30 janvier 2008
Regalo
Allez, on va dire que c'est le mon dernier titre en Italien. Regalo, ça veut dire cadeau, et à mon avis, c'est un mot que j'ai dû savoir dire très tôt (en faisant des yeux de biche à Zio Filippo et Zia Lisetta, qui n'en demandaient pas tant pour me pourrir). Je n'ai pas pris le temps de répondre à tous vos message, alors pour aujourd'hui je vais faire une réponse collective. Je ne suis pas née de 28 janvier. Ni le 27. Mais le 25. Décembre. Ne vous fiez pas à mon air un peu contrit quand j'annonce ma date de naissance. J'adore ça être née à Noël. C'est étrange, d'un côté, ça passe assez inaperçu. Mais d'un autre, il y a quand même une méchante ambiance de fête, avec débauche de loupiotes, de musique d'ambiance, de sapins... très égoïstement, je le prends pour moi. Autre détail d'importance, je suis hyper, méga, over, super gâtée à donf. Parce que j'ai vraie double ration de cadeaux. Celle du Père Noël parce que je suis sage toute l'année. Et celle parce que c'est mon anniversaire, capito ?
C'est donc comme ça que je me retrouve avec un super vélo (offert par mon Grand Père, je précise). Je dois l'avouer, pour l'instant, Alice est la seule à avoir un casque. Je résiste par pure coquetterie, je sais c'est pas malin. Imaginez Alain Souchon défrisé, et je suis sûre que vous me trouverez des excuses. Mais si Knitty en propose un à tricoter en mohair... Vas savoir. Je me suis donc lancée pour une petite balade lundi matin, et c'était un pur régal. D'autant que je me rendais à St Michel que j'y ai trouvé du lin à tomber, et des amies pour bavarder autour d'un café (encore pardon Karine de t'avoir laisser givrer devant les rouleaux). Enfin j'ai adoré ça, le vent frais sur les joues, pousser fort sur les pédales pour aller à fond les manettes. Je ne lui ai pas encore trouvé de petit nom à ce vélo, mais je compte bien le baptiser. J'avais pensé à éclair, mais c'était le nom de ma mob' (éclair mon cheval de feu). Ou alors éclair II, ou éclair Junior, je ne sais pas.
Alors on passe maintenant à la deuxième couche de cadeau. THE cadeau... Tadaaaaam : un we à Séville child free en tête à tête avec il Professore. Je ne vous dis même pas dans quel état de transe ça me met. Hein ? Quoi ? C'est é-coeu-rant... Ben oui (sourire gêné). Tiens pendant que j'y suis, si jamais vous avez des adresses d'hôtel, on est preneurs (et n'en profitez pas pour m'envoyer dans des boui-bouis parce que vous êtes jaloux) et d'autres bons plans aussi, ça va de soi. Bon, c'est pas le tout, mais je vais aller essayer mes chaussures de Flamenco ! (Eeeeh, Miguel, ce serait pas mal comme nom de vélo non?)

28 janvier 2008
Fausta Copi

Chuis conteeeeeeeeente !!!! Merciiiiiiii !!!
(oh la la, j'ai un peu honte, dire que j'ai 35 ans et que c'est mon Papi qui m'offre mon vélo ...mais j'suis contente c'est pas possible comme j'suis contente, mais oui Moumouche je vais faire attention)
26 janvier 2008
Ogni bel' giocco dura poco*

Après le tricot au pieux, le tricot au cure dent. Je crois bien que la super babywash est une des laines que je préfère, le seul problème, c'est qu'elle s'attaque en 2,5 ou 3... Pas grave. Je m'amuse à croiser les fils, ce qui ne m'était pas arrivé depuis longtemps et j'ai hâte de vous montrer le résultat. Et puis les n°2,5, c'est pratique pour curer les sinus, non ?
*Littéralement "les beaux jeux durent peu", comprendre "toutes les bonnes choses ont une fin". Là encore une maxime qui avait le don de m'exaspérer. Enfin bref, tout ça pour dire que ça y est, je n'ai plus une goutte de bile à cracher, je suis zénitude, calmitude, toléritude. Je pense par contre me réorienter vers la psychologie (ça me tente depuis des années) pour percer mon nouveau mystère "comment devient on agent immobilier"... Je vous tiens au courant !
24 janvier 2008
Vuoi il bene, hai il bene*

Aaaah, les vertus apaisantes du tricot. L'effet euphorisant d'un gilet aux aiguilles n°8 qui monte plus vite que son ombre. Joie de tricoter de la barbapapa. Bonheur du cadeau de Noël différé (merci merci merci ma soeur !!!). Et puis, ça doit être efficace pour crever les yeux des aiguilles n°8 non ?
*Littéralement: "si tu veux le bien, tu as le bien". C'est ce que disait un vieil ami (très démocratie chrétienne) de mon arrière grand oncle, Zio Filippo, lui même déjà très vieux. Je devais avoir 8 ou 9 ans quand il me disait ça, et ça avait le don de me rendre... dingue. J'avais envie de lui hurler "vieille bique, je pince ma soeur si je veux, et tant pis si elle me retourne une torniole. Je suis pleine de vice, et je trouve ça plus rigolo que ta morale à 1000 lires" (mille lire à l'époque, c'était le prix d'un tour de manège). Depuis, dès que quelqu'un (en fait ma soeur ou ma mère) commence à me faire un délire peace et tout le tintouin, je prends mon air de Bernadette, et d'une voix suave, je dis "vuoi il bene, hai il bene".
23 janvier 2008
Ti ammazzo *
Je dois rendre hommage à tous les êtres sages qui, ces derniers temps m'avaient conseillé de chercher une troisième voie entre la maison belle (mais un poil loin) et la maison moche (mais près de tout). Vous deviez sentir que quelque chose clochait.
On avait choisi la moche mais près.
On devait signer le compromis samedi dernier.
Puis ce soir.
Et puis non.
Parce qu'un bâtard de sa race a fait une offre plus importante que la notre.
Et que ces chacals (chacaux?) d'agents immobiliers sont prêts à se dédire pour aller ramasser quelques miettes.
Les salopards.
Ah, je vous préviens tout de suite, ceux qui sont d'habitude un peu froissés par la verdeur de mon langage vont devoir passer leur route, ça va être pire, je ne suis que hargne et bile, je suis rage, écume au bord des lèvres, je vomis de l'insulte grasse et velue. Comme dirait Saint Poolevorde "je suis colère les amis car je suis trahison".
Mais ça va beaucoup mieux. J'ai abandonné le projet d'écorcher vive l'agente immobilière en place publique, de badigeonner ses plaies de sel de vinaigre, d'acide sulfurique, de soude...et de plutonium...et d'urine.
Non, là, j'ai juste envie de lui arracher les yeux à la petite cuiller. C'est dire si je me suis calmée. Je m'étonne moi même.
Par contre, je suis curieuse de savoir comment on arrive à cumuler autant de handicaps : veule, pleutre, menteuse... A ce stade ce n'est pas de l'admiration, c'est de l'envoûtement. Je sais, je la tiens ma vengeance: tous les matins, je vais appeler son agence, et lui chanter Papayou au bout du fil. Dans 2 semaines elle est dingue.

Papayou, papayou...
*"je vais te tuer" (avec l'accent sicilien si possible)
22 janvier 2008
o sole miooooo
S'il y a bien un jeu auquel j'adore jouer en hiver, c'est celui de Gaëlle, c'est se dire "si je pouvais partir là maintenant toute de suite, j'irais OU ?". Invariablement, la réponse est "au soleil", "loin", "ah la la, je retournerais bien là, ou là, et puis ici encore". Enfin bref, on se remet toujours à penser aux bonnes vacances qu'on a passées un peu partout. Je ne sais pas vous, mais j'essaie toujours de me faire des "réserves de bons souvenirs", à utiliser en cas de brushing Souchon, de temps maussade, de jours pffffff. Des souvenirs de quand il fait chaud :
- le sable qui chauffe la plante des pieds,
- le sable qui reste dans les sandales, et qu'on retrouve en rentrant à la maison
- le soleil qui chauffe les mollets (j'aurais dû mettre plus d'écran total)
- les doigts de pieds à l'air, avec les ongles vernis (ah mon dieu, mon vernis a lâché sur mon gros orteil gauche, c'est horriiiiible, t'as pas ton vernis que je fasse une retouche, c'est immmmooooonde)
- les coups de soleils sur les épaules (et puis quand on pèle enlever le plus long morceau de peau, je sais c'est un peu dégueu, mais je suis sûre que ça vous amuse aussi)
- qui frottent contre le draps quand on se couche, et que la lotion apaisante n'apaise pas (pas top ce souvenir)
- les cheveux qui frisouillent parce qu'on a un peu transpiré, et à cause de l'eau de mer (et que malgré tout, ça n'a rien à voir avec les frisouillis de jour de pluie je vous jure)
- les cheveux qui blondissent avec le sel et le soleil (alors là, ça fait très très très longtemps que ça ne m'est pas arrivé)
- la peau un peu bronzée (qui paraît même super bronzée entre 20heures et 20heures 12 à l'heure de l'apéro)
- le sable qui tombe du livre qu'on avait apporté à la plage
- le sel qui est resté dans l'élastique des cheveux (ça c'est une vraie madeleine)
- ah, et un truc que j'adore, ne me demandez pas pourquoi, c'est avoir les mains bronzées

Et puis un autre souvenir, parce que je me rends compte que je ne vous ai même pas parlé de Carlos. Un été, je suis partie au Portugal avec des amis. C'était dans le sud du Portugal, on regrettait amèrement d'être allés jusque là, parce que les plages étaient bondées, les hôtels hors de prix, enfin bref, le combat de trop. Donc on se retrouve dans un hôtel moche et cher, à 4 dans la même chambre. Allez savoir pourquoi, ce genre d'ambiance est rarement propice à l'élévation de l'esprit, à la réflexion sur la vanité de la condition humaine, sur les considérations sur la physique quantique, ces trucs là. Alors on a commencé à faire un concours très con : celui de la chanson la plus naze qu'on pouvait connaître (Philippe Mayer nous a piqué l'idée après, mais je vous jure qu'il n'était pas dans la chambre). On a cogité longtemps, et dans cette effervescence intellectuelle, c'est une chanson de Carlos qui l'a remporté à l'unanimité :
"Papayou, papayou, papayou papayou lélé, j'ai le plus gros des papayou lélé qu'on ait vu depuis des années.
Papayou, papayou, papayou papayou lélé, ma mère me disait, faut pas le montrer ça f'ra des jaloux dans l'quartier..."
Allez les biquets, je suis sûre que vous l'avez déjà dans la tête. Non, ne me remerciez pas. Papayou, papayouuuuu...
18 janvier 2008
DC (all'inizio)

Non, ce n'est pas un code. DC, quand on voit ça en bas d'une partition, ça veut dire "da capo", allez roule ma poule on reprend tout depuis le début (et puis si tout va bien, on tombe ensuite sur un signe cabalistique qui nous envoie à la coda, mais ça c'est une autre histoire).
Je me creuse la tête pour faire des titres en Italien pour le mois de janvier (d'ailleurs, ça m'étonne Moumouche que tu ne téléphones pas pour me signaler les fautes) et je m'aperçois que c'est bien compliqué pour dire que je dois défaire une bonne partie de mon gilet de printemps. J'suis courageuse hein... Mais vraiment, je ne pouvais pas faire autrement, les diminutions (raglan, ça devait être topissime, genre écoeurant de classe) étaient vraiment trop moches. Alors on respire un grand coup, on tire sur l'aiguille, et zou, retour à la case pelote !
En ce début d'année, des envies de tricot plein plein plein. Des en cours plein plein plein. Pour patienter. Jusqu'à lundi soir. Allez, je ne vous en dis pas plus, ça nous porterait la poisse.
A part ça, je ne sais pas si ça vous fait ça, mais dès que je mets le nez dehors, j'ai l'impression d'être dans un brumisateur géant. Pas top pour mon brushing tout ça. Je ressemble de plus en plus à Alain Souchon. Enfin pas loin.
16 janvier 2008
Pooooorca miseria (o dio dio, non so cosa fare)
Qu'est-ce que vous choisiriez, vous :
1- une maison belle, niquel, où on pose ses meubles, avec un beau jardin (et un énoooorme figuier)... mais dans un quartier pas top
2- une maison pas top (en fait, c'est un angle mort à elle toute seule cette maison) ... mais en plein centre (limite la ligne de tram passe dans le jardin)...
?!?
porca miseria
Mes petits amis, les vertus hilarantes d'Aretha Franklin ont des limites ... largement dépassées aujourd'hui. Tempête+ mercredi-taxi + liaison radio non stop avec banques-agences immobilières-professore... eh eh... je crois bien que je suis d'assez mauvais poil. Pas un radis en poche à aller dépenser dans les magasins, ouh la la, que c'est agaçant. Tiens, en parlant de magasin, et puisque je suis d'une humeur de dogue, autant en profiter, puis que je vous avais promis une bonne et saine râlerie (oui, le coup des fringues d'été en hiver).
Avant, un petit prologue. Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais à une époque, quand c'était l'hiver, dans les magasins, il y avait des vêtements en laine. Même les pantalons. Bon, ça pochait un peu aux genoux, ça grattait, mais on avait chaud. Et puis on a commencé à mettre des jean tout le temps (enfin moi un peu plus tard, puisque mon premier je l'ai eu à 13 ans) été comme hiver. Est-ce le contre coup de ce traumatisme (oui moumouche, la robe à smocks à 12 ans, en Français, ça s'appelle un traumatisme, même si on me donnait 8 ans et que j'étais a-do-rable avec), mais j'en ai gardé une certaine méfiance vis à vis des jeans. Quand on a comme moi grandit entre l'Auvergne (l'hiver ça meule en Auvergne) et la Haute-Saône (l'hiver ça meule en Haute-Saône), l'hiver, le jean ne tient pas assez chaud au cuissot. C'est une vertu physique du jean : en dessous d'une certaine température, le jean devient un peu raide et se plaque contre le cuissot pour lui tenir froid, même si on met un collant en dessous. Je dirais même que c'est pire avec le collant, parce que le froid du jean se transmet au collant. Comme son nom l'indique, le collant colle, il adhère au cuissot pour lui tenir froid en permanence. Bref, pas facile d'être ado et d'avoir chaud l'hiver. Aussi bizarre que ça puisse paraître, c'est à cette époque que j'ai commencé à mettre des jupes en hiver, avec des gros collants et des chaussettes par dessus les collants. Parce qu'à l'époque, on trouvait des jupes en laine.
Et puis les années ont passé, et jesaispasvousmaismoi, ça fait une éternité que je n'ai pas vu l'ombre d'un vêtement en laine dans un magasin. Ah, si... chez Antonelle ou Cyrillus (le serre-tête est offert avec la 5ème veste matelassée et le labrador beige...je sais, c'est facile, mais je n'ai pas pu m'en empêcher). Cet hiver, alors que je cherchais une robe ou une jupette toute faite, je suis tombée sur un truc... Dans un premier temps, j'ai cru qu'il s'agissait d'une chemise de nuit. J'ai repris mes esprits, tâté la bête en essayant de me persuader que ça devait bien se porter l'hiver, parce qu'on était au mois de novembre. Et que c'était trop tôt pour la collec printemps été. Et puis la vendeuse s'est approchée, parce que je devais avoir l'air étrange à tripoter mon bout de robe l'air hébété. Elle me sert un discours parfait, sur les couleurs de la saison. Des couches à empiler pour faire un joli camaïeu et avoir une allure folle. Donc mon esprit lent essaie de visualiser la chose.
En 2007, pour être au top de la tendance, on porte :
- une blouse de paysanne roumaine
- avec un sous pull col roulé
- parce que la dite blouse roumaine est en voile de coton
- une veste à grosses côtes
- ceinturée à la taille parce quand même on est une fille
- un collant leggin
- des grosses bottes un peu comme si on allait faire de la moto, mais pas obligée
- une grosse écharpe
- un bonnet assorti à l'écharpe
- parce quand même on sait tricoter
Bon, je vais aller chercher mon vieux jean et un bon gros col roulé moi, et puis peut être une cagoule. Pour avoir bien chaud aux oreilles.

13 janvier 2008
Fritto misto





