30 avril 2006
Monomaniaque
Allez, une petite maladie honteuse, ça faisait longtemps...J'avoue, depuis que j'ai découvert chez Katell que je n'étais pas la seule (un jour, je parlerai de mon audace et de mon courage légendaire...) à me fournir chez Petit Bateau et à avoir une garde robe pas si différente ce celle de ma fille :
Je n'ai pas encore dépassé le 12 ans d'âge vestimentaire (euh, je parle de maturité hein, pas de la taille...)
Une fois de plus, j'ai récidivé... J'ai succombé à l'appel de la chaussure à bride, la baby, la Charles X, la start rite pour grands...Ce que vous voyez à gauche de l'image, c'est mon gros bidon qui trahit ma deuxième manie : la marinière, dont je possède une belle collec'. Par contre, ça ne vous permet pas d'apprécier à se juste valeur mon dernier t.o.c : le pantacourt. Alors vous additionnez les trois, et ça vous donne : un clown. Voilà, la plupart du temps, je ressemble à un clown.
J'avais pourtant fait des progrès ces derniers temps...Mais un an sans travailler, aux Etats-Unis, dans une région quasi tropicale, et zou, rétrogradée en douzième division : un an de pantalon large (jupette le 4 juillet) et de birkenstock non stop. Raté. Le summum de la féminité réside chez moi dans l'association: jupe trapèze-t shirt très très légèrement moulant - ballerine. Torride non ?
Jamais j'y arriverai...à porter des talons, mettre des jupes droites et des chemisiers rentrés dedans, à être bien coiffée, à avoir les mains soignées, à rentrer dans une boutique Christine Laure ...
Mais je garde espoir...
(Allez zou! un coup de Pixies. Que je retrouve Monkeys gone to heaven, et je mets Debaser l'inégalable Hey bien fort!)
28 avril 2006
Ca y est !
J'apprends à l'instant la naissance de mon neveu. Agnès (ma soeur pour ceux qui vont parfois lire les commentaires) et Julien (mon beauf' donc) sont parents d'un petit Martin depuis quelques heures...
Bon, je deviens super cucu quand je suis émue, et j'ai horreur de paraître cynique, alors, chuuuut...
Belle vie à toi, Martin !
27 avril 2006
Bête de Somme
Quand vous étiez petits, qu'est-ce qu'on vous faisait le plus comme reproche, qu'est-ce que vous entendiez vingt fois par jour ?
C'était:
"Tais toi un peu !"?
"Range ta chambre !"?
"Calme toi un peu s'il te plaît !"?
Je ne sais pas pourquoi, mais ça m'est revenu hier...C'était "Catherine, tu n'es pas raisonnable", enfin, du moins, c'est le souvenir que j'en ai. Il devait y avoir "arrête de sauter partout", qui s'est tranformé au fil du temps en une formule globale "t'es chiante, mais qu'est-ce que t'es chiante".
C'est là qu'on se rend compte que nos parents nous connaissent quand même pas si mal (ou bien est-on déterminé par l'idée que nos parents se font de nous...ça c'est une option qui me plaît assez) , parce que, oui, je ne suis vraiment pas raisonnable, je n'arrive toujours pas à me raisonner, à accepter les choses telles qu'elles sont : je suis enceinte de 7 mois et demi, et il faudrait que j'en fasse un chouia moins.
Pas raisonnable donc et incapable, même à ce stade de répondre non à n'importe quelle question qui commence par "Et si on partait ?"...Même si la même phrase se termine par "En Baie de Somme", puisque je n'écoute jamais la fin des questions qu'on me pose...Comme ma mère (C'est le deuxième truc que j'entends depuis que j'ai 5 ans "On dirait Elisabeth, c'est diiiiingue")
Allez récit de la virée en Baie de Somme qui avait pourtant commencé sous les meilleurs auspices : une halte à Amiens sous le soleil, visite de la cathédrale (qu'elle est belle!), pic-nic et dégustation de macarons locaux (que c'est bon!) et balade dans le quartier Saint Leu. Tout a commencé à se corser en se dirigeant à Noyelles sur mer, où je me suis dit un peu tard que je ne supportais plus du tout du tout d'être assise dans une voiture (le bébé est tellement haut que je me demande certains jours si je ne vais pas voir une petite main me faire coucou par la bouche). Ajoutez à ça des conditions atmosphériques qui se sont vraiment dégradées...Ça devenait...un peu comme dans le Seigneur des Anneaux avec des nuages en cercles concentriques...L'oeil de Soron n'était pas loin.
Arrivés Noyelles, je me précipite hors de la voiture, histoire d'aller me reposer un peu dans la chambre d'hôtes qu'on avait trouvés. Et c'est là que les ennuis ont vraiment commencé...Quand j'ai rencontré la propriétaire des lieux. Juste un petit florilège de ce qu'elle m'a dit avant de me donner les clés de la chambre (pour information, ça a duré une demie heure!) :
- Oh bah y'a un bébé la'd'dans, c'est un gars qu'vous attendez !
- Vous en avez déjà deux, bah vous allez pas vous embêter...C'est un choix au moins, parce qu'aujourd'hui on peut choisir !
- Y'a pu la chambre pour quatre, je vous ai mis dans deux chambres, c'est à cause de la fête de la vapeur.
- Y sont sages vos gosses ? pass'que j'les met dans la chambre de mon petit fils, alors faut pas qu'y foutent le bordel !
- Ah bon, vous voulez pas les laisser tous seuls dans la chambre, vous allez en prendre un chacun, vous avez raison, c'est mieux.
- Y sont sages vos gosses ? pass'que ch'fais table d'hôtes, mais y fait qu'on puisse manger tranquilles hein !
A ce stade, je suis allée pleurer un peu sur mon lit, pendant que "les gosses et l'pèèère" étaient allés à la fête de la vapeur. Parce que Noyelles sur mer un 23 avril, c'est comme Vesoul un 25 novembre (jour de la foire de la Ste Catherine)...C'est de la folie. Après avoir ruminé un peu, j'ai décidé d'aller voir les locomotives, mais il faisait 10°. Je me suis donc faite belle, avec des grosses tennis et la polaire de biquet-joli...Torride que j'étais. Là, j'ai regretté d'avoir oublié mon appareil photo, c'était une mine côté rade qui tue. La palme a été remportée au Bar du camping du Rio (thé dansant tous les dimanches). Une ambiance de folie, de la bière et des frites à gogo (merde, j'ai oublié mon porte-monnaie)...Encore quelque pas, et je suis sûre que Toc-Toc va venir de ma proposer d'aller me baigner dans la Deule...
Je n'ai même pas pu retrouver mes amours-jolis qui étaient trop occuppés à monter dans les locomotives...Les boules.
Le reste du w.e a été à l'image de cette journée:
- 10° et un temps "pouwi de crotte de bique" pour aller voir les phoques à la pointe du Hourdel.
- Concours de restaus pourris et chers.
- Problèmes gastriques à causes des restaus pourris et chers.
- Foirage de visites à Abbeville et St Riquier parce qu'on n'avait pas regardé les horaires...
Lundi soir, quand on a finalement contemplé la Baie sous le soleil (avec la crève quand même), on s'est dit que ça valait la peine de venir quand même...Et on n'a jamais été aussi contents de retrouver le Havre...Elle est pas belle la vie ?
25 avril 2006
Riversibeule
Bon, il me faudra au moins une semaine pour me remettre des trois jours que je viens de passer en baie de Somme (je prépare de récit des événements), je ne sais pas si je retrouverai toute ma santé mentale (déjà bien entamée au départ), mais bon...
Je reprends pied dans la vie réelle (enfin virtuelle et blogueuse, c'est déjà un début) en vous montrant la suite de mes aventures avec découd vite, le nouvel ami que je vous ai présenté il y a quelques jours.
Je m'étais amusée à confectionner un pantalon avec des restes de tissu pour les blouses de Camille sur un modèle tiré de "J'habille mon bébé" de Sylvie Loussier. Puis je me suis rendue compte que ce que j'avais fait était très rose et prune, très fifille, et que, pour l'instant, je ne sais toujours pas si j'attends un monstre ou une monstresse (Non non Agnès, ce n'était pas de la prémonition!). Donc, ni une ni deux, que je fouille dans la malle, et que je trouve un kaki un peu plus masculin.
C'est là que ça se corse, car vous voyez bien qu'il y a des revers contrastés. C'est qu'en fait j'ai fait ma copieuse là, parce que je trouvais ça très joli le pantalon réversible. Parce que au cas où ce soit une fille, on pourra le mettre comme ça:
Bon, voilà, je vais laisser le découd vite au repos...ben oui, parce que, pour mon neurone, ça a été très dur de comprendre comment le rendre complètement réversible, je vous raconte pas le réfléchissement et l'échauffement du découd vite. (Ça me fait penser au sketch de Sylvie Jolie quand elle joue l'actrice anglaise interviewéé en France, qui parle de la mode et des "petits manteaux Riversibeule you know...)
Psst Agnès, y'a un truc magique sur le bolg, tu peux modifier la date des messages que tu écris, alors j'en avais préparé un pour hier...Ce n'est donc pas ce que tu penses, je ne suis pas intoxiquée au point de trimbaler l'ordi pour 3 jours dans l'espoir de trouver un rade avec la Wi-Fi (et j'peux te dire qu'à Noyelles sur Mer en baie de Somme, je pouvais toujours m'accrocher...T'as pas idée de l'endroit où on est allés!)
24 avril 2006
Joue avec moi...la solution
Après la bergereine, la gong de Plassard, la gentille dame qui tient la mercerie en bas de chez moi m'a permis d'enrichir mon vocabulaire en ajoutant ce mot, magique..."DECOUVIT' ".
Il s'agissait donc du deuxième objet en partant de la droite, ce truc qui ressemble un peu à un stylo Agnès, tu vois ?
Et qu'est-ce qu'on fait avec un "découvite" ? ...Eh bien, on découd rapidement les grosses bêtises et on fait ça...
Le pantalon de Pâques !
22 avril 2006
Joue avec moi !
Mon nouvel ami s'est glissé sur cette photographie...Sauras-tu le retrouver ?
Je t'aide un peu...C'est un objet coupant, attention petit lapin !
21 avril 2006
Vacances de Pâques
"Ah, bah vous devez être contente, vous allez enfin pouvoir vous reposer avec les vacances des Pâques !"
"Bah puisque vous le dites".....
Deux supermarchés
Un gigot, un lapin, un poulet, des coquilles St Jacques
Une chasse aux oeufs sur le balcon
Trois pipi au lit
Quatre lessives en cinq jours
Zéro sieste
Des tranches de gigot froid ("mais tu as prévu pour un régiment")
Deux séances de cinéma avec les enfants
Un ordi en convalescence à la fac
PAS D'ORDI
PAS DE BLOG
Trois apocalypses nucléaires (gestion désatreuse des crises diplomatiques entre Camille et Raphaël)
Orgie d'oeufs en chocolat pralinés (j'ai mal au coeur rien que d'y repenser)
Deux soirées diapo ("Mais nooooooooon on n'a pas vu les photos de l'Arizona")
Visite guidée du front de mer ("Mais vous devez avoir l'air d'être toujours en vacances !!!!"... Qu'est-ce qu'il sont joueurs ces parisiens)
Deux-Trois "coup de ménage-de repassage vite fait"
Deux valises à préparer (je me demande si je ne vais pas préparer la mienne pour la maternité...)
Rafle quotidienne de playmobils abandonnés dans le salon
Dix expéditions au square ("Bah dis donc, ça doit être pour bientôt...Qu'est-ce t'es groooooossssse...Euh, t'as pris que du ventre hein!")

16 avril 2006
Mon premier échange
S'il y a bien un truc que j'aime dans les blogs, outre les commentaires, les rencontres, les conseils, les idées....Ce sont les échanges.
Cette fois, c'est décidé, je me lance avec ça.
(Parfait, entre autres, pour occupper mes insomnies un peu casse-pieds en ce moment : ça en fait des blogs à découvrir ! Je me demande bien qui je vais devoir gâter...)
14 avril 2006
Fourberie du point mousse, encore et toujours
Petit message avant débarquement d'un commando de forces spéciales familiales pour le we de Pâques (et c'est long un we de Pâques), afin de vous livrer deux réflexions cruciales.
1- Le point mousse est fourbe. Définitivement.
J'ai donc fini le pull de mon chevalier de fiston, qui finissait par être un peu jaloux de ce que je faisais pour sa princesse de soeur. Le voili le voilà. C'est le modèle sweat pop art de citronille, que j'ai tricoté en bergereine, parce que j'aime décidément beaucoup cette qualité et les couleurs proposées. Ça ne rend pas très bien sur la photo, mais disons que c'est lavande pour les bordures et le col, et olive pour le corps. Un sweat Méditerranée dirons-nous. Ce qui me met en rogne, c'est ça, là, en dessous. J'avais fait des bordures plus larges pensant que ça ne rebiquerait pas, eh bien si !
Premier point de ma réflexion: le point mousse est vraiment fourbe, qu'on se le dise!
2- Le liberty est la solution aux problèmes éducatifs
Maud, deuxième (je pense que la série sera longue, je craque sur le modèle). La photo est coupée, mais j'ai fait la version robe, avec des poches en liberty.
C'est donc le deuxième point de ma réflexion. Si le point mousse est fourbe, je fonde de grands espoirs sur les vertus thérapeutiques du liberty.
Je m'explique. Grâce à Libé, le jour a été fait sur ce mal étrange qui touche nombre de blogueuses : faire de jolies choses en liberty pour les enfants. Si les journalistes ont décrypté ce phénomène avec ce qu'il faut d'acide, un point trèèèès important leur a échappé : le liberty est LA solution à tous les problèmes éducatifs que rencontrent les mères de jeunes enfants. Car :
- les enfants qui portent du liberty sourient toujours sur les photos.
- les enfants qui portent du liberty ne jouent pas avec des barbies et des power rangers...ils ont des doudous en liberty
- les enfants qui portent du liberty ne sont pas intéressés par les dessins animés: ils jouent ensemble, voir dans le jardin avec moustaches de lait
- on ne le voit pas sur les photos, mais je suis sûre que les enfants qui portent du liberty sont polis, obéissants et vont se coucher sans rechigner (parce que leurs mamans font des housses de couette elles-mêmes)...
Je fonde donc les plus grands espoirs dans ces vêtements que je réalise...Peut-être même que ça va déteindre sur moi, et que dans quelques temps, Enrico Macias me laissera parfaitement indifférente...
13 avril 2006
Maladie honteuse, toujours un peu plus loin
Elle est toujours un peu à l'ouest
Elle regarde 20 fois les mêmes films débiles
Elle est fan de Prince (mais depuis quelques temps, ça va mieux)
Elle ne supporte pas quand son bureau est mal rangé, son lit mal fait, les chaussures mal cirées, les mouchoirs pas repassés...
Elle n'a aucune patience
Elle vole des livres à sa mère
Elle prend des séries de photos bizarres (des façades de bistrots fermés le dimanche matin)
Elle ne prend rien au sérieux
Elle.....est Enricomaniaque
(Ce soir, il y a au moins 2 personnes qui ont gloussé devant Envoyé Spécial en pensant à moi...Et si tout se passe normalement, ma Maman chérie va balancer que je suis amoureuse d'Enrico depuis l'âge de 5 ans, je préfère anticiper...)




