30 mars 2007
A l'aide...
- Tri des affaires de femmes enceintes, soutifs de baleines et brassières,OK
- Tenue de bal, no prob', j'y vais en combin' de ski, fait trop froid
- Gâteaux pour le voyage (jusqu'à Paris, c'est sûr qu'ils vont tous crever la dalle),OK
- Matos, couches et victuailles pour Alice, dans le sac à langer
Juste un truc, avant de sortir...J'en ai encore eu la preuve hier, mes lecteurs sont des gens formidables, pleins de ressources, généreux et tout et tout (ne rougis pas comme ça Robert, je suis sûre que tu as un avis très tranché sur la question de la ballerine dorée).
Est-ce que quelqu'un dans cette foule immmmmmense sait si, oui ou non, BORDEL DE MERDE, il y a une différence entre :
1- la Royal commission on employment of children in mines de 1843,
2- la Hashley 's mines commission de 1842.
Il doit y avoir un bug au niveau des dates, c'est pas possible que l'Angleterre victorienne ait commandé deux enquêtes coup sur coup, histoire de vérifier si les petites n'enfants avaient peur dans les mines...
Je sais, c'est étrange comme question pour une fille qui chialait sa race à cause d'une putain de paire de pompe hier au soir. Je vous expliquerai plus tard, ma vie en dépend. Si jamais je ne donne pas signe de vie d'ici le 10 avril, prévenez la police. Je vous aime.
29 mars 2007
Il y a les...
JORNMV: jours où rien ne me va,
JOJNTRDMA: jours où je ne trouve rien dans mon armoire,
JOMJMFUGC: jours où mon jean me fait un gros cul,
JOJMDQJDADCEDT: jours où je me dis que je devrais arrêter de coudre et de tricoter,
JOJAETCC: jours où j'aimerais être testeuse chez Cotélac,
JOTMCSF: jours où tous mes collants sont filés,
JOJMFUTJADP: jours où je me fais une tache juste avant de partir,
JOJSCDRLADP: jours où je suis contente de ressortir les affaires de printemps,
JOJMUTNQPNR: jours où je mets un truc neuf que personne ne remarque,
JOJMBDT: jours où je mettrais bien des talons,
JOJMSCME: jours où je me sape comme mes élèves (mauvais signe),
JOJLIDSOEOJRQJSS: jours où j'ai l'impression d'être super originale et où je remarque que je suis supernaze,
JOJMCDMF: jours où je me change deux milliards de fois...
Et bien évidemment...les fameux JOJNPRAMM : jours où je n'ai plus rien à me mettre !
Je vous le donne en mille, je suis dans cette situation gravissime. Samedi on sort. Attention, on sort. Le genre de truc qui nous arrive toutes les années bissextiles. On sort sans enfants, dans une soirée où il serait inconvenant de proposer "une bonne salade ou un petit dessert", où personne ne nous connaît. Et évidemment, je n'ai aucune idée de ce que je vais me mettre sur le dos. Pour tout dire, c'est ma soeur (qui avait flairé l'affaire) qui m'a posé LA couéchtionne : t'y vas comment ? Ben, on laisse les enfants à Maman et on y va en voiture. Silence gêné à l'autre bout de la ligne. Aaaaah ouiiii. Ben, je sais pas, euh, je crois que c'est ...Euh, et si j'étais la peigne cul avit mon jean et mes clarks ? Mais je vis en jean et en clarks...
Trois possibilités s'offrent à moi :
1- mépriser ces considérations bassement matérielles...No way, je suis futile, et j'ai acheté le dernier Elle spécial maigrir.
2- Mettre mon jean et un collier ou des boucles d'oreilles, ou des ballerines de danseuses...bref un truc de fille.
3- Mettre une jupe top top top, mais je ne sais pas quoi en haut.
4- Y aller avec la jupe et c'est tout.
5- Rester au Havre, et chouiner que je suis malheureuuuuuse. (Non mais ça va pas la tête?)
Et vous, vous feriez quoi ?

Juste un peu plus tard... Un détail, les ballerines APC, c'est juste dans mes rêves. Mais je suis certaine, absolument certaine qu'ils ont la copie conforme chez André, gratuite et qui fait même la jambre fuselée... Je vous promets un rapport détaillé dès lundi. Les filles, vous êtes des amours !
25 mars 2007
en un éclair...
Ça ne vous arrive jamais d'avoir des illuminations ? Moi si. Dans ces moments-ces instants- je vois. Ne me demandez pas d'expliquer. C'est comme ça.
Il y a deux jours, j'étais à table avec Camille et Raphaël, ravis tous les deux de ne pas être de cantoche. Camille, comme d'habitude, vibrionnait dans un rayon de 50 cm autour de moi, me racontant les moindres détails de sa mâtinée. Je n'écoutais que d'une oreille à vrai dire. Elle a le débit d'une sicilienne cocaïnomane ma fille. Et le sens de la digression. A la radio, on entend la voix de Camille Bazbaz, et je monte un peu le son. J'aime bien l'ambiance de ses chansons. Pas très raccord pour un déjeuner avec trois enfants, mais je monte le son. Camille (ma Camille à moi, hein, pas le chanteur) me dit, de sa voix de grande "ah, j'aime bien cette chanson moi".
Camille Bazbaz : "je f'rais ce que tu veux"
Camille, celle de la maison, à l'unisson avec l'autre : "ne me dis pas adieu".
Je m'arrête de touiller ce qui chauffe dans la casserole, regarde en coin, et vois ma Camille continuer de chanter.
Je rêve. Dites moi que je rêve. Mon bébé, ma fille de même pas 7 ans connaît Bazbaz dans le texte. Je rêve. A secours. Je veux revenir en arrière, là tout de suite maintenant. Qu'elle me redemande des massages des pieds. Qu'elle me reréclame du "senbon" et pas du parfum (oui, elle a ri quand je lui ai demandé si elle voulait mettre du senbon, elle m'a dit avec un air un peu gêné qu'on disait du parfum). Qu'elle me colle dans les pattes et demande un câââlin. Qu'elle veuille mettre sa robe rose d'été et ses sandales en plein hiver.
C'est à ce moment précis que je l'ai vue. Avec son air dans le vague. Qu'est-ce qu'elle était...grande tout d'un coup.
Pfiou...ça va trop vite vous trouvez pas. Allez, suffi les conneries. On se met petit ours brun et on écoute "coco rio". Et on ne discute pas.

22 mars 2007
Chassez le roulottis...
Ah! Avant de vous parler du dernier pull très doux et beau que je viens de finir, juste un truc. Je suis en train d'écouter les Four Tops qui chantent Bernadette, vous pouvez pas savoir ce que ça fout la banane les Four Tops. (Et ça me fait marrer ce titre "Beuuu'nad'ett'", enfin, il m'en faut peu.)
Bon, je vous disais donc que j'ai fini mon pull mauve. Vous savez, celui pour qui j'avais fait un appel au peuple pour le modèle. Celui grâce à qui j'avais découvert l'ourlet anti-roulottis. Allez, fini de tourner autour du pot, le voilà, sous vos applaudissements :

Non, vous ne rêvez pas, il y a bien une bordure à la noix en bas. Alors qu'il n'y avait aucun roulottis... C'est juste que je me suis un trompée dans les mesures. Quand je l'ai essayé il m'arrivait au nombril. Genre ado en folaï. Ça doit être contagieux. Alors, j'ai tout sagement remonté à l'aiguille circulaire. Sauf qu'avec l'ourlet, quand je continuais en jersey, ah bah, ça faisait un bourrelet. Et ça vous fait rire ? Alors, en attendant d'investir dans le livre sur les bordures en tricot dont me parlait Loralune, les côtes 1/1 étaient l'alternative la moins pire, parce que vous comprenez bien que je ne pouvais pas attendre pour le porter. Des fois qu'il fasse trop chaud pour un pull en alpaga.
Juste un petit truc que j'aime bien, c'est l'encolure :

J'ai remonté les mailles pour faire quelques rangs....Ooooooh baby baby... Pardon, c'est Marvin Gay, je ne peux pas me retenir...Je disais donc quelques rangs de jersey pour faire un joli roulottis le long de mon cou gracieux. Elle est pas belle la vie?
19 mars 2007
Les glandes...
Ok, j'étais en retard. Ok, j'ai mis du temps à trouver son adresse. Ok, j'aurais dû mettre ma broche dans une enveloppe homologuée par le ministère de l'intérieur, du genre qui explose quand ce n'est pas le destinataire qui l'ouvre, mais quelqu'un de mal intentionné. Mais quoi, il faut vraiment se méfier de tout ? Voilà ce que Hayet aurait dû se mettre à la boutonnière...

17 mars 2007
Comment ka s'la pèèèèèèète...
... C'est comme ça que mes élèves (surtout les filles, quand il est question de jalousie) disent quand une autre "fait sa crâneuse". Je suis sûre que j'y aurais eu droit si elles m'avaient vue devant ma dernière chose.

Et puis, ce qui est rigolo, quand je prends de l'assurance, C'est que j'ose tout, les fleurs avec les carreaux. Et puis des pois à l'intérieur du col. Mais, ça, on les verra quand je serai téméraire et un poil plus fut' fut'. Parce que les pois, eh ben je les ai bien cachés quand j'ai replié le biais. Des fois qu'on les voie...

14 mars 2007
Pétale
Dans une petite heure, mes "grands" vont rentrer de la "zym" avec leur "père-à-sui-j'ai-tout-pardonné", et on va aller picniquer sur la plage. Mais ça ils ne le savent pas encore.
Alors je vous fais vite part d'une découverte essentielle, car le pic-nic ne va pas se faire tout seul, bibidibabidiboom. Je-ne-sais-pas-vous-mais-moi, il y a des sommets, en matière de couture et de tricot, qui me semblent parfois infranchissables. Des Everests pour mes petits doigts gourds, K2 pour mon cerveau somme toute pas bien dégrossi en matière d'EMT (vous vous souvenez l'EMT ?). Et puis, mue par je ne sais quelle force, quel élan, un jour, sans savoir pourquoi...je me lance. Je vous ai raconté le coup de châle de mémé à troutrous. Aujourd'hui, c'est le tour du "chemisier-à-col-pétale" (CACP).
Ce truc, là, le CACP, on le voit passer, mine de rien, sur les blogs de balèzes, présenté genre :"je m'ennuyais par cet après midi pluvieux, alors zou, et voilà". Alors que moi quand il fait pas beau, je râle, je me fais un thé (ah, je vous ai pas dit, je me suis mise à boire du thé, je me sens presque fréquentable) et je boulotte des gâteaux. L'autre jour que je me demandais une fois de plus ce que je ferais si je m'achetais le livre d'Astrid le Provost, j'ai feuilleté celui de Sylvie Loussier que j'avais sous la main, et me suis aperçue que j'avais le patron de LA chose (le CACP).
Alors, le premier jour, je l'ai agrandi toute seule comme une grande (c'est que j'ai une bac D les filles, et que la règle de 3, ça me connaît).
Le deuxième jour, j'ai coupé du tissu.
Le troisième jour, j'ai bâti.
Le quatrième jour, j'ai piqué le col et les poignets.
Le cinquième jour, j'ai monté les poignets et les manches.
Le sixième jour, j'ai assemblé le reste, fait les boutonnières.
Le septième jour j'ai contemplé ce que j'avais fait...

Ah, c'que j'chuis contente. J'adore son côté "cortège de mariage versaillais à chapeaux"...
12 mars 2007
She's back !
Voili voilou, c'est reparti les kikis. (Punaise, quelle entrée en matière, c'est fracassant!). Juste un petit message de reprise, histoire d'en rassurer certains (Noooon, je ne repasse pas les chaussettes). Mon 8 mars, ma journée d'esclave domestique, c'était... de l'autofiction comme disent les jeunes. Il y a quelque chose qui marche très fort, je ne sais pas vous mais moi c'est radical, c'est de me plaindre, d'en rajouter à mort, de geindre comme si le problème de la dette des pays du sud à côté, c'était de la gnognotte. On a même le droit de pleurer un peu et de se moucher. Comme ça après on se trouve moche avec le nez en patate et le Rimmel qui coule, c'est encore meilleur.
Le soir du 8 mars était inversement proportionnel au reste de la journée. Jérôme est rentré des Etats-Unis, nous avons fêté son retour et les 75 ans l'anniversaire de ma Belle mère. Ces deux événements ont été dignement arrosés.
Pour faire oublier l'affront. La trahison. L'infamie. Oui Madââââme. Quand on me déçoit, je le vis très mal. Car l'Ombre, le mâle, Gigi l'amorooooso, qui avait abandonné sa famille pour partir aux Amériques avec une liste de provisions est revenu bredouille. J'avais été claire, concise, pas capricieuse (j'avais finalement rayé les converse, pensant que j'abusais), bref, la femme idéale. Qu'est-ce que j'ai eu en retour ? Hein, j'vous l'demande ?
Le numéro de printemps de Bon appétit.
ET C'EST TOUT.
Bon, je vous l'accorde, il y a plein de bonnes idées dans ce Spring issue. Mais quand même. Il veut me faire croire qu'il n'y avait:
- ni Gourmet
- ni Interweave knits (je ne sais jamais comment ça s'écrit)
- qu'il n'a pas pu trouver de voiture pour aller chez Krogger pour acheter des pépites de chocolat, du pnb...
Je suis en train de réfléchir à des représailles sévères.
Bon à part ça, en vrac:
- j'arrête regénésis. Les épisodes de la semaine dernière étaient vraiment à chier, et je pense qu'il est temps de donner un signal fort.
- j'ai fini deux trois trucs pendant les vacances avec la machine à coudre
- mon pull en alpaga est fini mais pas tout à fait. Il manque un truc et je ne sais pas quoi. Je pense lui consacrer une nouvelle catégorie "le pull traître" : il a l'air super, mais porté il fait pas super, il manque toujours un truc...C'est encore plus pénible que "le pull qui en finit pas".

(Juste un petit clin d'oeil à la Géorgie...)
Vite vite vite...
Comment dire...Je vais essayer par tous les moyens de ne pas passer pour une gougnafière.
Oui, je suis en retard, mais non, ça n'est pas que de la mauvaise volonté.
Après quelques mails à la grande prêtresse des Georgettes, des messages sur le blog collectif et un mail à l'intéressée, je cherche toujours désespérément l'adresse postale de ma Georgette. Alors si tu passes par là, mon enveloppe est sagement dans l'entrée, prête à s'envoler pour Strasbourg su j'ai bien tout suivi.

08 mars 2007
Today, I'm a Lynette
Mon oeil droit, ouvre toi le gauche... Raphaël s'assied dessus, il est 7 heures 45, j'ai fait la grasse mat'...C'est parti mon kiki !
7 heures 53 : la tartine de nutella de mon fils tombe sur le plancher, du mauvais côté. En astrologie mongole, c'est très mauvais présage "Nutella du mauvais côté, t'es dans la merde pour la journée".
8 heures 17 : ça se confirme, Alice, qui est sous antibiotique depuis quelques jours se réveille... Non, je ne donnerai aucun détail, disons que la gigoteuse sèche en ce moment.
9 heures 30 : je demande aux enfants de se préparer pour aller au marché.
9 heures 45 : j'entre dans la chambre des enfants.
9 heures 46 : je distribue quelques tapes, ici et là.
9 heures 50 : ils sont tous ficelés dans la voiture, le marché nous voilà.
10 heures 23 : après trois tours de ville, je me gare sur le trottoir.
10 heures 30 : j'achète 4 kg de comté, que je compte dealer en Normandie au prix de la colombienne
10 heures 40 : j'achète des fleurs pour moumouche
11 heures 03 : j'achète un livre pour ma belle mère qui vient dîner ce soir
11 heures 45 : je suis forte, j'ai encore résisté à l'appel du petit haut en liberty qui me fait de l'oeil depuis une semaine.
Midi: à taaaaable
12 heures 07 : à taaaaaaaaaaaable, allez vous laver les mains
12 heures 20 : Putbiiiiip de borbiiiiiiiiiip de biiiiiip, j'ai dit à taaaaaaaable
13 heures 04 : tout le monde a fini sa danette. On se croirait chez les trappistes tellement c'est calme.
13 heures 30 : Alice c'est QUOI cette odeur ?
13 heures 45 et 15 kg de lingettes plus loin, Alice dort.
14 heures : c'est la fête. Ma sauce bolo pour les lasagnes de ce soir est prête, j'ai le droit de sortir chercher de l'eau pour les Ténardier la table à repasser.
15 heures 07 : j'ai tellement de repassage que j'ai eu le temps de regarder 2 épisodes de DH et de faire toutes mes paires de chaussettes.
15 heures 17 : Raphaël fait des libations rituelles de pipi dans les toilettes. Chic.
16 heures : mes biaffrais rentrent du jardin. l'hypoglycémie les guète.
16 heures 45 : youpi, je vais faire les valises.
Eh, c'est pas cool la journée de la femme ? Hein ?





