là (punaise, quelle vioque je fais ce soir!) et que descendre là, c'était la promesse de grandes festivités et d'aventures interlopes.
Mon monument préféré
La gare de l'est.

(Je sais c'est le génie de la Bastille, mais c'est juste un clin d'oeil)
Ah, j'aimerais bien passer le relais à Elaine, si ça lui chante.
Allons bon !
Je parle gras, je jure, mais j'suis une fille hyper fragile en fait. J'y ai réfléchi à deux fois avant de vous montrer la fournée printemps des béguins. Tout ça pour vous dire que vos petits mots, vos commandes... enfin bref merci. Merci encore à Ktl pour son enthousiasme et ses encouragements off-blog.
Je dois juste apporter quelques petites précisions. Il serait un peu exagéré de parler de boutique : disons que je vous propose ce que j'accumule à force d'après midi pluvieux à bricoler ce qui me plaît. La production n'est pas très importante, mais j'aime bien travailler à la commande : n'hésitez pas à me demander une autre taille, une autre couleur...
Je ne pensais pas proposer de tuniques, et pour répondre à une autre Katell, la chemise qu'elle vous montre a été commandée il y a un petit moment, avant que je pense à jouer à la marchande. Il s'agit du modèle balthazar de citronille et de sa célèbre patte de boutonnage. Pour plus de renseignements faites le 1 un petit mail et je vous dis tout.

06 mai 2008
Ils sont de retour
Non mais vous avez vu ce soleil ??? Oh la la la la , il va falloir aller fouiller dans les sacs de l'an passé, mais où j'ai mis ce putbiiiiip de bob de merbiiiip, c'est pas possible, y'a vraiment que moi qui range les trucs dans cette maison... (toute ressemblance avec un personnage existant ou une situation vécue ne serait que pure coïncidence bla bla bla).
Heureusement, j'ai pensé à vous, je m'étais bien amusée avec la version automne hiver, et puis avec l'arrivée du printemps...
Et puis, avec le temps que j'ai passé enfermée à cause de la pluie, j'en ai accumulé des choses...
Et puis les enfants n'en peuvent plus des tuniques (même à pattes contrastées) ...
Et puis, je vais bientôt déménager, alors avec ce stock de tissus...
Et puis je profite d'un court moment d'inconscience pour vous montrer ce que je fais en cachette, parce que ça me démangeait un peu de le faire juste un fois avant de reprendre le chemin de l'école...
Et puis je me tais, je me triture un peu les doigts en attendant votre avis, toujours précieux et soyons fous, des commandes si ça vous chante !
Ah, oui, juste un truc qui pourrait servir : allez voir la suite dans l'album photo "je joue à la marchande". To be continued.
05 mai 2008
les Kjacques de contrebande du marché de Vesoul
Voilà, je suis rentrée. Je ne vous avais rien dit, mais j'étais partie prendre ma dose de méton à Vesoul (le méton, c'est une drogue dure qui est à la base de la fabrication de la cancoillotte, comme qui dirait le pavot franc-comtois... enfin je m'égare). Voilà pourquoi je n'ai pas beaucoup répondu, mais j'ai adoré vos "signes inéluctables de l'arrivée du soleil" (je note que la crainte du poil à l'air est une angoisse largement partagée) et les commentaires sur la tunique ont été bien agréables à lire.
... Qu'est-ce que j'ai fait ces dix derniers jours ?
- 1645,8 kilomètres
- parlé parlé parlé parlé (avec ma mère, avec ma soeur, avec des amis, avec tout Vesoul)
- acheté le super méga extra catalogue "Bo Basics" de phildar
- acheté 7 pelotes de pure laine à 1,49€ pour faire le modèle 21 avec des manches courtes
- vu Darjeeling bidule (incapable de retenir le titre) de Wes Anderson
- trouvé Adrian Brody toujours aussi aaaaah, mais le film un peu crispant
- eu envie de partir en Inde immédiatement
- gagné un pari
- préparé une surprise
- trouvé une paire de sandales de la mort au marché de Vesoul
- paressé avec beaucoup de plaisir
- eu chaud









