Plus je vieillis, plus je suis solitaire. A ce propos, je pense que je finirai mes jours au fin fond de la forêt vosgienne, dans ma cabane, seule avec les loups. Mais ce n'est pas de ça que je voulais vous parler. Marianne a eu la riche idée de nous mettre à table. A quoi ressemble un petit dèj à l'ouest ?

Alors, dans l'idéal, le samedi matin, très tôt (oui, à l'heure où la campagne bla bla), je descends toooooout doucement sans faire grincer les marches, tooooout doucement je mets l'eau à chauffer, trèèèèèès délicatement je glisse les tartines dans le grille pain (que je récupère avant que ça fasse dzouing), je me mets à table :

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je mâche déééélicatement les tartines grillées, bois mon thé sans faire de gros sluuuuurp... et malgré tout, deux minutes et quarante trois secondes plus tard, j'entends de petits pas de souris tchoup tchoup tchoup dans l'escalier qui annoncent l'arrivée de l'autre matinal de la maison "C'est à quelle heure qu'on va au zudo ?"

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Voilà... A part ça, je ne viens pas à bout de cette biographie d'Annemarie Schwarzenbach qui avait pourtant tout pour me plaire, je m'attendais à des récits de voyage, du bout de chemin qu'elle avait fait avec Ella Maillart, eh ben que couic, elle fait rien qu'à se droguer et à geindre, et je commence à trouver le temps long (en fait, je n'arrête pas d'enchaîner les livres un chouilla tragiques, je vais essayer de trouver autre chose)