28 mai 2007
Dis moi que tu m'aimes...
Ne vous étonnez pas si je vous semble un peu exaltée, et que je souffle, et que je parle fort et que je transpire un peu, mais j'ai eu un peu mon compte d'émotions ces derniers jours. Le départ à Bordeaux tout ça tout ça (moi, jusque là, j'étais comme une gosse, et puis, à voir la réaction des gens quand je l'annonce, enfin bon, je vous expliquerai plus tard.)
Et puis on a fait un concert avec la fanfare cet aprèm' (ah mince, je ne vous avais pas parlé de la fanfare, je manque à tous mes devoirs) et ça, ça me met dans un état de transe pas possible.
Et puis je sors du cinéma. Et je suis allée voir un film pas possible. Ca s'appelle les chansons d'amour. Je vous vois venir, non, ce n'est pas à cause de Louis Garrel que je suis en quasi lévitation. De toute façon, je serais bien incapable de vous expliquer pourquoi ça m'a autant plu...
Paris,
les acteurs,
la chanson de Barbara à la fin,
la scène où Chiara Mastroiani chante dans le parc ,
... Non, je ne sais même pas pourquoi j'essaie.
Allez y ! Allez, qu'est-ce que vous faites encore là ?!?
Gourdasse, j'avais oublié de lire mon critique de cinéma préféré (Robert, on fait un deal, je te laisse, Ruffalo, et je me prends Loulou sous le coude)...A part ça, je sais, la photo est naze, je mets l'affiche demain
25 mai 2007
Ceci est un indice...

Allez zou ! On refait les valises...
Un peu plus au sud,
mais toujours à l'ouest
(ça devient une habitude)
23 mai 2007
Glam' land
Non mais franchement, vous pensez qu'une mère de trois enfants, l'épouse dévouée d'un "chercheur de poissons malades" a le temps d'aller à Cannes ? Est-ce que j'ai que ça à foutre d'aller batifoler à poil avec un mec qui a pris 15 kilos ? Hein? Je vous l'demande...
Non, mais c'est pas pour autant que je me laisse aller. Ici, c'est le royaume de la paillette et du strass, jugez plutôt :
- bulletins à remplir très vite que si je le fais pas jamaaaaaaais les élèves auront leur bac
- conseils de classe, trèèèèèès super méga vital pour l'avenir de la planète
- barbouillage de livrets scolaires (hé hé, des fois que certains iraient au repêchage, faut bien mettre un petit mot gentil)
Après tout ça, c'est after sur la plage, le thème c'est "Goa, je me souviens"...Vous en voulez encore ? Je vous préviens, la fin du mois de mai dans les lycées, c'est pas tenable comme rythme. Allez, je sens que vous piaffez :
- demain, 14 heures : réunion pour se répartir les classes, choisir de nouveaux manuels, commander une nouvelle boule à facettes qui tourne pour la salle 207...
- j'allais oublier, demain, 11 heures, rendez vous avec Xavière*, élève de terminale en grande souffrance, qui pour se libérer de toute la pression qui pesaient sur ses frêles épaules, m'a grave chié dans les bottes et m'a dit qu'elle travaillait mieux avec la prof qui m'a remplacée au début de l'année (Mary, si tu passes par là, je te déteste à jamais)...Il va falloir que je l'écoute et que je résiste à l'envie de lui dire "t'es moche, tu pues, et je t'aime pas", et ça voyez vous, je me demande si je vais en avoir la force...
* En vrai, elle s'appelle pas Xavière.
Alors, face à tant d'adversité, je me suis fait une petite douceur... Non, j'en vois qui ricanent au fond, quand je dis petite douceur, je reste décente, je ne masse pas langoureusement le talon de ma chaussure à paillette. Non, je me suis offert un livre. De couture. En japonais. Oui, je sais, c'est très convenu, mais je suis HEU-REUSE. Allez, puisque vous êtes sages, voilà ce que je vais apporter mardi au cours de couture

(Oui, je vous ai pas dit, mais grâce à la très charmante Elisabeth, j'ai trouvé des cours de couture...c'est top top top top!)

Ah la laaaaa, qu'elle est belle cette robe...
Bon, une dernière chose avant d'aller au lit. Demain, sur le coup de 14 heures, pensez fort à nous, croisez les doigts, égorgez un poulet, brûlez un cierge... Non, je ne repasse pas d'examen (que j'ai eu, en dépit de ce que je craignais), mais nous sommes à l'aube de grands bouleversements...Allez, dormez bien les choupinets !
19 mai 2007
On voit la vie différemment avec 10 cm de plus
Ouh la la la laaaa, on est déjà samedi et je n'ai pas décerné le prix "chéri ce soir c'est exotique". Je vous avais préparé un truc super sérieux rapport aux cérémonies d'investiture de not' président, de l'importance de ce genre d'événement pour comprendre la société dans laquelle on vit, de l'intérêt de la mise en scène de nos institutions (si si, je suis capable de penser à des trucs comme ça, bien obligée puisque j'ai été privée de montée des marches mercredi)...Et puis non non non.
Je rentre à l'instant même de ma corvée de course (je vais exprès dans le Champion de mon ancien quartier, surnommé par les riverains "la petite Pologne" tellement c'est la misère dans les rayons, c'est aussi bien achalandé que Wollanup, mais je me laisse pas distraire de ma liste). Et samedi, après la corvée de course, délire, je me fais une petite balade qui me mène inévitablement à la bobine, mon dépôt vente préféré. Et aujourd'hui, vous ne savez pas ce qui m'attendait, bien rangé au fond de la boutique. Une paire de Répetto (une Répetto des Répetti?). Argentées. A talons. A 30 euros.

(J'ai pas eu le temps d'enlever mon tablier, mais elles tuent leur mère non?)

L'argent est d'une infinie délicatesse, le cuir est souple, il épouse mes petons jolis, je ne marche plus, j'ondule...
Alors, j'ai eu une révélation. Une femme qui marche avec des talons de 10 cm n'a plus de problèmes d'intendance. Une femme qui a de l'argent au pied n'a jamais de problème d'idée du genre "qu'est-ce qu'on bouffe ce soir bordel : elle est inspirée, que dis-je habitée... A ce propos, je file rejoindre Moumouche à Cannes, on campe sur la plage du Martinez, je vais me baigner nue avec Marc Ruffalo et mes escarpins de princesse!

Allez les choupinets, soyez sages !
Bon, à celles qui ne savent pas qui est Mark Ruffalo, c'est lui, là, en dessous. En fait le mieux, c'est d'aller dans votre vidéo club, et de demander "In the cut" de Jane Campion. The... sexiest... man...ever.

14 mai 2007
Sous vos applaudissements
Non, ce soir, je ne fuis pas devant mes responsabilités, je ne vous refais pas le coup du pianiste serbe (vous avez pensé que j'allais donner la recette de quelque kloug ou pitite douceur au saccharose eh bien non). Ce soir donc, le résultat du grand concours international de la recette qui sauve la vie. Mais laissez moi encore dire quelques mots à propos de cette grande enquête "que mangent les Français quand les feignasses se mettent au boulot à 18h48". Enfin, un mot. MERCI. Merci merci merci merci merci merci.
Quand même c'est pas croyab' ce blog. J'ai fêté ses deux ans dans le plus parfait anonymat, je me dis régulièrement que je vais faire une petite pause, que je n'ai rien à dire. Et puis non. Je repense à l'état de nerfs dans lequel j'étais ce soir là. Et comme j'ai wigolé au fur et à mesure où j'écrivais. Et comme ça m'a fait drôle de lire vos "moi c'est tout pareil tiens je te file MA recette". C'est quand même pas rien tout ça ! Enfin ça me donne la frite, ça me donne des idées, des envies de blog collectif, de cahier de recettes, de planning...
Une chose à la fois, je vais déjà instaurer une nouvelle catégorie : "Qu'est-ce qu'on bouffe bordel ?" . C'est plein de classe et de finesse, ça me plaît bien, j'ai hésité avec "c'est lundi c'est ravioli" que j'ai trouvé un peu galvaudé. J'ai failli appeler ça "steack de 'rou" parce que je viens de finir "cul de sac" de Douglass Kennedy, mais j'ai pensé que ça ferait un peu private joke. Alors va pour "qu'est-ce qu'on bouffe bordel".
Bon, je sens qu'on commence à s'impatienter, mais je suis de ces profs sadiques qui rendent les copies à la fin, une fois que les élèves sont persuadés d'avoir fait toutes les conneries que j'ai listées dans le corrigé. Là, je vais être sympa, il y a tellement de réponses que je vais faire des catégories.
Ce soir la catégorie "je me nourris de courgettes"
Pour changer, je vais être mauvaise langue et vous faire part de mon inquiétude. Est-ce que vous vous doutiez que la courgette est le plat universel du repas du soir. Je l'ai découvert en lisant vos propositions. Nous sommes des courgeovores devant l'éternel. En omelette. En quiche. En gratin. En soupe. Avec du kiri. Avec du petit Billy. En fait, la solution n°1 au problème de 18h48 est la customisation de la courgette molle qui sommeille dans le bac à légumes. Allez courage, encore un mois et demi et elles viendront de France, elles seront fermes, auront perdu ce goût amer et on pourra même les manger en salade.
Dans la catégorie "courgette mon amie", je vais vous la faire à la Jacques Martin "tout le monde a gagné". Je n'ai pas eu le temps de trier les recettes, j'ai honte je n'ai pas su quoi choisir. Toutefois, je nomme quelqu'un qui n'a même pas participé au concours (soupir indigné des participants), j'ai nommé Estelle et son nouveau blog (que je vais vite mettre dans ma liste, ça m'intéresse son oeil sélectif) qui donne des courgettes crues à sa famille nombreuse.

La prochaine fois, j'attribue le prix "chéri, ce soir c'est exotique!"
11 mai 2007
Bojan -la balèze- Zulfikarpasic
Alors que je devrais être en train de compiler vos recettes,
au lieu d'écrire un article de fond sur "logistique et économie ménagère, vers un post-féminisme décomplexé ?" , alors que je devrais être en train de faire des fiches de révisions super efficaces pour les terminales,
au lieu de faire des compotes à congeler et prendre de l'avance sur le we gastronomique que je suis en train de préparer à ma frangine (t'es rassurée Ninou?)...
Je profite du coup de projecteur sur mon blog pour vous parler du concert que j'ai eu la chance d'aller voir hier.
Vous vouliez des recettes pour votre coup de bourre de début de soirée, bande de feignasses, eh bien non, je vais vous parler d'un pianiste serbe.
Silence pesant. Ah bah voilà, elle n'a pas supporté d'avoir plus de commentaires que d'habitude...
Hier soir, je suis allée écouter Bojan Zulfikarpasic (pour faire simple, dites Bojan Z). J'avais déjà fait un triple salto arrière de joie quand j'avais su qu'il passait à 500 m de chez moi. Triple loots quand j'ai eu les places. Pas de bourrée en entrant au théâtre. Je n'ai pas souvent l'occasion d'aller à un concert. Encore moins de jazz, mais je suis à chaque fois émerveillée (une vraie gosse, je tape dans les mains, je crie un peu, mon passage aux States m'ayant débarrassé de toute inhibition...et puis, aux concerts de jazz, c'est bien, on a le droit-on est même un peu obligés- d'applaudir pendant les morceaux). Qu'est-ce que je vous disais...oui, que c'est vraiment merveilleux, d'entendre des gens en vrai, d'écouter de la musique fort, d'entendre autant de nuance et de finesse, de les voir s'épier, se sourire, partir dans un chorus éblouissant (et je peux vous dire qu'on a été éblouis hier soir)...
Et puis -je suis incorrigible- j'adore regarder le public. Un peu coinços quand même le public. Un peu salle des profs aussi, avouons le. Avec le dodelinage de tête règlementaire de l'amateur de jazz. Là j'arrête parce que je me suis aperçue que je dodelinais aussi méchamment.
Donc, si vous voyez que ce trio passe près de chez vous, même si vous n'êtes pas fou de jazz, allez-y, courez-y. Les musiciens sont grandioses. Le batteur, Ari Hoenig est en fait le fruit d'une expérience chirurgicale : on a réussi à lui greffer 4 bras. Ce qu'il arrive à faire avec des baguettes dépasse l'imagination (la mienne en tous cas). Le bassiste, Rémi Vignolo (en plus d'être très...beau, tout en bouclettes, un régal) arrive à jouer aussi vite que la main droite du pianiste, Bojan Z. Ses compositions sont marquées par les musiques balkaniques, et vraiment, comme dirait mon grand père...C'est drôlement bat'.

09 mai 2007
A l'aide, mes amies à l'aide...
Bon, allez, promis, je ne vous refais pas le coup de la "récitante de Desperate Housewives" (pour tout vous dire, c'est après coup assez amusant que vous y ayez toutes vu quelque chose de très différent dans ce message pas folichon).
D'abord pour vous rassurer, la version dégraissée de la tunique, parce que je sens que vous êtes sceptiques sur ce coup là :

Allez, je sais que ça vous manque, ça fait longtemps que je n'ai pas poussé mon cri de guerre "j'en suis pas peu fière". Je crois que je vais même être un peu plus téméraire et le faire version robe genre "je la porte juste avec une culotte et les doigts de pieds à l'air pour aller respirer les embruns". Enfin je m'égare.
L'heure est grave. Oui, je sais, c'est un peu banal de dire ça depuis quelques jours. Mais je le répète, l'heure est grave.
Je ne veux plus faire à manger. NOn, nOn, nooooOOOOn. Trop c'est trop.
J'aurais dû me méfier des signes avant coureurs, ce désintérêt pour les revues de cuisine, le fait que je ne râle même plus (même pour le principe) à l'idée de manger de la purée ou des croque monsieur. Je suis une fille opiniâtre. Une besogneuse "méritante" comme écrivaient les profs sur les bulletins (c'te haine en y repensant, je m'interdis d'écrire ça aujourd'hui!). Plutôt du genre à me forcer... Mais là, l'idée de faire tous les soirs :
- 1 soupe pour Alice
- un bidule pour les grands
- un machin qui améliore l'ordinaire pour Jéjé et moi...
J'abdique. Je démissionne. Je rends mon tablier. Je mets plein de conserves avec un mot sur la table et je pars me planquer dans le maquis. Je mets tout le monde à la diète jusqu'à nouvel ordre. Je me propose de faire des tests pour la nasa et on mange des sachets déshydratés pendant 3 mois. Je me lance dans un nouveau régime dissocié : semaine 1 nouilles, semaine 2 purée mousseline, semaine 3 Blédina pour tous les 5, semaine 4 jeûne, semaine 5 détox, semaine 6 bâtonnets de surimi pour les protéines...
Hier soir je téléphone à Moumouche pour crier à l'aide. A l'aaiiiiiide. Vous savez pas ce qu'elle me répond l'effrontée ? "Ah m'en parle pas. Et puis MOI, je vous avais tous les midis parce que vous ne mangiez pas à la cantine..." Ah mais ça va pas du tout ça. Vous avez remarqué, c'est presque physiologique, vous commencez à geindre pour qu'on vous console, qu'on vous dise à quel point vous êtes digne et formidable face à l'adversité. Et puis non, il faut écouter des trucs nuls dont vous vous battez l'oeil. Et de un, mes enfants ne mangent que 2 fois à la cantine dans la semaine. Et de deux je ne vais pas à la cafet' du cora.Et de trois j'ai 3 enfants. Qui mangent beaucoup plus que ce que je pouvais manger quand j'étais petite parce que c'était la guerre et que je devais aller chercher l'eau au puits. Enfin presque.
Alors, j'ai eu l'idée de lancer Le concours de la recette qui sauve la vie. Rien de moins. L'idée est de m'envoyer une idée savoureuse de recette ou de mise en scène pour en finir avec le syndrome de 18 H 48 plus connu sous son nom commun "Aaaaah, putaaaain (ou crotte de flûte si vous êtes moins vulgaire que moi, ce sue je vous souhaite), il est 18 h 48 qu'est-ce que je vais leur faire à bouffer à ces crevards". Je vous attends.
Vive la république.
Vive la France.
08 mai 2007
Le vertige des possibles (titre très prétentieux, qui n'a aucun rapport avec l'actualité politique)
Un groupe d'amis sur une photo prise à une soirée en fin d'année. Elle est un peu bancale, mais en regardant bien, on les entend rire, on voit les verres qui font le sourire large et l'oeil qui brille. Et sur ces visages très jeunes la vie qui les attend, pleine, pleine de promesses.
Je suis un peu devin. Je sais que elle, là, aura cette vie rêvée, que son voisin un peu moins, mais qu'il n'en espérait sans doute pas tant. Et puis il y a lui, là. Est-ce qu'il se doute que tout va s'arrêter très vite...est-ce qu'on le sait avant ?
A quel moment passe-t-on la ligne ? Vous savez, le moment où on ne peut pas revenir en arrière? Depuis quelques jours, ces questions tournent dans ma tête, ploc ploc, se cognent contre les bords sans trouver de réponses, absurdes, grotesques. Égoïste, je me demande comment garder les miens de ces moments, ces accidents...

(Coup de mou, promis, demain, je fais léger et je vous montre le parachute version slim...)
04 mai 2007
Et aujourd'hui ?
Et bien... je me suis fait un parachute.

Allez, soyons folles, sortons de nos albums les plus belles foirades couturières,

Nos réalisations les plus nases,

Et rions, mes amies, rions !
"N'ayez pas peur!"
Bon, trêve de plaisanteries (je viens à peine de me remettre de la crise de rire qui a failli nous terrasser, Jéjé et moi), Agnès, que ce soir bien clair, je ne suis pas en train de te préparer une garde robe sur mesure. Cette "robe housse" pour parler comme dans Elle (moi, jusque là, je parlais d'une robe sac, pfff), je piaffais d'impatience de la faire, sourde à toutes les mises en gardes... Alors, demain, je la dégraisse de 20 cm sur les côtés la housse, et elle sera parfaite. Nan mais.
A part ça, je flemmarde du blog, mais, que voulez vous, j'ai replongé. Oui, ma "Rehab" anti polar a été un échec total, et je viens de m'en dévorer quelques uns. Ce we, si vous êtes sages, je vous raconterai que j'ai vu Franck Dubosc en vrai, que j'ai trouvé une fanfare qui voulait bien m'adopter, que je suis tentée par la chirurgie esthétique, et que je ne suis plus la même depuis que j'ai découvert Amy Winehouse...





