28 février 2008
la veste à 8 mains
Ça fait des lustres que j'ai envie d'un paletot. Mais ceux que je trouvais étaient :
- soit trop djeuns (j'en ai essayé un, il ne me manquait plus que le slim et les ballerines, j'arrive même à me faire rire dans les cabines d'essayage, c'que chuis rigolote comme fille!),
- soit trop chers,
- soit tristounets,
- soit quasi jumeaux de mon demi-milliard de vestes que j'ai dans ma penderie.
Mais bon, je suis un chouïa têtue comme fille. Alors j'avais repéré un modèle dans le burda de l'automne dernier. Quand j'ai mis le nez dedans, horreur, il y a avait des coutures sur les manches. J'ai donc fait appel à ma première bonne fée, ma conseillère technique, qui, d'un coup de baguette magique m'a "inversé le raglan" (je vous jure que c'est en tout bien tout honneur)
Je me suis mis en quête d'un beau tissu un peu raide. Mais à St Michel, comme d'habitude, je n'arrivais pas à me décider. Alors, la deuxième bonne fée, ma "conseillère textile", m'a montré un beau jean brut.
Il ne me manquait plus que la doublure, que je voulais très "vrai chic parisien". C'est là que la troisième bonne fée entre en scène, pour que pif paf pouf, je me mette au boulot.
Autant vous le dire tout de suite, le truc des parmentures, je n'ai rien, mais rien compris. Alors je l'ai entièrement doublée, c'est nettement plus chouette. Bon, on passe aux photos ?


Voilà Emma, tu étais curieuse de savoir ce que j'allais faire : ta merveille de popeline m'a permis de faire une doublure super agréable (et puis, c'est capital de faire une doublure chic non ?) et de soigner le genre des détails comme je les aime (revers de poche, martingale, doublure du col). Voilà... le seul problème, c'est qu'il s'est remis à faire gris et froid, on avait un peu oublié qu'on était en février. Mais je suis ravie ravie ravie. Allez, une petite dernière, parce que je sais que vous les aimez, les photos en pied !

(aaaah, les chiottes en arrière plan, mon petit déhanché, ma main de matrone sicilienne sur la hanhancheuh, les traces de doigts sur le miroir... je me demande comment je ferai dans cette maison si chic, il va falloir des paliers de décompression, sinon je vais me sentir mal !)
Ah, juste un truc : je me suis un peu pris un vent sur la question essentielle des habits chéris... Non, pitié ne me dites pas que ça n'a aucune importance pour vous et que vous êtes totalement détachées de ce genre de contingence matérielle.
27 février 2008
au vrai chic parisien
Est-ce que vous avez, dans votre garde robe, des habits chéris ? Attention hein, chéris chéris chéris. Je ne parle pas du jean qui vous aura suivi tout l'hiver, que vous vous demandez comment vous avez fait pour vous habiller avant. Non, je parle de fringues que jamais, jamais, JAMAIS vous ne jetterez, donnerez sous quelque prétexte que ce soit.
Moi j'ai deux trois trucs comme ça. Il y a mon jean vert amande de comptoir des cotonniers (aussi connu sous le nom "jean qui attire les taches). Que j'ai aussi acheté en noir. Mes babies bleu marine que j'ai depuis la terminale. Mon gilet à un bouton des Petits Hauts. Et puis ma robe "Au vrai chic parisien".

Elle a plus de 10 ans. Montre de sérieux signes de faiblesse. Me plaît toujours autant. Et me rappelle un bon moment : je venais de passer le dernier oral d'une très longue série, qui devait (mais je ne le savais pas ce jour là) marquer la fin d'études un peu laborieuses. A cette époque, les oraux du capes se passaient à Paris, je dormais chez ma tante à Versailles. Avant de reprendre mon RER, je fais un petit tour près du Bon Marché. A cette époque que les moins de 20 ans il y avait une boutique (rue du vieux colombier me semble-t-il) qui s'appelait "au vrai chic parisien"... Qu'est-ce que c'était beau... assez peu de modèles, très largement inspirés de la mode des années 50 et 60 (petites robes, polos près du corps et pantalons larges). Enfin bref, tout ça pour vous dire que ma robe était là, qu'elle m'attendait sagement, et qu'elle s'est rapidement retrouvée dans mon sac (alors que c'était pas, mais pas du tout raisonnable, et qu'elle m'était un peu juste, parce qu'à l'époque, j'avais des gros lolos). C'est la robe idéale. Je suis certaine qu'Aggie l'aurait a-do-rée! Aussi chouette avec des ballerines qu'avec des tennis en toile, avec une marinière à rayures (punaise, je me sentais la reine du pétrole avec mes pois et mes rayures) une veste en jean...
Bon, pourquoi est-ce que je raconte tout ça moi ? Mmmm, oui, c'est ça, je voulais vous faire partager mon goût pour la mode des années 50, mais je suis complètement passée à côté du truc. Je voulais aussi vous parler de la veste que j'ai terminée, mais je vous raconterai la suite demain. Et vous, c'est quoi votre habit chéri ?
Aaaah, mais j'en ai oublié quelques uns :
- ma robe de mariée, une Corinne Sarrut achetée très vite (je me retiens chaque année pour ne pas teindre la veste)
- des trucs piqués à ma mère ( son chemisier sur mesure en soie verte, sixties en diable)
- ma marinière ...
25 février 2008
top ten
Je savais bien que j'oubliais quelque chose...je devais vous parler de mes blogs préférés (hé hé merci Caro!). Sauf que je suis bien embêtée. C'est à dire que je vais vous avouer que :
1- je manque totalement de curiosité (tendance conservatrice lourde),
2- j'oublie toujours de noter quelque part les liens qui ont fait tilt,
3- et que je suis finalement très (trop fidèle).
La liste des liens bouge peu, elle est sans doute un peu moins "internationale" qu'au début, j'alterne périodes de boulimie et carêmes bloguesques (féminin, normal quoi...) bref, tout ça pour dire que je serais bien en mal d'en donner 10, paf! comme ça, mais je vais faire une petite typologie parce que ça faisait longtemps :
- dans la catégorie food blog, évidemment Estelle (ça me rappelle les Etats-Unis)
- dans la catégorie "mes premières amours" Caro (Elle est à l'ouest, c'est de sa faute), Soph' (parce que c'est la mère du trash tricot, et que c'est une fille en or, et que je crois bien que c'est elle qui a dû laisser le premier commentaire sur ce blog),
- dans la catégorie "pas un jour sans elles" Ktl, Faustine, Fred
- dans la catégorie "leurs tricots me font baver", Sandra, Nadia et Marie
- et puis une toute dernière "les blogueuses que je connais en vrai", la clique de Bordeaux knits, Nathalie ma voisine, Karine au chocolat, Elaine (je ne fais même plus semblant d'être surprise quand je la croise à St Mich, puisque je reconnais sont vélo à la selle bizarroïde, j'adore le petit café vite fait où on sort nos trouvailles, où on se demande si on y retourne parce que vraiment "celui là je ne l'avais pas vu, il est subliiiiiiime").
Voilà. Au risque de vous décevoir, je n'ai toujours pas trouvé quoi vous dire sur Paris (oui oui, ça m'a beaucoup plu), ni sur la nouvelle star (ce sont mes émissions préférées. Après, quand il n'y a que les bons, c'est plus drôle). Pour une fois que c'est pas politiquement correct (en gros, se payer la tronche de miss karaoké, c'est pas choli choli, mais c'est tellement drôle) j'en profite. Et puis voir Philippe Manoeuvre faire du spiritisme à Strasbourg, ça me rend joyeuse. Non, pour tout vous dire, c'est les vacances, il fait un temps magnifique, personne n'est malade ou bougon, alors je vais m'en payer une bonne tranche avec les nains. On a un programme d'enfer qui nous attend : piscine-médiathèque-vélo (oui, Moumouche, tu as bien lu, elle sait en faire SANS les roulettes, without the roulet's)-peinture-pâte à modeler- pâtisserie-couture... On ne peut pas être sur tous les fronts. Ah, si, avant de partir, juste une grosse pensée à ma soeurette qui reprend le chemin du twavail, courage !

Juste une petite photo, parce que j'ai toujours du mal à en pas en mettre. C'est un bout de la maison, un détail que j'affectionne particulièrement: la "raclette de semelle" ... j'adore ! Allez, à bientôt, je reviens dans quelques jours avec plein de trucs rigolos à vous raconter.
22 février 2008
en passant...
Oh la la, c'est n'importe quoi en ce moment... Je voulais vous parler de ciné (du décolleté de Romain Duris et des biscottos de Dupontel dans Paris), de la Nouvelle Star, du printemps, du kolkhoze de la gestion du droit des sols à la mairie de Bordeaux, d'une veste que je suis en train de bricoler, de la garde robe de printemps de Camille... Et puis non, ça ne vient pas comme je veux.
Alors, juste comme ça, un petit truc que j'ai piqué dans Biba (oui, je lis biba, et j'attends avec une hénaurme impatience le numéro "maigrissez en mangeant comme des truies" qui ne va pas tarder à sortir) et qui me plaît beaucoup

la broche bobine de fil de soie
Je vous donne les explications :
- allez à la droguerie la plus proche de chez vous
- demandez une bobine de fil de soie gutterman (attention, en carton la bobine, sinon c'est moche) et une attache de broche (ça on en trouve chez loisir et création)
- cousez l'attache sur la bobine (avec du fil de la même couleur hein, c'est mieux)
- épinglez la broche sur votre veste préférée (là, je l'ai mise sur mon imper chéri de mémé)
20 février 2008
se résoudre
Je l'ai toujours trouvée étrange cette expression, se résoudre... Et pour tout vous dire, quand on se résout (mais j'y pense, c'est un peu comme si on trouvait en soi la solution, non ?) c'est rarement de gaieté de coeur, on capitule, on rend les armes, on est raisonnable, enfin bref, on respire un grand coup, on serre les dents et on attend que ça passe. Enfin pour moi, "se résoudre", ça veut dire tout ça à la fois. Non non non, ne vous inquiétez pas, tout va bien, pas de drame familial, sanitaire, immobilier ou autre. On est un peu surexcités, un peu inquiets, très impatients, rien que de très normal.
Non, c'est d'un drame tricotesque dont je dois vous parler aujourd'hui. Attention hein, va falloir être courageux, parce que c'est un peu dur. Alors, si ce matin vous n'avez pas une pêche d'enfer, passez votre chemin, revenez plus tard quand vous aurez pris des forces. Je parle je parle, mais venons en au drame en question. Touts grisée par la réussite du raglan et de ma première encolure en grafting, je me suis attaquée à un projet qui me trottait dans la tête depuis quelques temps: défaire mon pull en alpaga. Il professore m'avait, comme à chaque Noël, pourrie gâtée, et sous le sapin, j'avais trouvé de merveilleuses pelotes de baby alpaga, que la dame de la lainière, elle dit que c'est quasi du cachemire. Sauf que je m'étais ruée dessus comme une affamée, et que le résultat n'était, à mon sens, pas à la hauteur du produit, et puis ce rajout en côtes, je ne voyais que ça.
Alors zou que je te le détricote. Dans le genre pénible, ça se pose là. Et puis, contente comme tout d'être venue à bout de la corvée, je retricote, toute pleine d'entrain(je vous parlerai du projet une autre fois, sinon, ça risque d'être un peu long). Là, celles qui savent commencent à avoir des sueurs froides "Quoâ, elle retricote sans avoir repassé sa laine???". Et que je te monde 216 maille sur une belle aiguille circulaire. Et que je te monte 20 cm de jersey (avec une bande mousse en bas, hé hé, pas folle). Et que je vais au café tricot samedi (enfin, super vite parce que j'étais pressée). Et que je pose LA question "dites donc les dames super fortiches du café tricot, quand on repasse, ça part ce côté froissé de la laine retricotée ?". Là, il y a eu comme un blanc. Des regards gênés échangés par dessus les tasses, du genre "on lui dit vraiment ?".
Là, je dois reconnaître que vous avez bien joué, et que vous avez eu raison d'être franches. Donc, en l'espace d'une minute, j'ai appris que :
- il fallait toujours repasser la laine défaite pour la défriser
- que j'allais devoir TOUT détricoter.
je rentre chez moi, je saisis nerveusement l'encyclopédie de la couture-tricot-crochet-broderie, et je lis : "le fil qui a été tricoté, même pendant peu de temps, a pris la forme des mailles. Il convient donc de le défriser. Vous le passerez à la vapeur, ou au fer chaud, après l'avoir, tout en le détricotant, enroulé sur des bobines de fer que vous confectionnerez facilement vous même. "

Zut de merde. Je me résous.
14 février 2008
les clés du paradis

Tu vois Nathalie, c'était un signe que tu m'offres cet oiseau porte-clé... Il va avoir du boulot le piaf, parce que...
On a signé, on a signé, on a, on a, on a-a signé ...
pour la maison de nos rêves (et je pèse mes mots), pour les travaux, les dettes sur 12 générations, pour les feux dans la cheminée, toutes les histoires qui vont accompagner le déménagement (préparez vous à wigoler, les cartons sont bientôt de retour sur le blog), les missions anti-angles-morts, les mââââgnifiques mises en scènes façon Maison de Marie Claire que je vais vous mitonner, la petite cour avec le puits, mes virées au marché des Capuçins ...je trépigne d'impatience, je saute de joie, enfin bref, je suis con-tente !12 février 2008
Eh eh eh (ricanement gras de contentement et d'autosatisfaction)

Cheveux pas coupés (bouclettes par une mousse magique revigorées)
Problème de l'encolure réglé
Trouvaille du marché
Cousu le bouton doré
Yeah !
11 février 2008
événements minuscules
Clem et Karine m'ont coincée... Allez zou, 6 petites choses à l'ouest, histoire de bien commencer la semaine :
1- ces derniers jours, on dirait la ravie de la crèche quand je marche dans la rue...vous vous rendez pas compte, je viens de passer presque 10 ans au Havre, et là, au mois de février, il y a des oiseaux qui chantent, des mimosas en fleur, et on n'a même pas besoin de pull ni d'écharpe!
2- ce matin au marché, j'ai acheté de l'étamine de laine, avec des pois dessus. J'en suis totalement dingue.
3- je ne sais pas ce que je donnerais pour passer 2 ou 3 jours SEULE. Curieusement, cette envie se fait cruellement ressentir le mercredi soir, entre 18 heures 24 et 19 heures 43 (heure moyenne de retour du professore) où ça atteint carrément l'obsession. Tenez, il y a deux semaines, je me suis surprise à regarder furieusement les clés de la voiture, et à penser très très fort à l'Auvergne, au Cantal, à l'Aveyron... enfin bref, à des endroits très isolés, très beaux, très calmes.
4- par période, je fais des cauchemars épouvantables : les enfants se noient sous mes yeux, et je suis incapable de bouger. beurk. beurk beurk beuk.
5- j'ai très très très envie de me couper les cheveux (Agnès dis moi quelque chose pour que je résiste)
6- hier, j'ai fait des poires au vin, c'était très bon.
Ben ouais hein, c'est pas palpitant, mais bon, en même temps, on a dit 6 petites choses. Ah, à part ça, il y en a une autre qui m'a joué un petit tour, c'est Caro. Mais là, il va falloir que je m'applique. Et que je réfléchisse. Alors ce sera pour plus tard.

06 février 2008
Un jour, j'y arriverai (âmes sensibles s'abstenir)
Je ne sais pas vous mais moi, ce qui me plaît dans le tricot, c'est l'illusion, à chaque fois que je commence quelque chose, que sans doute ce sera parfait (sous entendu, qu'on ne me fera pas cette perfide remarque "Tiens, c'est toi qui l'as fait"). Une de mes obsessions tricotesques, c'est le raglan avec les diminutions apparentes, genre "détail super discret mais écoeurant de classe et de bon goût ". Pendant les vacances de Noël, ma soeur (oui, celle qui m'offre de la laine à la Droguerie) m'a demandé de lui apprendre à tricoter. Je passe sur la joie partagée à ce moment précis, le fou rire contenu à la voir faire de la musculation avec ses pieux, ça vaudrait un billet à lui tout seul. Mais vous vous doutez bien qu'il a fallu l'accompagner dans une magasin de laine pour choisir l'arme du crime. Alors à Vesoul, c'est simple, c'est direct chez phildar. Et ça tombait plutôt bien, car j'y ai trouvé un petit livre (plutôt un carnet) de modèles à réaliser avec leur gamme "luxe" (cachemire, soie et tralala). Avec dedans un petit gilet à manches courtes tout à fait charmant. Dans un autre magasin (oui, je suis mauvaise langue en disant qu'il n'y a que phildar, il y a aussi la maison de la laine) j'ai trouvé de la mérinos Régia trèèèès douce et trèèèès jolie. La suite, vous l'avez aperçue il y a quelques temps : je m'étais lancée dans un numéro d'équilibriste, l'utopie du pull sans couture, sauf que je n'avais placé aucun anneau marqueur, et que je m'étais méchamment vautrée. Passons sur le traumatisme du détricotage sauvage, quelques soirées de patience, d'abnégation et de volonté plus tard, vient le moment où il faut assembler le dit raglan à diminutions apparentes écoeurant de bon goût. Et là je me suis dit "ma vieille, tu ne vas pas te faire avoir comme à chaque fois avec les coutures qui vont te niquer le raglan". Alors j'ai inventé un truc :

Le fil de couleur contrasté anti foirage de raglan. Bon, je me doute que ça a dû traverser l'esprit de quelques tordues dans mon genre... Et puis en fait qui sait, sans doute que je suis la seule de tout l'univers à avoir fait ça. Parfois je me donne le vertige. Bon, et puis après je me suis mise à faire de l'acuponcture sur le bestiaux (prévenez Amnesty)

Et puis là, enfin, j'étais prête à piquer, légèrement, doucement, à petit point arrière, au fil comme me l'a appris la mercière de la rue de Paris au Havre (parce que comme ça, elle disait que c'était plus léger). Le résultat n'est pas si mal (ni bloqué, ni repassé) par contre, je ne vous raconte même pas ce que j'ai pu suer à enlever ces putains de gros fils bleus. Bon, c'était sans doute une idée à la con, une de plus.

Pour la couleur, c'est sans doute la photo du haut qui est la plus fidèle, un vert anis qui tire sur le jaune, un peu le moutardasse de mon châle, mais pas si jaune... Je suis sûre que vous comprenez. Maintenant, il ne me reste plus qu'à apprendre à remonter correctement les mailles à l'encolure, parce que, punaise de punaise, ça fait 3 fois que je recommence, et c'est toujours aussi vilain. Donc, samedi les girls, je risque d'arriver très énervée, parce que d'ici là, j'aurai fait 347 autres tentatives...
04 février 2008
dimanche banoffee pie
Faustine demande ce qu'on fait le dimanche... Rien, mais alors rien "di tout di tout". En fait, je dois bien avouer que, depuis quelques temps, j'ai une activité du côté de la cuisine assez fébrile. Déjà, il y a le marché (quand tout le monde zone en pyj, hop hop, c'est parti). Et puis la réflexion intense "qu'est-ce que je vais leur cuisiner à ces morfales". Et enfin la phase d'attaque qui, ô c'est étrange tombe juste pendant la Panique au Mangin Palace. Alors, dimanche, je me suis surpassée. J'ai cuisiné mon premier bar de ligne. Et franchement, c'était pas dégueu. Avec une petite fondue de poireaux que je vous dis que ça. Et puis j'ai fait un dessert qui me démangeait depuis longtemps : une banoffee pie. Banoffee, c'est une contraction de banana (banane en anglais) et de toffee (caramel en anglais toujours). Le principe est simple, tu prends:
- un fond de pâte brisée cuite à blanc
- de la confiture de lait que tu étales sur le dit fond de tarte (je rappelle pour ceux qui n'ont pas encore tenté le coup que pour la confiture de lait, il suffit de faire cuire une boîte de lait concentré sucré dans la cocotte minute pendant 10 minutes)
- des rondelles de banane que tu déposes joliment en rond sur la confiture de lait (elle même étalée je le rappelle sur le fond ce tarte)
- de la crème fouettée que tu rajoutes au dessus des bananes si tu as vraiment des instincts suicidaires (j'ai zappé cette dernière couche)
Que dire... C'est absolument terrible. Mais, moi qui ne suis pas fan de bananes, je dois dire que je me contenterai d'un petit sablé tartiné de confiture de lait... C'est dingue ce que je suis raisonnable ! Bon, et puis comme je n'ai pas pris de photo de la bête, un petit clin d'oeil à Ktl, c'est Camille qui digère sa tarte.





