14 juin 2006
Fait chier...merde
Oui, vous avez bien lu, chuis vénère grave (je dirais même à donf). Les nuits-saucissons n'y sont pour rien et les couches non plus...C'est juste que quand je sors de ma bulle, que j'allume la radio ou la télé à l'heure des infos, j'entends des trucs qui m'agacent. Et comme le dite Catherine Frot dans la dilettante, "l'agacement peut être quelque chose de très fort". Je suis donc très très agacée ...
par la coupe du monde de foot...ça m'énerve, mais ça m'énerve...
Attention hein, chuis pas contrariante comme fille, j'ai beuglé "et un et deux et trois zé-ro" en 98 (c'était le lendemain de notre mariage faut dire) et je suis pas contre regarder un match:
- si c'est la finale
- si y'a plein de gens qui parlent et qui font des commentaires à la con
- si on m'empêche pas de parler quand il y a "une phase de jeu intéressante", là, je deviens mauvaise...
- si on me donne de la bière sans me demander "ben tu bois de la bière toi !"
Mais là, j'en peux déjà plus...
par les mesures budgétaires annoncées très haut très fort par le gouvernement...
oui, j'en connais qui vont ouvrir de gros yeux en lisant ça chez moi, c'est le genre de truc qui me laisse assez froide en temps normal. J'ai commencé "ma carrière de prof" sous Allègre, bien contente d'avoir intégré "cette belle et grande maison qu'est l'éducation nationale". Passées quelques années en zep, je suis partie dès que j'ai pu en lycée.
En 10 ans, j'ai vu les choses changer "se dégrader comme on dit. Juste un détail, la façon dont on est remplacés...Vous ne savez sans doute pas, mais, quand un de mes collègue est absent, ma "hiérarchie" vient me voir la bouche en coeur et me demande si je peux le remplacer. C'est la loi, elle serait en droit de l'exiger, mais elle est sympa ma hiérarchie, alors quand je lui dis non quand c'est la veille pour le lendemain, elle comprend. Ce qui est drôle, c'est que dans le même temps, quand je fais une déclaration de grossesse en décembre pour être remplacée en avril, la seule personne qu'on envoie pour me remplacer, c'est un pauvre type (j'assume, c'est pas sympa, mais c'étiat un pauvre type), qui n'a jamais foutu les pieds devant une terminale et qui me demande si j'écris tout au tableau (sic) et qui se fait la malle au bout de deux semaines, laissant mes trois classes de terminales sans personne pour finir le programme... Et on veut encore supprimer des postes. C'est sans doute un début de dépression post-partum, mais je sens que quelque chose m'échappe.
Allez, demain, la recette des financiers (ha ha) aux framboises, parce qu'il n'y pas que les sorbets dans la vie.




